AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/National : c'était le jour et la nuit…

Football FCVB/National : c'était le jour et la nuit…

A l'opposée de sa dernière sortie à domicile (1-1 face à Concarneau) parsemée de déchets techniques, le FCVB a livré une prestation bien plus propre à Boulogne (0-1). Suffisant pour retrouver le top 5 du championnat.
Football FCVB/National : c'était le jour et la nuit…
Archives FRANCK CHAPOLARD - A Boulogne, le milieu Taufflieb - ici lors de la venue de Sedan en août à Chouffet - a été dans tous les bons coups du FCVB, signe de son influence retrouvée dans le jeu.

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Vendredi 3 septembre, 5ème journée de National. A Boulogne-sur-Mer, au stade de la Libération, le FC Villefranche-Beaujolais bat US Boulogne CO 1-0 (1-0). Arbitre : M. Ahmed Taleb. Avertissements : Moltenis (26e), Senneville (47e) à Boulogne; Nirlo (38e), Flegeau (62e); Injai (85e) à Villefranche. Exclusion de Oyono (23e) à Boulogne. But : Nirlo (43e) pour Villefranche. Composition du FCVB : Bouet – Romany (Injai, 78e), Renaut (cap), Flegeau – Bonenfant, Khous, Nirlo, Taufflieb (Antunes, 90e), Pagerie – Dabasse (Guilavogui, 78e), Elisor. Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Ainsi donc se dessine le premier match référence d'une saison, à l'extérieur, avec les bons crayons dans sa trousse, de toutes les couleurs : maîtrise technique, netteté dans les enchaînements et sobriété quand il faut tenir le score. Ce vendredi soir va rester comme la première copie où Villefranche a été constant, sur la durée d'un match du National, dans ces Hauts-de-France, à Boulogne-sur-Mer, où le coach Éric Chelle, est tout de même moins bien outillé que son collègue, Hervé Della Maggiore, en matière de certitudes collectives, malgré l'absence de son maitre à jouer, le milieu Rémi Sergio (nommé parmi les meilleurs joueurs du moins d'août en National), ménagé pour une gêne musculaire ressentie cette semaine à l'entraînement.

Tous dans le bon ton

Villefranche a mérité son premier succès hors de son nid beaujolais, parce qu'il a su tenir d'une main ferme et un brin de réussite aussi, il le faut le dire, une rencontre qui ne pouvait pas lui échapper. Car, hormis un (petit) trou d'air, en seconde période, le FCVB a passé son temps à gérer, à sa guise, les débats, dans un duel où l'étroitesse du score final est un mensonge. Sans Simon Pontdemé dans la cage boulonnaise, l'USBCO aurait connu un naufrage. L'ancien portier camblésien, n'a pas été élu à deux reprises meilleur gardien en National pour rien. Il était dans un grand soir. Il a charbonné avec talent, sans défaillir en première période où à trois reprises, il a éteint la grinta caladoise : en partant du bon côté sur le pénalty de Khous, consécutif à une faute de Moltenis sur Dabasse (26e), puis en dénichant deux têtes de Dabasse (33e) et Nirlo (37e) sur corner (33e). En seconde mi-temps, quand bien même le boulot a été moindre dans sa surface, il a dû garder la main sur l'éclairage dans sa surface devant Taufflieb (54e) ou Dabasse (52e) alors que ce dernier, auteur d'une belle connexion avec Elisor, a touché la transversale (52e) à la suite d'un enchaînement de Taufflieb vertigineux.

14 passes pour un but d'école !

Le vertige, c'est ce qu'aura vécu Boulogne, dès la 23ème minute à l'instant où l'arbitre, M. Taleb a exclu Oyono (23e) pour un pied un peu haut dans le dos de Pagerie. Cela pouvait être pensé comme une sévérité, le geste non maîtrisé restant une sanction qui déséquilibre un match. Un tournant. A dix, pendant 67 minutes, Boulogne a été trop désordonnée malgré un certain regain, peu après l'heure de jeu que la transversale touchée par Noc a illustré (73e). Mais Villefranche était au-dessus, collectivement, on le répète.

Il faudra voir et revoir la construction du but caladoise, cette frappe sans élan de Nirlo (1-0, 43e) près de la surface de Pontdemé, au bout d'une action déroulée sur 50 secondes de possession où neuf joueurs beaujolais auront touché le ballon, une action à 14 passes d'affilée, partie du milieu, ce coup-franc joué court à deux par Nirlo et Taufflieb, ces prolongements gauche-droite, ces pistons qui prennent les bons espaces, cet attaquant qui décriche (Elisor), et ce final à trois Bonenfant-Khous-Nirlo. C'était juste avant la pause. C'était le jour et la nuit, entre le FCVB et l'USBCO, à cet instant. De quoi attendre la réception de Chambly à Chouffet, la semaine prochaine, avec un certain appétit. Pour une nouvelle valse du FCVB à mille temps de jeu ?

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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