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Football FCVB/National : cette fois-ci, l'horizon caladois est (bien) dégagé !

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Football FCVB/National : cette fois-ci, l'horizon caladois est (bien) dégagé !
Archives FRANCK CHAPOLARD - Mohamed Guilavogui, ici face à Cholet en début de saison, est l'une des armes offensives du FCVB du moment avec trois buts inscrits lors des trois dernières rencontres de championnat. Une renaissance.

Vainqueur de Concarneau au bout d'un match qui s'est joué sur le fil (1-0), le FC Villefranche-Beaujolais intègre le top 5 du championnat et a probablement validé son maintien.

Samedi 3 avril. 28ème journée de National, à huis clos, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais bat US Concarneau 1-0 (0-0). Arbitre M. Ali Djedid. Buts : Guilavogui (66e) pour Villefranche. Composition du FCVB : Caruso – Lauray, Renaut, Flegeau – Fleurier, Sergio, Taufflieb (Injai, 87e), Blanc, Bonenfant – Dabasse (Manseri, 77e), Guilavogui (Ahoure, 87e). Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

La maison caladoise a encore tenu bon, au bout d'un samedi soir hautement rémunérateur. Avec cette dixième victoire de la saison et 39 points au compteur, la porte du maintien est plus qu'ouverte, et à moins d'un déluge lors des six ultimes journées, on reverra Villefranche en National l'été prochain.

L'autre belle affaire du jour, c'est l'entrée dans le top 5, en compagnie du Stade Briochin, ouvrant sur la possibilité d'arracher, peut-être, la troisième place de barragiste…Pour poser ces belles perspectives sur la table d'un printemps qui s'annonce emballant, les Caladois ont démontré de réelles aptitudes à bonifier leurs temps forts, face à des Concarnois aux mérites collectifs évidents.

LE MATCH

Sur un fil, la victoire du FCVB a été ébauchée avec une certaine maîtrise des débats qui prouve combien cette équipe a grandi à la sortie de l'hiver. Pourtant, il ne faut pas le cacher, Concarneau a eu des belles cartouches - Nkololo, combinant avec El Khoumisti, percutant, a buté sur la sortie aux pieds de Caruso (17e), la frappe enroulée de Ley s'est terminée sur le poteau droit de Caruso (28e), et de loin, El Khoumisti, a vu sa tentative tutoyer les airs (34e) - une fois le premier quart d'heure passé à prendre la température beaujolaise. Celle-ci s'était ouverte sur une entame plutôt bien fournie : la frappe de Taufflieb au bout d'un beau mouvement avec Fleurier et la prise d'appuis sur Guilavogui, étant non cadrée (8e) d'abord.

Puis la récupération haute du FCVB, illustrée par Blanc sur Boubaya qui lançait Guilavogui rattrapé au dernier instant par Jannez (10e), était une preuve de plus du désir caladois de ne pas attendre trop longtemps pour s'installer dans ce match. Un premier face-à-face de Guilavogui, après un service de Blanc, encore, qui avait bonifié une passe-talonnade de Sergio, mettait en éveil Viot, le portier finistérien (12e). Il aura fallu, cependant, rester vigilant. Parce que les contres concarnois étaient souvent des flèches dans la surface de Caruso comme sur ce raid de Ley prenant de vitesse Lauray pour obliger le gardien beaujolais à un premier arrêt (16e). Il était incontestable, Concarneau ressortait mieux, resserait les lignes à chaque perte de balle et mettait une pression permanente sur la première relance caladoise.

Le manque d'équilibre des Caladois était patent, ce que le gros boulot de Sergio à la récupération et à l'animation compensait, souvent. A la pause, le coach Della Maggiore, réajustait les petits détails qui compteraient ensuite : attaquer à bon escient, couvrir ses arrières à la perte du ballon, pour moins souffrir, en seconde période. Blanc tout en dribles chaloupés, après un centre en retrait de Bonenfant allumait un petit feu dans la surface de Viot, sans concrétiser (49e), signe d'un temps fort à venir. On prend presque les mêmes et on recommence. Lauray alertait Blanc pour Guilavogui, Viot boxait en corner (63e) au bout duquel Bonenfant, de la tête était à deux doigts d'ouvrir la marque (64e), en un remake de son bijou de mardi face au Red Star (2-2). Un piston droit qui prend l'air, sans fausse note.

