AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Maxime Blanc : "mon histoire avec Villefranche n’était pas encore terminée… "

Football FCVB/Maxime Blanc : "mon histoire avec Villefranche n’était pas encore terminée… "

Revenu dans le Beaujolais, un an après sa parenthèse à Bourg, le numéro 10 du FCVB, toujours aussi apprécié en Calade, évoque son attachement au club, à la veille du premier match amical ce samedi contre Dijon (L2), à Saint-Georges-Reneins.
Football FCVB/Maxime Blanc : "mon histoire avec Villefranche n’était pas encore terminée… "
Simon ALVES - Maxime Blanc sur l’annexe du stade Armand-Chouffet, a retrouvé, cette semaine, un décor familier et se dit prêt à reprendre le fil de sa carrière en Calade.

SPORTSFCVB Publié le , RALPH NEPLAZ

Les joueurs comme lui ne sont jamais de passage. Ils font partie de l’histoire récente du club caladois. Et cela ne s’oublie pas. En quatre saisons, Maxime Blanc aura été de toutes les étapes fructueuses du FC Villefranche-Beaujolais, de 2017 à 2021 : une montée en National en 2018, un parcours en coupe de France (8e de finale contre le PSG en 2019), des prestations lumineuses en barrages d’accession à la Ligue 2 contre Niort au printemps 2021… Bref, la marche du FCVB, ces dernières années, était intimement liée à celle de Maxime Blanc qui, il y a un an, avait décidé de relever un nouveau challenge à Bourg pour y revenir sans amertume, cet été, et poursuivre son histoire avec Villefranche. Avec les siens. L’occasion de reprendre le fil d’une aventure non achevée dans le Beaujolais, comme il l’espère ici, avec les mots d’un milieu à nouveau à sa place. Comme un retour à la maison. Au FCVB. Entretien.

Quelles sont vos sensations au bout de cette première semaine de reprise synonyme de retour au club pour vous ?

"Je suis très content de revenir au club, c’est la première chose qui compte. C’est ce que je souhaitais, vraiment. J’aurais pu signer ailleurs, mais c’est ici que je voulais être, à nouveau. Tout le monde sait que je n’étais pas parti en bons termes avec le président (Philippe Terrier) mais on a pu s’arranger, s’entendre, se parler. Je me suis aussi excusé de mon côté parce que ça s’était mal fini, il y a un an. On a su mettre les choses au clair, la plupart des gens, au club, était content que je revienne. Tout s’est fait assez vite."

La proposition du Mans, financièrement était plus intéressante, qu’est-ce qui a finalement fait pencher la balance en faveur de Villefranche ? L’aspect affectif ?

"La vie de famille a beaucoup compté pour moi. Sur le terrain, je savais que j’allais m’éclater aussi. La plupart des joueurs qui étaient là, il y a un an, sont restés. Sportivement, humainement, je les connais depuis plusieurs années. Là encore, je savais que j’allais me régaler en les retrouvant. C’est un choix vraiment familial. Je n’avais pas envie de m’éloigner de la région lyonnaise, d’être pas trop loin du sud. Au Mans, je me serais aussi éclaté sportivement mais j’aurais été un peu seul avec les miens là-haut. On aime être entourés. Ici, on est à quelques heures de route du sud, et de nos proches. Ce sont de choses qui comptent. Dans ma tête, Villefranche était le premier choix."

"Je n’ai pas quitté Bourg en étant fâché. Mais je me suis rendu compte, au fil des mois, que c’est à Villefranche que je voulais être … "

L’impression qui entoure votre retour au club c’est que votre histoire avec le FCVB n’était pas encore terminée…

"Certainement. Il y a un an, j’avais choisi de rejoindre un coach (Alain Pochat) que je connaissais. Au départ, cela a bien marché. Les six premiers mois à Bourg ont été bons. Mais, au niveau du vestiaire, cela me correspondait un peu moins. Je ne suis pas quelqu’un qui cherche des problèmes dans un collectif, dans une vie de groupe mais entre les deux vestiaires, ceux de Villefranche et de Bourg, il y avait une grande différence. J’avais envie de retrouver cet état d’esprit. J’ai eu Hervé (Della Maggiore) au téléphone, tout s’est déroulé naturellement, ensuite."

La confiance que vous témoigne votre coach Hervé Della Maggiore a-t-elle accéléré votre décision ?

"Quand on s’est appelés, juste avant les barrages à QRM, il m’avait dit qu’il était intéressé quel que soit le niveau où le club jouerait, Ligue 2 ou National, pour cette saison. C’est gratifiant, forcément. Avant mon départ à Bourg, j’avais bossé avec lui pendant six mois. Nous avions une très bonne relation. On s’est vite compris. J’ai senti qu’il avait envie que l’on travaille, de nouveau, ensemble. C’est important. "

Que garderez-vous de cette expérience d’une saison à Bourg ?

