AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/National : Ils se sont offerts le droit de rêver encore !

Football FCVB/National : Ils se sont offerts le droit de rêver encore !

Vainqueurs de Châteauroux avec un cœur énorme (2-1), les Caladois ont fait un grand pas vers les barrages d'accession à la Ligue 2. Le rendez-vous à Sète, dans une semaine, sera décisif.
Les tigres Caladois ne lâchent plus rien en cette fin de saison et se sont ouverts la route à de possibles nouveaux barrages.
FRANCK CHAPOLARD - Les tigres Caladois ne lâchent plus rien en cette fin de saison et se sont ouverts la route à de possibles nouveaux barrages.

SPORTSFCVB Publié le , RALPH NEPLAZ

Vendredi 29 avril, 32ème journée de National. A Villefranche, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais bat La Berrichone de Châteauroux 2-1 (0-0). Buts : Elisor (50e), Bonenfant (71e) pour Villefranche; Mbone (82e) pour Châteauroux. Arbitre M. Faouzi Benchabane. Avertissements : Flegeau (69e) à Villefranche; Sangante (78e) à Châteauroux. Environ 3000 spectateurs. Composition du FCVB : Bouet – Flegeau, Nirlo, Bokele – Khous, Sergio (c), Da Silva (Antunes, 90e), Taufflieb, Bonenfant, – Elisor Guilavogui, 90e +2), Dabasse (Romany, 82e). Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Est-ce ainsi que se construisent les plus beaux destins ? On n'en sait trop rien encore, mais cela sent bon pour Villefranche, à l'aube de deux journées - une seule suffira peut-être la semaine prochaine à Sète - qui peuvent lui offrir un nouveau barrage pour l'accession en Ligue 2, douze mois après les larmes de Niort et le souvenir de ne plus jamais revivre une peine pareille. Avec un supplément d'âme et la volonté de ceux qui ont déjà traversé ces émotions-là, les Caladois ont donc été fidèles à tout ce qu'ils s'étaient promis en un soir où la victoire ne pouvait leur échapper pour écarter, quinze jours après Le Mans, un autre candidat à ces mêmes barrages, Châteauroux, dans un stade Armand-Chouffet tout acquis à leur cause et rempli par 3000 cœurs beaujolais, bruyants comme jamais.

Un axe défensif insubmersible

Pourtant, cette victoire, les Caladois ne sont pas allés la chercher dans de la soie ! Bien au contraire. Comme on pouvait s'y attendre, tout se jouerait sur la capacité à ne pas faire d'erreur, à tenir le navire défensif sans trous d'air et surtout à ne jamais perdre pied en un-contre-un. Dans cette optique, l'axe défensif du FCVB avec le trio Bokele-Nirlo-Flegeau a été immense, dans la ténacité, l'engagement et l'idée de conquête permanente. Si combat il y a eu, la qualité technique et la maîtrise ont quand même été des leviers sur lesquels le FCVB s'est appuyé pour l'emporter. On songe à ces deux buts, venus à un instant de la seconde période où le pressentiment d'un basculement se dessinait quand même.

D'abord, ce fut, à force d'insister dans ce couloir droit, avec toujours de la variation et de la conservation, que les Caladois ont ouvert la bonne brèche : Da Silva combinant avec Sergio et ce dernier sentant l'appel idoine de Dabasse pour un centre à ras terre à destination de son compère Elisor, qui du plat du pied gauche ne se privait pas pour mettre le ballon sous la barre de Delecroix et signer son 15ème but de la saison (1-0, 50e). Ensuite, il y aura un classique de la maison caladoise : ce corner de Sergio (10ème passe décisive) pour la tête gagnante de Bonenfant (2-0, 71e). Ce break était la concrétisation d'un tas de choses, oprées plus haut, plus tôt : la bonne entame caladoise et ce pressing haut, cette intensité voulue par le coach Della Maggiore et déroulée sans délais, la vista de Da Silva et le travail d'usure de la paire Elisor-Dabasse.

Robinet n'aura pas fait plier Bouet

Lorsque Sergio sur un corner joué assez vite avec Khous au centre fort longeant la ligne de but de Delecroix (3e), a lancé les hostilités, on s'est dit que le FCVB était dans le ton d'une soirée qui serait la sienne. La frappe de Sergio, encore, à l'entrée de la surface, puissante mais trouvant Delecroix sur la trajectoire (15e), a ajouté du sel à cette entrée déjà copieuse. En face, Châteauroux cherchait à mettre en place son jeu autour de la mobilité de son milieu Mexique pour trouver le duo d'attaquants Robinet-Doucoure. Du coup pour coup, ou presque. On voyait deux équipes assez écartées l'une de l'autre, avec un bon paquet d'espace pour laisser vivre les transitions. Le manque de justesse dans la dernière passe caladoise, au bout de vingt minutes, malgré l'intention répétée des pistons à entrer au cœur du jeu, Bonenfant et Khous, obligeant les milieux Da Silva et Taufflieb au dépassement de fonction pour l'équilibre, restait un domaine à parfaire.

Cela viendrait. Pas sur ce centre en cloche de Sergio pour Elisor tête hors cadre (28e) alors que la première frappe cadrée de Basque pour Châteauroux arrivait tardivement (39e). Mais le talent de Robinet, au second poteau, en renard, contraignait Bouet à fermer son angle en allant vite au sol, tout ceci étant la conséquence d'un un corner castelroussin joué avec hardiesse (40e). En réponse, sur le contre, le lob de Da Silva du milieu ne trompait pas Delecroix (41e). L'ennui n'était pas de saison car les Caladois étaient vraiment dans leur match. Plus tard, on s'est demandé ce que ferait La Berrichonne ainsi dos au mur à 2-0 ? Un instant de doute sera vécu par les Caladois, lorsque l'intervention de Nirlo sur Doucoure, dans la surface fera craindre le pénalty (60e). Il y avait un peu plus qu'un duel, dans cette situation, l'attaquant Castelroussin – remplacé par Chouaref – quittant ensuite les siens dans la foulée, blessé.

De meilleures cartouches

Mais c'est bien le FCVB qui garderait les meilleures cartouches : Khous, à trois reprises manquera le 2-0 (79e). Et puisque cette saison, Villefranche a rarement laissé son public sans émotions en tous sens, la tête de Mbone sur un corner, qui avait été dévié au premier poteau offrira à Châteauroux le mince espoir de revenir au score (2-1, 82e). Car même avec six minutes d'arrêt de jeu vécues comme une secousse par les cœurs beaujolais réunis dans Chouffet, le FCVB aura tenu bon. Avec quatre points d'avance sur Concarneau, pour la place de barragiste, c'est bien Villefranche qui s'est offert le droit de rêver, encore. La bonne odeur des luttes finales n'a pas disparu.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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