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Football FCVB/National : une semaine pour voir encore plus grand !

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Football FCVB/National : une semaine pour voir encore plus grand !
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le Capitaine Renaut devant le gardien Bouet : les caladois ne sont plus qu'à deux journées de la fin d'une belle saison.

A la sortie d'une dense semaine matérialisée par deux succès significatifs à Orléans mercredi (1-3) et face à Avranches samedi soir (2-1), les Caladois ont creusé un petit écart dans la course à la troisième place. Les jours à venir seront décisifs.

A quoi ressemblent les minutes après la peur vécue face à cette drôle de formation d'Avranches protéiforme à souhait ("une équipe difficile sur le plan offensif parce qu'elle se désorganise tellement qu'il faut tout le temps compenser", a dit très justement Della Maggiore) pour ce FCVB qui ne perd plus depuis près de deux mois en National, au point d'être l'unique détenteur de la troisième place pour les barrages d'accession à la Ligue 2, à deux journées de la fin ? A un grand soulagement. Parce que tout est allé si vite. Comme la sortie de terre de cette grande salle de réception qui sent le neuf à Chouffet. Pour ce jour de victoire, elle a fait office de salle de presse.

Comme un butin durement glané

Et ce samedi soir, l'entraîneur caladois Hervé Della Maggiore avait le verbe des coachs qui mènent les leurs sur des sentiers où tout ne tient qu'à un fil, à l'instar de cette seconde période souffreteuse où l'unique but d'avance des siens a été défendu comme on protège un butin durement glané. Dans le fatra des émotions confondues, après les buts de Blanc et Taufflieb en première période, il y a eu les arrêts du gardien Bouet, le tacle du piston Bonenfant sur une dernière attaque normande, un face-à-face perdu par l'entrant Guilavogui, hier héros à Sète du groupe, là malheureux mais dévoué à la besogne collective. "Guila a peut-être été surpris sur cette situation qu'il a à la fin", a souligné Della Maggiore après coup, sans regrets excessifs : "Cela aurait pu nous mettre à l'abri. Il nous a créé un peu de doute jusqu'à la fin. Je ne lui en veux pas du tout ! C'est dur de rentrer dans ce genre de match."

Dépassement de fonctions

Un match où ses compères de l'attaque, Dabasse et Segbé ont vidé tout ce qu'ils avaient dans le moteur. Premiers attaquants, premiers défenseurs. Della Maggiore sait comment remercier ces gars, ces attaquants qu'il envoie en première ligne : "En deuxième période, il a fallu avoir du dépassement de fonctions, faire des courses défensives qui ne sont pas de nos zones. C'est ce qui a été fait, avec du déficit physique pour certains. Nos attaquants nous ont permis de récupérer assez vite le ballon en faisant ce travail défensif. A Orléans, cela nous a permis de ne pas être en danger. Contre Avranches, c'était bien en première mi-temps, ensuite on a baissé un peu d'intensité mais c'est logique face à une équipe qui se désorganise autant offensivement avec des joueurs qui viennent jouer la supériorité numérique dans certaines zones."

De ce succès au courage face à ces normands sans retenues, il y aura eu comme base, une entame de feu, pour faire oublier la fatigue ramenée d'Orléans sans doute. Ce que Della Maggiore avait anticipé. Et l'ancien coach bressan de synthétiser l'approche de cette partie d'échec, gagnée d'entrée : "Je les avais alertés là-dessus parce que quand tu joues trois jours après un match comme celui de mercredi à Orléans, tu as toujours cinq ou dix minutes où les organismes doivent se mettre en route. Alors j'ai insisté sur ces premières courses pour qu'elles soient intenses afin de bien entrer dans le match. C'est ce qui s'est passé. On l'a peut-être payé en deuxième mi-temps mais cela nous a permis de marquer ces deux buts malgré tout."

Une fin de saison excitante

Ce qui a eu le don de compliquer le plan d'un entraîneur, Fred Reculeau, reconnu par tous comme l'un des meilleurs du National. Il était venu en Calade sans frilosité, parce que son équipe avait encore des chances de finir troisième. Et il est reparti déçu du score, mais pas de la prestation de son équipe : "J'ai mis beaucoup de pression sur ce match-là. Est-ce que c'est qui nous a fait déjouer en début de match ? Le 2-0 a certainement donné le sentiment à mes joueurs qu'ils n'avaient plus rien à perdre. En prenant des points ici, on aurait pu mettre de l'excitation à notre fin de saison même s'il y avait beaucoup d'utopie dans cette version-là. On savait qu'on aurait une ambition mesurée en venant à Villefranche pour affronter une belle équipe. C'est une opportunité que nous n'avons pas su saisir." Il avait glissé, un peu plus haut, cette vérité : "Ce soir Villefranche a démontré sa capacité à gagner deux matches dans la semaine, même en souffrant."

"On s'accroche, on s'accroche."

Et ce dimanche, au lendemain d'une victoire douloureuse, le défenseur caladois, Kevin Renaut pouvait souffler : "Place à la récupération maintenant". Et pour la suite ? Le capitaine du FCVB ajoutait : "On s'accroche, on s'accroche." Comme un mantra pour aller au bout, alors qu'à l'automne dernier, le maintien était dans toutes les têtes ? Maxime Jasse, un des cadres du vestiaire caladois, opéré du ménisque le 26 mars et déjà en reprise cette semaine, fait partie de ceux qui n'ont jamais renoncé à l'hypothèse d'une seconde partie de saison renversante. Il redit à nouveau ses convictions : "J'en étais persuadé. Je savais que nous avions les qualités et les ressources nécessaires !" Et désormais, c'est toute la France du National qui le sait…

Caen, ce sera possible ?

Et maintenant, rendez-vous à Saint-Brieuc le 10 mai. Une victoire et les barrages pour jouer l'accession en Ligue 2 deviendront une réalité. Les Caladois qui surveilleront d'ici là les résultat de Red Star-QRM (lundi), Le Mans-Créteil (mardi) et surtout Orléans-Le Mans (vendredi), auront leur destin dans leurs pieds. Della Maggiore, serein, de conclure : "Ce déplacement à Saint-Brieuc peut être décisif. On est dans une situation qui nous permet de penser que nous pouvons aller loin." Ce dimanche soir, c'est un voyage à Caen, le 18ème de Ligue 2 qui se dessine en barrages. Là, encore, tout n'est qu'attente. Mesurée.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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