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Football/National : et à la fin, le FCVB est toujours debout !

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Football/National : et à la fin, le FCVB est toujours debout !
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le second portier du FCVB Caruso, comme à l'aller face à Laval, a été un gardien prépondérant et confirmé sa superbe période, en relayant le titulaire du poste Bouet.

Menés 2-0 à Laval, les Caladois ont renversé le cours d'une rencontre qui semblait leur échapper dans le dernier quart-d'heure et confirmé leur mental d'acier dans la course au podium (2-2).

Samedi 10 avril. 29ème journée de National, à huis clos, à Laval, au stade Francis Le Basser, Stade Lavallois et FC Villefranche-Beaujolais font match nul 2-2 (0-0). Arbitre M. Anthony Ustaritz. Avertisssements : Lauray (23e), Garita (51e), Antunes (67e) à Villefranche; Boudjemaa (65e) à Laval. Buts : Carlier (73e), Sao (75e) pour Laval; Garita (80e), Bonenfant (88e) pour Villefranche. Composition du FCVB : Caruso – Lauray, Renaut, Flegeau – Fleurier (Ahoure, 76e), Sergio, Antunes (Makengo, 87e), Blanc, Bonenfant – Garita, Guilavogui. Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Quand les événements se ressemblent, en si peu temps, le doute est un mensonge. Comme face au Red Star (2-2), il y a dix jours, Villefranche s'est arraché en fin de match pour glaner un partage qui ressemble à une "petite" victoire. Cette fois-ci, c'est le défenseur Rémi Bonenfant qui a porté l'estocade, quand plus personne n'y croyait. A J-5, le FCVB, porté par un état d'esprit inoxydable, reste placé pour finir sur la troisième marche du National, ouvrant sur les barrages d'accession à la Ligue 2. L'annonce, probable, d'un printemps rempli de promesses.

LE MATCH

Le problème avec les équipes qui baignent dans une grande confiance, c'est que l'on devient exigeant à chaque sortie, parce que l'on sait ce dont elles sont capables, au final, sans présager du niveau de qui sera en face. Alors, on dira que ce FCVB-là aurait pu s'éviter un tel final, avec un peu plus d'insistance dans les temps forts qui changent l'issue d'un match. Parce qu'à dire vrai, la première période caladoise aurait mérité d'être plus fructueuse. Tout y était, sauf l'essentiel, pourtant. En quadrillant parfaitement le terrain, les Caladois sont entrés dans la rencontre sans trembler, avec une manière de porter leurs mouvements, proprement, dans la surface adverse, qui laissait naître la sensation d'un match mené à leur guise. Guilavogui alertant Sauvage, d'entrée (1ère), Antunes frappant hors cadre sur une remise de ce même Guilavogui (8e), puis encore Antunes de la tête sur corner (14e), ont ouvert le bal de cette impression, laissant augurer du meilleur, ensuite. Mais cela ne s'est pas exactement passé ainsi.

Car Laval, atone offensivement depuis plusieurs semaines, conserve malgré tout de sacrés manieurs de ballons, au milieu notamment, avec souvent une verticalité dans leur choix qui modifie le sens d'une contre-attaque. Lorsque l'on a vu Garita, perdre un ballon non loin de la surface de Sauvage, la suite s'est transformée en contre aussitôt exploité par Robinet déséquilibré par Caruso, de l'autre côté du terrain, en un minimum de temps. Où l'art d'obtenir un pénalty, avec "peau de chagrin" comme opportunité. Caruso partira sur sa gauche et éteindra la frappe de son ancien partenaire d'entraînement (18e), confirmant au passage qu'il est toujours délicat de voir celui sur qui la faute a été commise se faire justice lui-même. On dit ça comme ça, peut-être que l'on se plante d'ailleurs. Mais c'était une alerte pour la défense beaujolaise. Signe encore que la maîtrise, sans un petit but d'avance, ne gomme aucunement la sensation de marcher sur un fil. Se méfier des projections lavalloises et des différences faites par Mohamed Ouadah, au milieu : tel est devenu ce duel, au bout d'une demi-heure menée par les Caladois. Ce que la tentative contrée de Guilavogui exploitant un méli-mélo de Garita aux abords de la surface, venait rappeler (28e).

Puis Laval, réussit enfin à prendre le jeu à son compte, en seconde période, sans que l'on parvienne à saisir si c'était pour durer, ou simplement par instant. Boudjemaa sur un long coup-pied arrêté (59e), Sao (61e) d'une frappe rentrante, boxée par Caruso, distillaient le début d'une possible prise d'avance. La possession devenait lavalloise. L'activité de Boudjemaa, dans la surface, mettant à contribution Caruso (64e) indiquait une prochaine concrétisation des "Tango". Celle-ci adviendrait sur corner : cette tête du défenseur Carlier, plus haut que Bonenfant, Antunes ne pouvant sortir le ballon sur sa ligne (1-0, 73e). Le break tomberait dans la foulée, après que l'excentré Sao a su enrouler délicatement du gauche pour trouver la lucarne opposée de Caruso (0-2, 75e). En deux minutes, la danse des "Tango" était patente. Cela n'était pas une injustice tant les Caladois étaient dominés au cœur du jeu, là où nait si souvent leur créativité. Si la tête de Blanc (78e), hors cadre, a été une éclipse dans ce temps faible des siens, elle aura au moins dessiné sur le visage du dernier quart-d'heure, de l'aisance, offensivement, et des espaces, surtout. Lorsque Garita a réduit le score, servi par Blanc, prolongeant une passe laser du piston Bonenfant qui avait éliminée plusieurs joueurs, le renversement était de nouveau en marche (2-1, 80e). Et comme la rentrée d'Ahoure, à gauche, a donné du peps aux mouvements caladois – il faut reconnaître le sens du coaching de Della Maggiore sur ce coup – tout est redevenu accessible.

En une fin de match folle, Caruso se couchait sur un contre de Robinet (86e). La suite serait une parabole de la résilience caladoise à l'orée de ce printemps enchanteur. Un entêtement. De la tête donc, Bonenfant - quel tempérament ! - égaliserait sur un corner déposé par Sergio sur la tête de Garita, trait d'union pour l'opportuniste piston droit du FCVB, déjà trois buts à son actif (merci au fidèle lecteur Julien Dupuy de tenir la comptabilité....) sous l'ère Della Maggiore avec, au passage, quelques passes décisives (2-2, 88e). Conclusion, le FCVB revient de Mayenne avec toujours en vue cette troisième place ouvrant sur les barrages. Ils sont plusieurs dans ce cas, tout là-haut, derrière le duo Quevilly-Bastia. Et c'est tant mieux. La bataille sera plus belle à suivre.

LE JOUEUR

Six buts, dans une saison où ses apparitions ont été espacées : le bilan d'Arnold Garita, l'avant-centre du FCVB, est plus qu'honorable. Alors que se profile le sprint final, avec lui, les regrets ne sont plus invités dans la marche caladoise, et c'est pas plus mal. En revenant sur le terrain ce samedi à Laval, son dernier match remontait au 19 février dernier à Bastia (1-1), Garita a été fidèle à son habitude, et même un plus que ce que l'on pouvait attendre de lui après tant d'absence.

Il a été un point de fixation essentiel devant et démontré encore sa manière de transformer une action pas si simple en but, en cadrant au milieu de trois défenseurs sa frappe, celle qui a ensuite déclenchée la révolte finale. Voilà encore une corde offensive ajoutée à l'arc de Della Maggiore, un coach qui sait décidément relancer ses attaquants, quels qu'ils soient.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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