AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Maxime Blanc : "on sait ce qu'il y a, au bout !"

Football FCVB/Maxime Blanc : "on sait ce qu'il y a, au bout !"

A l'orée d'une semaine décisive pour le gain de la place de barragiste et l'accession à la Ligue 2, le numéro 10 du FCVB détaille l'état d'esprit d'une équipe caladoise portée par l'élan d'un printemps radieux.
Football FCVB/Maxime Blanc :
Archives FRANCK CHAPOLARD - Maxime Blanc et les Caladois joueront leur saison lors des deux dernières rencontres de championnat, cette semaine.

SPORTSFCVB Publié le ,

Puisque rien ne dure vraiment, on s'est souvenu ce dimanche après-midi, de là où le FCVB était passé, cet hiver, dans cette zone rouge de la relégation du National, si embouteillée en décembre 2020. Une époque pas si lointaine où le meneur caladois Maxime Blanc, dessinait la suite de la marche de son équipe ainsi : "On aura besoin de faire des séries pour se donner un peu d'air. Personne n'est à l'abri dans ce championnat, être dans le dur, être relégable, on sait ce que c'est..." Les séries faites, le FCVB en est là, avec cette question qui domine le printemps : faut-il avoir souffert pour mesurer les bienfaits du présent ? Le numéro dix du FCVB ne le dit pas de cette façon, mais à la veille de prendre l'avion pour Saint-Brieuc où Villefranche jouera la première de ses deux finales – samedi la fin s'écrira dans le derby face au SC Lyon – vers les barrages pour la Ligue 2, Blanc est revenu, sur cette saison si particulière, où rien n'était écrit à l'avance. Où il a fallu tout construire, pas à pas, pour avoir la possibilité d'accomplir un rêve. Sur le terrain. Entretien avant le décollage demain matin en Bretagne.

La semaine de préparation de ce déplacement à Saint-Brieuc a été précédée par trois jours de repos. Cela a-t-il été utile après le difficile succès arraché face à Avranches à Chouffet (1-2) ?

"Le repos nous a fait du bien, c'est sûr. On avait souffert et tenus avec beaucoup de solidarité contre Avranches où notre gardien J-C (Bouet) nous a sauvés sur la fin. Après ça, il fallait couper un peu mais on a vite eu l'envie d'en finir en revenant s'entraîner. Il reste deux matches pour bien terminer."

Depuis vos succès contre Orléans (1-3) et Avranches (1-2), on vous répète qu'il vous reste deux finales pour accrocher les barrages d'accession à la Ligue 2. En quoi le succès vendredi du Mans à Orléans (1-3), désormais 4ème à un point de vous, peut-il changer la donne ?

"On a tous été attentifs à ce match du Mans à Orléans, on savait que suivant le résultat, une victoire à Saint-Brieuc pouvait suffire pour être barragistes. Aujourd'hui, cela ne change rien tant qu'on a notre destin en main. Il faut continuer, sans se poser de questions, rester dans ce que l'on sait faire. Au bout, on sait qu'il y'a quelque chose à aller chercher…"

"Un collectif où chacun sait ce qu'il a à faire"

Vous restez sur une série de neuf rencontres sans chuter. Comment expliquez-vous une telle constance ?

"Nous sommes un groupe qui bosse bien ensemble. Il n'y a pas de stars dans cette équipe. Ceux qui jouent moins jouent le jeu à l'entraînement où le niveau est très élevé. Le week-end, on reste unis, on reste un collectif où chacun sait ce qu'il a à faire, défensivement et offensivement. C'est comme ça qu'on a su remonter la pente, sortir de la zone rouge cet hiver. Beaucoup d'entre-nous étions déjà là, la saison passée. On sait quels sont nos points forts et ce que nous devons corriger. Devant, nos attaquants nous aident énormément et mettent des buts. Au milieu et derrière on sait comment repartir. Ce n'est pas une question de suffisance mais on a envie d'aller au bout."

Quel est l'apport de votre coach Hervé Della Maggiore dans cette phase retour ?

"Quand il est arrivé, il n'a pas changé énormément de choses dans l'aspect de notre jeu. Il aime aussi que l'on passe par l'axe au milieu et nous a apportés des choses importantes sur les aspects défensives. Il nous fait confiance et nous laisse faire le jeu. Il a des principes de jeu et on essaie de les appliquer, ça marche."

En février il est quand même arrivé après un entraîneur (Alain Pochat) que le groupe appréciait…

"Il a été très intelligent dans son approche. Il est arrivé sur la pointe des pieds après le départ d'Alain. Il s'est rendu compte que nous étions un groupe avec des valeurs. On s'est dit qu'il fallait continuer à bosser avec lui. Je le répète, il nous a fait confiance dès le début, sans tout révolutionner. Aujourd'hui, on sent qu'avec lui, le groupe est toujours aussi soudé parce qu'il sait d'où l'on vient et qu'il n'a pas envie de tout lâcher."

On sent qu'au milieu, votre trio avec Sergio et Taufflieb a atteint une forme de plénitude. Est-ce votre meilleure période depuis que vous êtes réunis au FCVB ?

"C'est difficile de répondre à ce genre de questions. On ne peut pas comparer avec ce que l'on faisait la saison dernière. Mais peut-être que l'on a retrouvé le niveau qui était le nôtre, l'an dernier, physiquement et techniquement, pour mettre nos attaquants dans les meilleures dispositions. Et encore, à ce sujet, je ne suis pas sûr qu'ils aient besoin de nous. A Orléans (NDRL : le duo Segbe-Dabasse avait été à la fois passeur et buteur), ils s'étaient bien débrouillés sans que l'on y soit pour grand-chose !"

"Jouer les barrages, ce serait merveilleux"

A l'aller, Saint-Brieuc vous avait posé beaucoup de soucis dans le cœur du jeu avec cette possession qui, pour une fois, vous avait échappée. A quoi pouvez-vous vous attendre ce lundi en retour ?

"Ce sera un combat sur ce point. Si on veut éviter ça, on devra avoir le ballon et surtout bien s'en servir. Depuis le match aller ils n'ont plus leur meneur de jeu Le Méhauté ni leur milieu offensif Zana Allée, mais ils ont des remplaçants capables de prendre la suite. Nous, de notre côté, on ne va rien bouleverser, à deux journées de la fin."

Quelle serait l'apothéose d'une saison pareille ?

"Jouer les barrages, ce serait déjà merveilleux. Le Graal, évidemment ce serait la montée en Ligue 2. Mais on n'y est pas encore ! Il nous reste une grosse semaine devant nous."

Justement, à l'aube d'une telle semaine, qu'est-ce que vous vous dites ?

"Que ce qui va compter se situe dans nos têtes. Rester lucides, être sûrs de nous sans avoir la grosse tête, ce sera primordial pour ne rien regretter au bout. Cela peut se jouer sur des faits de jeu. Ok, on ne sera pas maîtres de tout mais est-ce qu'il faut se mettre la pression pour autant ? Je ne le crois pas. Advienne que pourra !"

Avec de l'excitation ?

"Ce sont surtout de belles émotions à vivre. Il est vraiment dommage de ne pas avoir le public dans ces instants. On jouera les coups à fond, ça c'est une certitude."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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