AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/National : comme un retour à la joie…

Football FCVB/National : comme un retour à la joie…

Le FC Villefranche-Beaujolais a enfin retrouvé la lumière en remportant sa première victoire de la saison à domicile face à Orléans (1-0), sans forcément briller. Mais l'essentiel était ailleurs.
Football FCVB/National : comme un retour à la joie…
FRANCK CHAPOLARD - Garita, combatif, a mis fin au long tunnel des attaquants caladois, avec un descriptif de ses qualités assez parlant.

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Vendredi 4 décembre. 15ème journée de National, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais bat US Orléans 1-0 (0-0). Arbitre M. Robin Chapapria. But : Garita (61e) pour Villefranche. Composition du FCVB : Bouet – Lauray, Renaut, Flegeau - Fleurier, Sergio, Taufflieb (Lacazette, 79e), Blanc, Pagerie – Garita (Dabasse, 83e), Segbe (Ahoure, 26e). Entraîneur : Alain Pochat.

Si c'était à refaire... Peu importe la destination, c'est le chemin qui compte. Les Caladois ont peut-être dû se dire que toutes ces minutes passées – 511 exactement – sans mettre le moindre petit but en championnat, étaient une épreuve qui leur servirait pour plus tard, quand cet automne sans joie serait derrière eux. Ce soir, en battant Orléans (1-0), une première à la maison, ils ne sont plus derniers du National. Et c'est déjà beaucoup. Une manière d'accepter le présent, tel qu'il est aujourd'hui, en attendant demain, pour une nouvelle respiration.

LE MATCH

A quoi ça sert d'enchaîner les phases de possessions, avec au final toujours la même déception ? Cette question, l'entraîneur Caladois, Alain Pochat l'a reçue à plusieurs reprises ces dernières semaines, face à une incroyable série de cinq matches d'affilée sans inscrire le moindre but en National et surtout une compilation de six rencontres à domicile sans l'emporter. Alors, pour une fois, ce qui constitue l'identité de jeu caladoise, ce jeu où la qualité technique est une signature à la construction, a été quelque peu délaissée, pour une expression faite de transitions plus rapides et de recherche de la verticalité ou de la profondeur plus prégnantes.

Il faut dire que les Orléanais avec leur façon de se caler sur le 3-5-2 local pour éviter la profusion des pistons beaujolais, se sont pris les pieds dans le tapis de leurs élans offensifs. Ils ont eu les banderilles en première période pour caresser l'illusion d'une ouverture du score. On songe aux velléités de Perrin, à la puissance du buteur Antoine, parfois, ou la vista de Talal, un dix comme le National n'en compte pas tellement. Mais collectivement, ce n'était que des escarmouches quand Villefranche contrarié dans son schéma de départ par la blessure de Segbe (26e, remplace par Ahoure) devant, stoppant net son duo avec Garita, a mis un sacré bout de temps à cadrer une frappe : Taufflieb (7e), Blanc (45e) ayant tenté leur chance, sans convaincre.

Tout aura basculé en seconde période. Parce que le FCVB, plus précis dans ces attaques placées, avait enfin réglé sa mire (Sergio, 46e), et ses attaquants parvenant à créer quelques différences : Ahoure en percussion dans la surface souvent, Garita en conservateur de ballon pour faire monter le bloc à bon escient. C'est de cette manière que s'ouvrirait la grande boite… Sergio, en renversement pour Fleurier dont le centre travaillé était réceptionné par un Garita au timing parfait, premier poteau-premier servi, pour enfin nous faire écrire que Villefranche avait marqué un but à Chouffet cette saison (1-0, 61e) ! Un soulagement.

De ce maigre pécule, il aura fallu, ensuite, aux Caladois, beaucoup de bravoure pour le défendre, une demi-heure durant. Mettre les mains dans le cambouis. Même pour ceux dont ce n'est pas la qualité première. On vit ainsi le milieu Blanc, au sauvetage en amorti poitrine pour son gardien Bouet dans sa surface (76e). On vit beaucoup les centraux Lauray et Renaut être sur le fil à chacune de leurs interventions. Mais au bout, c'était suffisant pour sortir de la nuit, victorieux. Et un peu plus de répit pour les jours à venir, en seizième position d'un National toujours aussi indécis. Prochain escale le 18 décembre à Avranches.

LE JOUEUR

Il a couru vers le banc, puis dégainé un salut comme une révérence à ses coéquipiers. Arnold Garita, à la 61ème minute a du style quand il marque. Il a mis fin au long tunnel des attaquants caladois, avec un descriptif de ses qualités assez parlant : il a fait le bon appel, sauté au bon moment puis ajusté comme il faut sa tête. Derrière, la libération. Remplacé par Dabasse (83e), il avait tout donné. Son deuxième but de la saison. Et surtout trois points bienvenus pour redonner du souffle à son équipe.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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