AccueilFCVBFootball FCVB/National : un partage et quelques regrets…

Football FCVB/National : un partage et quelques regrets…

Chez un mal classé, Saint-Brieuc, Villefranche a ramené un bon 0-0 qui aurait tout aussi pu se transformer en succès si Guezoui et Dabasse n'avaient pas trouvé la transversale.
Football FCVB/National : un partage et quelques regrets…
Archives FRANCK CHAPOLARD - Entré dans le dernier quart-d'heure, Guezoui, ici face à Chambly (3-0, le 10 septembre à Chouffet) a trouvé la transversale à Saint-Brieuc et démontré une envie folle de changer les choses, devant.

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Vendredi 8 octobre, 10ème journée de National. A Saint-Brieuc, au stade Fred-Aubert, Stade Briochin et le FC Villefranche-Beaujolais font match nul 0-0. Arbitre : M. Cédric Dos Santos. Avertissements : Jean-Pierre (36e), Dembélé (67e) à Saint-Brieuc. Composition du FCVB : Bouet (capitaine) – Bonenfant, Romany, Flegeau – Martin, Injai, Khous, Taufflieb (Guezoui, 76e), Pagerie – Guilavogui (Dabasse, 62e), Elisor. Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Est-ce ce genre de matches qui disent si une équipe comme Villefranche (sans Nirlo, Sergio, Renaut, trois cadres) peut compter sur sa profondeur de banc ? Il y a sans doute un peu de vrai là-dedans, mais on se gardera d'aligner ces certitudes dans un championnat où, si au bout de dix journées, les Caladois sont encore sur le podium, la question de leur efficacité offensive reste d'actualité. Mais le mérite d'avoir relevé la tête est bien réel, ce soir, à Saint-Brieuc, quatre jours après avoir subi la première défaite de la saison à Annecy (0-2), cet étonnant nouveau leader, en attendant le duel de lundi soir, ce savoureux Bourg-Sedan, en Bresse.

Il y avait, dans ce stade Fred Aubert, des souvenirs soyeux du FCVB, un petit flash-back qui fait du bien, là où, au printemps dernier tout le Beaujolais avait dégusté le récital des Caladois et ce succès (2-3) qui avait ensuite ouvert les portes d'un rêve des barrages pour la Ligue 2. Ce n'était certes pas la même histoire qui circulait dans les cœurs des joueurs de Della Maggiore, ce vendredi soir, mais on ne peut pas oublier les lieux où un destin était dans la balance des jours heureux. Le final, ce but de Fleurier dans les arrêts de jeu aurait pu connaître une sorte de répétition, si d'aventure les transversales n'avaient pas été les réceptacles des regrets caladois.

Car, il y avait matière à l'emporter, à Saint-Brieuc, une fois avalée cette première période sans lumière, maquillée par des situations devant le but mais peu d'occasions nettes, confirmant la photographie initiale du match, l'opposition des deux moins brillantes attaques du championnat (9 buts en 9 journées côté caladois et 5 du côté briochin). Si regrets il y a, le FCVB pourra les dénicher en seconde période, quand soudainement, les espaces ont été trouvés – la sortie de Kerbrat, l'ancien défenseur central guingampais passé par la Ligue 1 ayant grandement nourri ce fait – sans concrétisations au bout. La demi-volée de Martin (42e) hors cadre, consécutive à une belle initiative de Guilavogui a été le premier feu d'une entame caladoise de seconde période plus fringante, alors que le centre de Pagerie pour la tête croisée de Guilavogui captée par Pattier (51e) a ensuite ouvert le bal de la très bonne séquence du FCVB, pendant la dernière demi-heure.

Un finish de fou, à trois devant

La liste des opportunités franches en dit beaucoup sur ce thème du manque de réussite : Taufflieb tout en percussion venant buter sur le portier Pattier encore (52e), ce dernier geste manqué d'Injai qui, au lieu de servir dans la simplicité Guilavogui sur sa gauche, se complique la vie à l'entrée de la surface alors qu'un surnombre était possible (61e), le renversement de jeu de Khous pour Martin combinant sur Dabasse pas dans la meilleure position pour conclure (70e), Dabasse encore lui, au rush, dans la défense, croisant son tir, mais Angoua sur sa ligne miraculeusement sauvera les siens, alors que Pattier était battu (75e).

Voilà pour ce tableau des opportunités envolées qui deviendront encore plus criantes, sur la fin. Ne pas croire cependant que Saint-Brieuc a été apathique en contres. Le retour magistrale de Bonenfant dans les pieds d'Oudjani qui s'apprêtait à armer sa frappe au cœur de la surface de Bouet, l'a démontré, un peu plus tôt (63e). A trois devant, des boulevards dans la défense bretonne, ça aide, avec l'entrée de Guezoui dans le dernier quart-d'heure, Villefranche insistera davantage. Guezoui audacieux sur cette tentative en étant arrêté à l'angle de la surface verra sa frappe échouer sur la barre de Pattier (78e).

L'air du coup pour coup était entonnée. Ce centre de Sagna pour personne (88e) indiquait combien Saint-Brieuc était encore en vie. Tout avait été construit vite, le basculement comme la prise de décision, ce que la frappe de Sagna à la drôle de trajectoire pour Bouet, toujours lucide, viendra confirmer (89e). Les arrêts de jeu en mode "on tente le tout pour le tout", sonnera comme générique ultime. La perte de balle de Sagna, pourtant charbonneur constant tout le match durant, et Elisor transformera cela en offrande pour Dabasse appelé par la transversale (90e + 3). Décidément. Quand ça veut pas... Papin, en contre éclair, trouvera encore Bouet sur sa route (90e+4). Lui, sait ce qui se joue dans ces instants. Il était temps que le rideau tombe sur ces faits. Pour tout le monde. Finalement. Mais ce partage aura, quand même, côté caladois, un petit goût de regrets...

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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