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Football FCVB/Nicolas Flégeau : "tout le monde attaque, tout le monde défend !"

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Football FCVB/Nicolas Flégeau : "tout le monde attaque, tout le monde défend !"
Archives FRANCK CHAPOLARD - Ici entouré du piston Fleurier et du milieu Injai, Flégeau apprécie la mentalité d'un groupe qui ne lâche rien dans la dernière ligne droite du championnat.

Elément expérimenté d'un FCVB toujours aussi solide, après le nul ramené de Laval samedi (2-2), le défenseur caladois revient sur l'état d'esprit d'un groupe qui peut encore viser les barrages pour l'accession en Ligue 2, à cinq marches de la fin.

Il est revenu plus vite que prévu. Blessé au pied (fracture de l'orteil) face à Boulogne (1-1, 27 février), Nicolas Flégeau a fait son retour contre Concarneau (1-0), un mois plus tard, sans avoir rien perdu de sa capacité à jouer simple, à relancer propre, à ne jamais paniquer dans sa surface… L'un des symboles de l'assurance caladoise en National. Une équipe qui reste sur six journée sans défaite, au point de se mêler à la lutte pour la troisième place de barragiste, toujours détenue par Orléans que les Caladois visiteront la semaine prochaine. Mais avant cela, il y a Créteil samedi à Chouffet. Et ça, Flégeau l'a bien à l'esprit. Il rappelle ceci : marche par marche, la fin de saison du FCVB demeure une belle curiosité, à entretenir.

Vous sortez d'un drôle de match à Laval, avec de la maîtrise pour commencer et un trou d'air ensuite mais à la fin vous accrochez le nul (2-2). Quelle analyse faites-vous d'une telle rencontre ?

"Sans se chercher d'excuses, peut-être que l'enchaînement des matches pèse sur les organismes. Mais c'était aussi valable pour Laval. Donc, c'est difficile d'expliquer ce trou d'air d'une demi-heure. On avait pourtant eu une bonne maîtrise mais on n'a pas réussi à faire le dos rond, au moment où nous étions moins bien. On retiendra quand même que l'on a été assez bons pendant une heure de jeu et surtout notre état d'esprit."

Ce n'est pas la première fois que vous renversez une situation compromise. Qu'est-ce qui vous anime lorsque vous êtes menés, pour pouvoir revenir au score si souvent ?

"On ne lâche rien, par habitude. A Laval, à 2-0, on s'est dit que l'on pouvait changer le cours du match, et on a su le faire. Sans être prétentieux, avec cinq ou dix minutes de plus dans le match, on pouvait l'emporter. Mais on revient de loin quand même, il faut le reconnaître. On se doutait qu'en poussant d'entrée, on aurait de belles situations. C'est ce qui est arrivé avec Guilavogui. Mais le problème, quand on est à l'extérieur, c'est qu'en faisant le jeu, on se découvre parfois. Ce sera toujours une histoire d'équilibre à trouver."

"A cinq journées de la fin, si on ne joue pas cette place de barragiste, ce serait un manque d'ambition"

La réussite n'a pas toujours été présente cette saison…

"Ce qui a changé par rapport à la première partie de saison, c'est que l'on se dit que l'on peut toujours revenir au score, en concrétisant nos occasions. C'est un vrai retournement de tendance. On sait que nos attaquants marqueront. Cela donne un supplément d'âme à toute l'équipe. On l'a souvent dit cette saison, mais c'est la réalité, personne ne triche dans ce groupe, ça se voit sur pleins de choses dans un match : les courses de replis, par exemple. Tout le monde attaque, tout le monde défend. J'ai rarement pris autant de plaisir sur le terrain !"

Samedi, si on vous dit que la venue de Créteil (15ème) à Armand-Chouffet est la première des cinq petites finales qui se présentent à vous pour jouer la place de barragiste (3ème), vous répondez quoi ?

"Sincèrement, je répondrais par une phrase bateau en te disant que je ne projette pas plus loin que cette rencontre face à Créteil. On sait d'où l'on vient. Et viser plus loin que ce match, ce serait sans doute le meilleur moyen de se planter avant d'aller à Orléans (NDRL : le 23 avril). En même temps, à cinq journées de la fin, si on ne joue pas cette place de barragiste à fond, ce serait un manque d'ambition. Créteil nous avait posé tellement de problèmes à l'aller (NDRL : défaite 1-0) qu'il faut s'en méfier. Après ce match, les compteurs seront remis à zéro par rapport à toutes les journées en retard autour de cette troisième place. Alors, peut-être qu'à Orléans (3ème), ce sera la première des "petites" finales... On n'est pas seuls dans ce cas. Sept à huit équipes peuvent encore prétendre à cette troisième place. Il faudra éviter tout faux pas, ne pas se relâcher."

Cela rajoute-t-il un peu de pression sur ces matches ?

"En début de saison, par rapport à quelques clubs qui eux, visaient la montée, on partait surtout pour jouer le maintien, donc il n'y a pas de pression à avoir puisque l'on vient d'atteindre la barre des 40 points. On est plutôt des outsiders qui vont chercher à s'éclater à chaque match pour accrocher ce Graal que tout le monde veut toucher. Cette saison, quand ça allait moins bien, en octobre, on toujours gardé de l'espoir parce que la base de notre jeu nous le permettait. On reste plaisant à voir jouer, je pense. On a aussi eu la chance de tomber sur un coach qui prône le jeu. Ce n'est pas rien."

"Hervé Della Maggiore ? On voit qu'il a goûté au milieu professionnel"

Justement quel est l'apport de votre entraîneur Hervé Della Maggiore dans ces bons résultats depuis son arrivée en février ?

"Il nous apporte de la rigueur. Il sait ce qu'il veut mettre en place. On essaie toujours de peaufiner notre système (3-5-2) et le coach est assez subtil sur certains réglages. A nous de respecter ses consignes pour avancer encore. On voit qu'il a goûté au milieu professionnel et surtout qu'il a envie d'y retourner."

Et vous ?

"Je suis un compétiteur dans l'âme et je ne suis pas le seul dans le groupe. Alors, à cinq journées de la fin, par rapport à nos résultats actuels, on est obligés de regarder le plus haut possible, jusqu'au bout. Mais il ne faut pas s'éparpiller, on ne doit penser qu'à Créteil samedi".

On approche de la fin de saison. Est-ce que l'envie de prolonger l'histoire de ce groupe, un peu plus loin, existe ?

"Il n'y a que le présent qui compte aujourd'hui. Mais en tant que père de famille, évidemment que l'on se projette un minimum sur la suite. Il ne faut pas tout mélanger pour l'instant. L'heure viendra d'évoquer l'avenir. Ce n'est pas encore le moment d'y penser. Là, on se prend vraiment au jeu de ce qui peut nous arriver. Il faut profiter de ces moments qui sont si rares dans le foot, prendre du plaisir et retranscrire tout cela sur le terrain."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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