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Football FCVB/National : la belle affaire caladoise en Corse

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Football FCVB/National : la belle affaire caladoise en Corse
Archives FRANCK CHAPOLARD - Pas de but pour Garita ce vendredi à Bastia, ici à l'aller, mais il n'a pas manqué d'ouvrage en attaque : il a trouvé la transversale en fin de match.

Au bout d'un duel indécis, le FC Villefranche-Beaujolais porté par une réelle maîtrise technique a tenu bon à Bastia (1-1), chez un leader corse pas dans un grand soir.

Vendredi 19 février. 22ème journée de National, au stade Armand-Cesari, FC Villefranche-Beaujolais Sporting Bastia 1-0 (1-0). Arbitre M. Marc Bollengier. Avertissement : Bonenfant (8e), Lauray (54e) à Villefranche; Salles-Lamonge (56e), Ducrocq (85e) à Bastia. Buts : Bonenfant (45e) pour Villefranche, Schur (47e) à Bastia. Composition du FCVB : Bouet – Lauray, Renaut, Flegeau - Fleurier, Sergio, Taufflieb (Injai, 80e), Blanc, Bonenfant – Garita, Segbe (Guilavogui, 71e). Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Se tenir par la barbichette. Quand la meilleure défense du championnat croise la route de la meilleure attaque, il y a fort à parier que la neutralité viendra couvrir cette rencontre-là. Pourtant, ce soir à Armand-Cesari, si Bastiais et Caladois se sont quittés sur un score de parité (1-1), on n'a pas vraiment eu l'occasion de roupiller à suivre la première du coach Hervé Della Maggiore sur le banc beaujolais. On a plutôt eu droit à une sorte de coup pour coup, avec des cartouches un peu partout et des gardiens (Vincensini à Bastia, Bouet à Villefranche), loin de songer aux RTT.

Est-ce que les Caladois peuvent se mordre les crampons d'être passés si près d'un succès qui les aurait installés dans la partie haute du tableau ? Les regrets sont volatiles dans un soir pareil, parce que les Corses peuvent également se dire que la victoire aurait pu finir dans leur vestiaire. Ce n'est pas ce que leur première période, extrêmement poussive, a laissé murmurer, car Villefranche et son pressing parfois infernal souvent cohérent, a mis sous cloche toutes les tentatives constructives de leur bloc pour s'ériger ensuite, derrière, en remparts solides là où la défense à trois (Lauray-Renaut-Flégeau) a compilé les fermetures d'espaces comme on se presse à rentrer chez soi, un soir de couvre-feu, sans paniquer parce que l'on se sait sûr de son fait.

Cette fois-ci, la patience a été du côté du FCVB

A dire vrai donc, on n'a pas vu Bastia cadrer une frappe, jusqu'à la 41ème… Cela décrit leur faiblesse offensive d'un soir, pour un leader qui d'ordinaire sait trouver les décalages, les bons appels et tout l'attirail qui permettent à une équipe de mener la belle vie en National. Peut-être aussi que Chabert, le coach bastiais, se méfie particulièrement de Villefranche, comme à l'aller (défaite caladoise 3-0) où tout avait été rendu plus simple par les bévues de ses hôtes beaujolais en début de match…

Cette fois-ci, la patience a été caladoise, en témoigne cette ouverture du score juste avant la pause de Bonenfant – quel parpaing expédié dans la lucarne de Vincensini après que Garita a manqué un café crème de Blanc en trouvant les gants de ce même gardien ! – dans un temps fort des siens (0-1, 45e). Voir le FCVB mener à cet instant n'était pas vraiment une injustice puisque la frappe de Taufflieb qui s'était ouvert l'espace sur une glissade Bocognano (16e) puis le slalom (presque) géant de Blanc dans la surface, terminé par un arrêt de Vincensini (18e) et ce numéro d'acrobate de Segbé jouant du drible en pivot pour centrer fort en direction de Garita un peu court (43e), avaient dessiné les possibilités d'une ouverture du score caladoise, un peu plus tôt.

Viendrait alors l'heure où il faut prouver qu'être leader ne tient pas que sur de la bravoure collective seulement. Bastia a déroulé un sacré temps fort, en début de seconde période, en retrouvant de la vie dans les vingt-cinq derniers mètres – Ben Saada, Schur ont orchestré la révolte – et un sens du timing illustré par cette tête gagnante de Schur dans la surface pour ramener Bastia à hauteur (1-1, 47e). A cet instant-là, on n'aurait pas misé sur la solidité de la maison beaujolaise. Parce que tout invitait à lire le basculement d'ambiance : des difficultés à sortir proprement les ballons derrière conjuguées à un éparpillement des contre-attaques quand le duo Segbé-Garita n'était pas trouvé. C'était une parenthèse, pourtant, dans ce qui serait ensuite une réelle maîtrise technique du FCVB.

L'exploit de Bouet sur sa ligne

La blessure (cheville) du défenseur et capitaine Cioni (60e), vrai guerrier qui a tout connu à Bastia, aura entamé le moral des siens tout autant que l'action litigieuse sur Schur bousculé dans la surface caladoise sans obtenir de pénalty (67e). Il était écrit que la tête de Bocognano – cinq buts déjà inscrits dans ce style ! – ne tromperait pas Bouet sur corner (72e). Un match à fortes têtes puisque celle de Garita, sur un coup-franc de Sergio relayé par Renaut, échouait sur la transversale, gommant l'idée d'un exploit en Corse (86e). D'exploit, il faudrait surement en parler lorsque Bouet, en version réflexe sur sa ligne, effaçait, parade façon Barthez-main-gauche, de son but une tête plongeante de Robic dans les arrêts de jeu (90e + 3). De quoi nourrir l'idée d'une belle affaire caladoise en Corse.

Ce soir, dans l'avion du retour en Calade, le FCVB voyagera avec dans sa besace une série portée à sept journées sans chuter (cinq succès, deux nuls) et un petit pécule de six points d'avance sur Bourg, le premier relégable. Rendez-vous mardi à Chouffet, face au Red Star, pour voir comment la touche Della Maggiore s'étend sur le destin du FCVB. Jusqu'ici, la continuité est toujours de saison.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

Rémi Bonenfant, le piston bondissant !

On va finir par croire que jouer en piston droit transforme un joueur de couloir en buteur. Comme Fleurier quand il était dans ce rôle, pour être juste il était milieu droit, en janvier lors de la victoire caladoise à Cholet (1-2), Rémi Bonenfant a été l'élément décisif de sa formation en étant là au bon moment, au bon endroit pour ouvrir le score d'une frappe spontanée disant son flair et sa bonne lecture du jeu comme il peut parfois se poursuivre dans un second temps.

Juste avant, Garita n'avait pas réussi à tromper le gardien corse, mais l'action n'était pas éteinte, Blanc ayant juste éclairé le moment en effleurant le ballon pour que Bonenfant expédie un missile dans la lunette de Vincensini (0-1, 45e). Un but qui couronne un vrai travail collectif, où tout le monde a apporté sa pierre au partage acquis en Corse : du trident axial Renaut-Lauray-Flegeau à la sûreté des milieux (Taufflieb, Sergio, Blanc) aux quatre coins du terrain.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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