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Football FCVB/National : le (bon) coup est passé si près…

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Football FCVB/National : le (bon) coup est passé si près…
FRANCK CHAPOLARD - Buteur, Injai, a dessiné l'espoir d'une victoire caladoise qui a semblé à la mesure du FCVB. Ce sera pour une autre fois.

Constamment sur le fil d'une cinquième victoire consécutive face à Annecy, FC Villefranche-Beaujolais a finalement partagé les points à la maison (1-1).

Vendredi 22 janvier. 19ème journée de National, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais et FC Annecy font match nul 1-1 (0-1). Arbitre M. Samir Zolota. But : Injai (61e) pour Villefranche, Alfarela (21e) pour Annecy. Composition du FCVB : Bouet – Lauray, Renaut, Flegeau – Fleurier (Dauchy, 73e), Sergio, Injai, Blanc (Taufflieb, 65e), Pagerie – Garita, Segbe (Dabasse, 77e). Entraîneur : Alain Pochat.

Ils auront eu du mérite. Sur un terrain rappelant plus surement ce que peut être le ramassage de pommes de terre qu'une partie de football de la troisième division française, les Caladois ont livré une prestation technique qui, malgré tout, a eu de la gueule. Si au bout, ils n'enregistrent pas leur cinquième victoire d'affilée, ils au moins pris un point quand il n'y a pas si longtemps, dans un tel contexte, ils n'auraient récolté que des miettes. Les voilà toujours hors de la zone des relégables, onzièmes du National. Et ça, ça ne se mégote pas.

LE MATCH

Faut-il lire une déception d'un duel dominé presque tout le temps par le FCVB, en réception d'une équipe d'Annecy qui devra quand même en montrer un peu plus pour se maintenir ? En réponse, on se servira, c'est souvent le cas dans ce championnat, de l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Parce que Villefranche a vraiment eu les cartouches pour éteindre ce match.

On passera sur l'entame à sens unique, rendue vivante par le travail des pistons, à gauche, les centres répétés de Pagerie en nombre donnant le ton sur la suite : cette tendance à épouser les ailes, avec l'habituelle préparation des milieux. Ce soir, Sergio a lavé pas mal de ballons, Blanc s'est déplacé entre les lignes sans renoncement, Injai a joué les traits d'union entre tout ça pour alimenter dans la verticalité, souvent, le front d'une attaque (Garita-Segbé) qui commence à bien se comprendre, aujourd'hui avec un peu plus de complicité dans les déplacements et beaucoup moins de réussite dans la finition.

Une fois décrit ce tableau collectif, on pourra alors rappeler combien les détails ont pesé dans la balance. Un défaut de concentration dans l'axe défensif du FCVB, s'est payé chèrement sur ce coup-franc joué vite par Chapuis à 40 mètres puis terminé sur le pied droit du rusé Alfarela, pivot habile pour placer le ballon entre les jambes de Bouet (0-1, 21e). Il aura donc fallu une seule erreur pour ensuite faire du footing (intelligemment) derrière le score. Une quête que l'on a cru longtemps stérile en compilant les occasions perdues : reprise de Garita au premier poteau (24e), Garita encore en bonne posture ensuite (27e) mais Delecroix, le nouveau portier annécien vite au sol, Renaut de la tête, contrée (28e), volée de Fleurier façon Pavard sur la transversale (40e).

Et de temps en temps, des Hauts-Savoyards qui sortent de leur nid défensif – placer presque toute une équipe dans son camp à la perte du ballon, c'est pas joli mais la beauté n'a pas de place quand on cherche justement à sauver la sienne – pour envisager l'espace devant eux avec malice : Bouet jaillira dans les pieds de Banvo Amon, à bon escient (30e) alors que le défenseur Sene voyait sa reprise sur corner caresser le chapiteau habituellement dédié aux soirs victorieux d'après-match en temps ordinaires, derrière le but de Bouet (45e). Segbé, encore, avait joué du crochet dans la surface sans donner la sensation qu'il se sortirait ensuite du bourbier de Chouffet à cet endroit-là précis (45e + 1).

Puis, comme l'ennui, en ce moment, n'escorte pas beaucoup les matches du FCVB, l'arbitre aidé par ce que le délégué de la rencontre avait rapporté, ce qui ailleurs aurait pu se régler sur deux trois discussions, a sorti le carton rouge pour Alain Pochat qui avait demandé au préparateur physique adverse d'aller chauffer ses gars un peu plus loin de la proximité de son banc de touche... Une coupelle a volé. Personne n'a été blessé. Mais Pochat a fini le match dans la tribune. Cela n'a pas semblé gêner ses joueurs. Leur seconde période a été réchauffée par une belle égalisation : ce long-coup-franc de Sergio pour Injai dans la surface (1-1, 61e) qui a fait croire, ensuite, que les Caladois renverseraient ce scénario. L'enroulée d'Injai (71e), le petit filet de Pagerie (88e), entre autres, ont nourri cet horizon que Mizrahi en contre rattrapé par le capitaine Renaut aurait pu tout aussi assombrir (88e). Le verre a moitié plein ou à moitié vide, on en revient au point de départ. Qui pour les Caladois n'est finalement pas si mal…

LE JOUEUR

Pour une fois, celui qui a sauvé les meubles des siens n'est pas le buteur (Injai) mais plutôt un défenseur central, classé à gauche, en l'occurrence Nicolas Flegeau. A son âge, il a 35 ans, on connaît des gars qui préfèrent la retraite et la buvette mais lui respire le foot comme il se joue aussi de l'arrière. On a conservé de lui ce soir, deux tacles propres en position de dernier défenseur, en seconde période quand un petit boulevard aurait pu s'ouvrir sur les attaquants adverses. Une relance nette et le placement idoine. Ses prises de risques donnent parfois des cheveux blancs à son coach. Le prix ou le goût du jeu, sans doute. On ne va pas s'en plaindre.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

Les réactions des entraîneurs

Alain Pochat (entraîneur du FCVB) : "Prendre un point, c'est le moindre mal sur ce match, vu le scénario. On a eu une bonne entame avec beaucoup de centres. On était chez eux. Par contre, nous n'avons pas le droit de prendre un but pareil. On a manqué d'attention surtout que l'on savait le plan de jeu d'Annecy. On s'est mis une balle dans le pied en encaissant ce but. L'état du terrain a arrangé l'équipe qui défendait. On doit marquer plus de buts. Parfois on a les vieux démons qui reviennent. Il y a trois mois on aurait perdu ce match. A la mi-temps j'ai dit à mes joueurs qu'il fallait s'accrocher, être plus justes dans nos choix. A la causerie j'avais insisté sur le fait que l'équipe qui serait la plus concentrée sur la durée, aurait des chances de l'emporter. L'usure mentale d'un tel match compte beaucoup. En prenant les trois points, on aurait pu faire le coup de la soirée par rapport aux autres résultat de la journée. Il va falloir lutter jusqu'au bout dans ce championnat. "

Jean-Yves Chay (directeur technique du FC Annecy) : "Les deux équipes ont eu du mérite en essayant de jouer au football sur un terrain difficile et dans des conditions particulières. On peut regretter de ne pas avoir tenu le score jusqu'au bout mais au bout des occasions nettes, le match nul est mérité. Il faut le reconnaître. Notre plan de jeu était surtout d'être solide défensivement. Tous les joueurs ont répondu à ce défi. On progresse. C'est un bon point pour nous qui peut nous servir à la fin si sommes à égalité avec Villefranche pour le maintien. "

Propos Recueillis par Ralph NEPLAZ




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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