C'était une répétition de ce qui adviendrait : cette reprise en rupture de Guilavogui sur un centre de… Bonenfant (1-0, 66e). Il n'y aurait donc pas de hasard. Tout était parti d'un renversement de Renaut pour Blanc, à une touche trouvant ce diable Bonenfant dans la course, comme si quand on insiste on arrive à changer le cours des choses, vaille que vaille. Pour finir Fleurier, tentait une frappe lobée sur une énième combinaison tricotée à partir d'un corner de Sergio (73e). L'histoire de ce match serait fermée par Caruso, dans les airs, captant un dernier ballon chaud dans une surface peuplée par tous les joueurs de champ de Concarneau en mode "on y va tous les gars et on verra bien à la fin...". Et à la fin, on a vu le sourire des Caladois. C'était dans les arrêts de jeu, vécus sans frayeurs excessifs. Sur ce point aussi, Villefranche a bien grandi, cet hiver. Avec Della Maggiore aux manettes.

LE JOUEUR

Il est le grand bonhomme du moment, côté caladois. Parce que ces buts - il en a marqués trois lors des trois dernières journées - pèsent dans la balance et offre à son club une sécurité pour la fin de saison qui est une délivrance. Libéré, délivré, on pourrait chanter ces (mièvres) paroles à Mohamed Guilavogui qui ne l'est pas ! Quel renversement de tendance en quelques journées ! Le natif de Bamako n'en finit plus de donner des courbatures aux défenseurs du National. Ces réalisations sont des œufs de Pâques : bons à l'intérieur, et beaux à voir de l'extérieur, inutile de les cacher dans le salon des choses que l'on se prive trop souvent.

Celui de ce samedi soir est arrivé au bout d'un mouvement collectif parti de l'arrière et terminé spontanément dans la surface. Avec classe. On a noté une scène assez parlante à huit minutes de la fin. Il jouait presque tout seul devant, très loin des siens, et on a entendu la voix de Della Maggiore l'encourager : "gagne quelque-chose, Guila!", puis : "reviens aider l'équipe, Guila!". Et on a pensé ceci à propos du coaching de l'ancien bressan : quand on demande autant à un attaquant, et qu'il donne autant en retour, c'est bien le signe d'une confiance réciproque. Guilavogui en est l'incarnation du moment, dans le sillage d'un Sergio dont il ne faut jamais négliger la constance, au fil des journées qui s'enchaînent. Après le but de Guila, mardi dernier sur pénalty face au Red Star, le marseillais du FCVB qui avait laissé "Guila" prendre la responsabilité du 2-2, avait souligné ceci : "Vu sa forme du moment, je me suis dit, ça va le faire et ça lui fera du bien pour la confiance. On aura besoin de lui, en fin de saison". Il y a des signes qui ne trompent pas.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

Les réactions des entraîneurs

Hervé Della Maggiore (entraîneur du FCVB) : "On a su construire notre victoire dans le temps. Sur la première mi-temps, on a eu la possession face à la meilleure équipe que nous avons affrontée depuis que je suis arrivé au club. Ils pouvaient nous faire mal sur des situations de contres avec leur puissance. Ils se projetaient rapidement à la récupération, cela nous a mis en difficultés. En seconde période, j'ai demandé à mes joueurs d'être un peu plus équilibrés quand on attaquait parce qu'on avait tendance à se désorganiser quand on attaquait. En gardant un peu plus du temps de possession, on allait parvenir à les déstabiliser, notre but vient bien résumer tout cela. C'est un but très bien emmené et bien terminé par Guilavogui. C'était le troisième match de la semaine. Cela compte au niveau de la débauche d'énergie. L'équipe qui allait marquer la première avait des grandes chances de l'emporter. J'avais des craintes là-dessus en première mi-temps, si nous avions encaissé un but. On a des joueurs en confiance. Guila vient d'en inscrire trous d'affilée, Adrian (Dabasse) en avait mis deux avant lui et Désiré (Segbé) a toujours fait du gros boulot devant. C'est intéressant. J'ai une pensée pour ceux qui jouent peu depuis que je suis là. A l'entraînement, ils jouent le jeu, ça rend les autres meilleurs. Je savais qu'il y avait un vrai groupe et c'est nécessaire si tu veux faire une belle saison. Tout le monde est dans le même état d'esprit, forcément cela paye au niveau des résultats."

Stéphane Le Mignan : (entraîneur de Concarneau) : "C'est la déception qui domine. On a semblé pas trop loin de pouvoir marquer en premier et comme souvent en National celui qui ouvrirait le score avait de bonnes chances d'aller jusqu'au bout. On a eu des situations en première mi-temps. En seconde période, on a eu plus de maîtrise en réussissant à remonter les ballons sans arriver à se créer des occasions. Villefranche a eu un temps pour inscrire un beau but. On a dominé ensuite mais de façon trop maladroite. Un nul aurait pu être plus logique."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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