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Football FCVB/National : sur le chemin des barrages avec… Désiré Segbé

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Football FCVB/National : sur le chemin des barrages avec… Désiré Segbé
FRANCK CHAPOLARD - Buteur à trois reprises, Segbé a été le grand bonhomme du match face au SC Lyon, samedi dans un derby ouvert.

Avant la première manche des barrages pour l'accession à la Ligue 2 face aux Chamois Niortais ce mercredi à Armand-Chouffet, focus sur l'attaquant Désiré Segbé arrivé cet automne, quand tout était moins rose, et devenu inarrêtable au printemps.

A trois jours de ce barrage inattendu entre Villefranche, fringant troisième du National et Niort, 18ème de Ligue 2, la sensation d'un élan qui peut porter loin les cœurs caladois prédomine, tout autour du vestiaire du coach Hervé Della Maggiore. A l'intérieur, la sérénité transpire. Et c'est ce que raconte ici, le deuxième meilleur buteur Désiré Segbé, auteur d'un joli triplé samedi face au SC Lyon (5-1) qui a fait grimper son total à six réalisations.

Un attaquant pleinement épanoui qui ne s'est jamais caché quand les buts ne venaient pas cet hiver. Au printemps, il brille, faisant dire à son coach : "aujourd'hui, Segbé est inarrêtable, tout simplement", à l'orée des deux derniers matches d'une folle saison.

Vous avez terminé sur un triplé face au SC Lyon avec une prestation assez dense. Est-ce le match que vous rêviez d'accomplir avec Villefranche ?

"C'est surtout les barrages qui me font rêver. C'est vrai que c'était une belle soirée sur le plan personnel et pour l'équipe surtout. Avant le match, en discutant avec un bénévole qui n'avait jamais connu ça, je l'avais rassuré en lui disant que tout allait bien se passer. C'était important de finir fort, on vient de tellement loin !"

Les barrages, Niort, la Ligue 2 au bout, c'est une confluence de plusieurs choses pour un joueur. Vous voyez ça comment ?

"C'est toujours une bonne chose pour un joueur d'avoir la possibilité de monter en Ligue 2. Mais ce serait aussi fantastique pour le club, la ville. L'envie de jouer plus haut, de rejoindre le monde professionnel, on joue au foot pour ça. On est à deux matches d'une telle conclusion. Il faudra tout donner".

"Je ne me suis jamais posé de questions, quand les buts ne venaient pas"

Quand vous êtes arrivé, en octobre, le club était seizième en National. On dirait que depuis, une éternité s'est écoulée…

"Je ne sais pas si je suis le porte-bonheur de l'équipe mais quand j'ai signé, on était en mauvaise posture au classement. Mais cela ne m'avait pas freiné pour arriver ici."

Pendant la première partie de saison, vous ne marquiez pas. Puis en février, à l'arrivée de Della Maggiore, un déclic s'est opéré. En quoi cet entraîneur a-t-il changé la donne ?

"C'est le foot qui veut ça. Je ne me suis jamais posé de questions, ni jamais douté quand les buts ne venaient pas. Je n'ai jamais cessé de bosser. Le déclic ? Je ne vois pas les choses ainsi. Parfois je sortais des matches assez frustré parce que je n'étais pas récompensé par un but. Mais les efforts, je les faisais déjà. Le foot n'est pas une science exacte. L'ancien coach, Alain Pochat me connaissait et m'avait fait venir. Il me faisait confiance. Le nouveau, Della Maggiore, me fait aussi confiance et je le remercie d'ailleurs pour ça. C'est un technicien, il se fie à ce que je donne sur le terrain et pas forcément aux statistiques, il n'est pas spectateur. Ce qui m'importe ce n'est pas les stats ! Samedi, je n'ai pas été plus égoïste que d'habitude pour inscrire un triplé, ça a marché parce que nous sommes aussi une équipe très disciplinée. Chez nous, tout le monde peut marquer. C'est notre façon de jouer qui veut ça. Si nous, les attaquants ne faisons pas les premiers efforts, qui va les faire ? Chacun sait ce qu'il a à faire. C'est une force collective construite par du travail. En arrivant, le coach a apporté des détails qui nous ont permis de nous améliorer, en équipe. Il avait bien analysé nos forces et nos faiblesses. Cela a été bénéfique à tous."

Vous avez été associé tour à tour à Dabasse et à Garita en attaque. Quelles sont leurs différences ?

"Je dirais que Dabasse est plus altruiste avec une grande qualité de passe. Techniquement, il est très bon pour un attaquant. On a l'impression que ce n'est pas un vrai "9" mais il est aussi capable de finir les actions. Quand il a la balle, il faut vite que je prenne l'espace, je sais qu'il va me trouver, ça s'est vu à Orléans (3-1). Il est très intelligent dans le jeu. Garita, lui, est plus finisseur. Je le trouve plus, alors qu'avec Dabasse c'est l'inverse. C'est aussi un très bon attaquant. On a plusieurs options en attaque. C'est une force."

"C'est vraiment facile de vivre dans ce groupe"

La solidarité dans votre groupe se manifeste comment ?

"Quand on est sur le terrain, on n'a pas tous besoin de bien s'entendre pour jouer ensemble. Mais là, c'est vraiment facile de vivre dans ce groupe. La forte solidarité vient de là. On a tous le même but et ça vaut vraiment le coup d'être unis dans cet objectif. Tout le monde s'entend bien. Quand je suis arrivé, c'est ce qui m'avait frappé. J'ai connu des vestiaires où le matin, c'était la peur qui régnait dans les regards quand on avait de mauvais résultats. A Villefranche, je trouvais ça génial de garder le même état d'esprit. Même quand nous étions derniers, ça vivait bien ensemble. Il y a beaucoup d'humilité dans ce vestiaire. Sur le terrain, on est tous des frérots, c'est rare !"

Dans cette équipe qui vous impressionne, techniquement ?

"Je ne dirais pas impressionné mais je trouve que celui qui est vraiment à l'aise techniquement, c'est Rémi Sergio."

Ce n'est pas une anomalie de le trouver en National ?

"Il n'y a pas que lui dans cette équipe qui peut prétendre à jouer plus haut. Si on monte, ce serait une grave erreur d'aller chercher ailleurs ce que le club a déjà sous la main, en misant sur des CV plus fournis mais qui ne connaissent pas le club. En France, à 30 ans, t'es grillé, souvent. En Angleterre, si le mec est bon, il joue, quel que soit son âge. On a un effectif qui peut rivaliser en Ligue 2. On a perdu qu'un seul match depuis des mois. Ce n'est pas rien."

"On est tous dans un bon délire"

Qui est le plus chambreur dans cette équipe ?

"J'en citerais deux. le gardien Bouet et le piston Fleurier. Ils n'arrêtent jamais ! Ils sont drôles, tout le temps."

L'ambianceur du groupe ?

"On est tous dans un bon délire, ça dépend juste de l'humeur des uns et des autres."

Le gars le plus écouté ?

"Il n'y en a pas un qui se détache. Mais quand Kevin (Renaut) parle, on l'écoute. Il a le brassard. Mais si c'était Antunes, ce serait la même chose. On s'écoute tous en fait. Personne ne lève le ton. Gueuler, cela n'est jamais très bon d'ailleurs. Nous ne sommes pas des enfants, non plus ! Il n'y a personne qui conduit le bateau plus qu'un autre. On marche ensemble, depuis le début. C'est ça notre histoire."

Propos Recueillis par Ralph Neplaz

Correspondant local de presse.




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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