"J’ai évolué dans un club vraiment bien structuré. Du stade au centre d’entraînement. On avait un président (David Venditelli) qui faisait beaucoup pour nous mettre dans de bonnes conditions. Cela lui a peut-être coûté de l’argent pour cette saison quand on voit leurs difficultés (NDRL : Le 21 juin dernier, la Commission d’Appel de la Direction Nationale de Contrôle de Gestion avait relégué le FBBP01 en N2 avant de finalement le maintenir en National, après appel, début juillet). Cela reste un très bon club que je ne quitte pas en étant fâché. Je les remercie vraiment pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. Je me suis rendu compte, au fil des mois, que c’est à Villefranche que je voulais être. "

Vous aviez quitté Villefranche sur un échec en barrages à Niort pour l’accession en Ligue 2. Et là vous revenez encore après un échec en barrages à QRM. Quelles différences avez-vous notées entre ces deux déceptions ?

"Je parlerais plutôt de stabilité parce que faire deux ans de suite les barrages n’est pas donné à tout le monde même si derrière il n’y a pas de réussite. Cette saison, quand on saura où on évoluera, ce ne sera pas une saison facile ! Si on repart en National, ce sera vraiment un championnat relevé, sans barrages, avec deux montées et six descentes ! Il va falloir être prêt assez vite. Je sens que le groupe a envie de poursuivre sa progression avec davantage d’expérience pour aller chercher quelque-chose de beau. Mais on ne se mettra pas de pression inutile. Au niveau des infrastructures, on voit des améliorations notables, que ce soit dans l’éclairage du stade pour être aux normes de la Ligue 2 ou dans les conditions d’entraînement qui vont être améliorées. Tout évolue dans le bon sens. On sent que le club a progressé, à tous les niveaux, en très peu de temps."

Il y a encore un an, le trio que vous formiez avec Taufflieb et Sergio au milieu était une véritable attraction en National. Cela a pesé dans votre choix de revenir ?

"A 30 ans, j’ai envie de prendre encore du plaisir sur un terrain, ne pas trop me prendre la tête. Par rapport au vécu et aux profils des joueurs du FCVB, je sais où je mets les pieds, parce qu’entre temps, il n’y a pas eu trop de changements. Mais d’autres bons joueurs sont arrivés (Clidis Da Silva, Josselin Gromat Ousmane Badji…) et peuvent se fondre dans le collectif, rapidement".

En cas de confirmation d’une nouvelle saison en National, aux côtés de Nancy, Bourg, Châteauroux, Le Mans, le Red Star, entre autres, la concurrence donnera des allures de Ligue 2 à ce championnat… C’est excitant ? Tentant ? Incertain ? Vous diriez quoi de ce qui va vous attendre ?

"C’est un championnat qui, chaque année, est déjà difficile. J’aimerais que l’on soit le plus haut possible, c’est certain. Il ne faut pas perdre de vue cette constante : chaque saison est différente. Alors il faudra faire les choses dans l’ordre comme le club l’a d’ailleurs toujours fait sans se prendre pour d’autres et en se basant sur un collectif qui a fait sa force, en avançant ensemble que ce soit les dirigeants, le coach, le staff. On sent que tout le monde a pris de la bouteille. La préparation des matches se fait dans le calme. Tout le monde est concerné."

"Le repêchage en Ligue 2 ? Honnêtement on en discute mais cela ne nous préoccupe pas trop. On se prépare comme si on allait jouer en National"

Ne pas savoir dans quel championnat vous repartirez dans quelques semaines, être entre deux eaux, comment le groupe vit-il cela ?

"On en parle entre nous, de la situation de Bordeaux, du repêchage possible. Des recours sont encore possibles. Cela peut durer encore un long moment. On ne sait pas à combien la Ligue 2 va se jouer. Honnêtement on en discute mais cela ne nous préoccupe pas trop. On se prépare comme si on allait jouer en National. C’est un peu plus compliqué pour le coach et le staff sur l’orientation à donner au recrutement si le club est en Ligue 2 ou reste en National."

Justement, Ce samedi à Saint-Georges-de-Reneins, vous attendez quoi du premier match amical contre Dijon, une équipe de Ligue 2 ?

"On a bien bossé cette semaine. Il y aura un peu de fatigue dans les jambes mais de l’envie dans les têtes ! Cela reste un match de préparation, à gagner pour faire mettre en place les automatismes. Tout le monde aura 45 minutes de jeu. C’est une première occasion de bien se connaître, de reprendre nos marques. Chaque victoire donner de la confiance. Il ne faut pas s’en priver. Le coach corrigera beaucoup de choses, ce qui est normal en début de saison. Tout ne sera pas parfait."

"Je reviens pour aider le club et retrouver les anciens copains de vestiaire ! "

Votre retour à Villefranche, a réjoui pas mal de monde, notamment à travers les réseaux sociaux. Cela vous a surpris ?

"Cela fait évidemment plaisir. Je reviens pour aider le club, l’équipe et retrouver les anciens copains de vestiaire ! Ils le sont toujours. Ce sont des joueurs que j’apprécie. Et si beaucoup sont contents de mon retour, je le suis également."

Votre avez retrouvé votre casier dans le vestiaire à Chouffet, ou quelqu’un vous l’a piqué depuis l’an dernier ? (rires)

"Et non ! J’ai changé de place. Suis à l’opposé ! (rires). Mais je m’adapte, sans aucun problème !"

Vous reprenez le numéro 10 par contre ?

"Sur ça, oui ! C’est validé ! J’ai bien repris le numéro 10 ! (rires)."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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