AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Philippe Terrier : "Ce n'est pas une sanction sportive "

Football FCVB/Philippe Terrier : "Ce n'est pas une sanction sportive "

Après la surprenante mise à pied de son entraîneur Alain Pochat vendredi, le président du FCVB, Philippe Terrier est revenu sur les conditions d'une décision qui interpelle alors que son club, qualifié en coupe de France, n'est plus relégable en National.
Football FCVB/Philippe Terrier :
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le président du FC Villefranche-Beaujolais sur la pelouse du stade Armand-Chouffet, la saison passée, lors d'une rencontre de National.

SPORTSFCVB Publié le ,

Cela était dans l'air depuis le reprise de l'entraînement en janvier où il avait été question de la démission d'Alain Pochat, en désaccords avec son président, Philippe Terrier depuis des mois. Soutenu par ses joueurs, le coach basque était resté aux commandes pour sortir de la zone rouge au prix d'une série de quatre victoires d'affilée. Mais entre lui et ses dirigeants, la communication était rompue. Et le nouvel épisode disciplinaire, une suspension pour huit rencontres, après le jet d'une coupelle sur le préparateur physique d'Annecy à la mi-temps du dernier match de championnat à Chouffet (1-1), a poussé le président du FCVB à la mise à pied d'un coach qui aura pourtant installé son club en National, avec une qualité de jeu indiscutable mais aussi un tempérament de feu…Et c'est sur ce point que Terrier a tranché, comme il l'explique ici.

Qu'est-ce qui a entraîné la mise à pied à pied de votre entraîneur Alain Pochat vendredi dernier ?

"Un enchaînement de choses. A l'aller, la fin du match à Annecy (perdu 1-0, fin novembre) avait été houleuse et nous n'avions pas aimé l'attitude d'Alain Pochat. On lui avait envoyé une lettre recommandée pour son comportement, c'était un dernier avertissement avant un éventuel licenciement. Là, après le match retour (1-1) où il a été exclu, on attendait de voir ce que la fédération déciderait. La suspension de huit matches nous a fait réfléchir. Nous avons donc décidé d'une mise à pied jusqu'au 8 février où Alain Pochat sera convoqué pour un entretien préalable à un licenciement."

Si cette décision est définitive, pourquoi ne pas l'avoir prise fin novembre lorsque le club était dernier du championnat ?

"Parce que ce n'est pas une sanction sportive mais une décision qui concerne son comportement, je le répète. On sait ce qu'il a fait pour le club depuis son arrivée, ses résultats parlent pour lui. Mais aujourd'hui, c'est son attitude que nous lui reprochons. Pour nous, il est question de l'image du club. Et c'est important."

Alain Pochat restait sur une série de quatre victoires consécutives et un nul en championnat. Cela n'a-t-il pas compté ?

"Ce n'est pas la question. La vie d'un club, ce n'est pas que le sportif. Il y a toujours une sanction quand on bafoue certaines règles."

Le dialogue avec votre entraîneur était-il devenu impossible ?

"Quand le dialogue est rompu, ce n'est pas au président de faire le premier pas face à son entraîneur."

"Yoann Vivier sera sur encore le banc lors de nos deux prochaines rencontres"

Comprenez-vous la réaction des joueurs qui pour la plupart ne comprennent pas cette décision à ce moment de la saison ?

"Ils sont dans leur truc. Et c'est plutôt une bonne dynamique. Si on avait gagné le dernier match contre Annecy, on pouvait regarder plus haut. Dans cette situation, c'est toujours la même chose, ceux qui jouent espèrent que le coach restera, les autres...."

Samedi après-midi avant le 6ème tour de coupe de France quel discours leur avez-vous tenu ?

"Je leur ai dit que j'avais laissé une dernière chance à Alain Pochat à la reprise en janvier mais que cette fois-ci, il n'y aurait pas de retour en arrière. La décision finale, c'est moi avec le comité directeur du FCVB qui la prendrait."

D'où peut venir l'accalmie maintenant ?

"Quand on voit le sérieux des joueurs pour ce match de coupe de France à Mozac (victoire 12-0), on n'a pas de doute sur eux : ils sont dans le projet du club. Et pour moi, c'est le plus important. Se battre pour des valeurs, c'est ce qui prime."

Qui sera l'entraîneur lors des deux prochains rendez-vous, à Andrézieux samedi en coupe de France puis le mardi suivant en National à Quevilly ?

"Ce sera Yoann Vivier parce que d'ici-là, on n'aura pas changé d'entraîneur tant que la procédure actuelle qui concerne Alain Pochat ne sera pas allée au bout, et avant décision dans le respect de la législation du travail."

Travaillez-vous à une piste pour remplacer Alain Pochat ?

"Pour l'instant, ce n'est pas vraiment le moment d'évoquer cette question. On y répondra bientôt"

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?