AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Kévin Renaut : "Si on ne fait pas le boulot tous ensemble… "

Football FCVB/Kévin Renaut : "Si on ne fait pas le boulot tous ensemble… "

Déjà focus sur le déplacement à Bastia-Borgo, ce vendredi, le capitaine du FCVB, qui retrouve peu à peu le bon rythme, insiste sur la nécessite d'une continuité en championnat qui a, jusqu'ici, beaucoup manqué à sa formation.
Le capitaine du FCVB (numéro 23) revenu de blessures depuis septembre savoure enfin le temps passé sur les terrains.
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le capitaine du FCVB (numéro 23) revenu de blessures depuis septembre savoure enfin le temps passé sur les terrains.

SPORTSFCVB Publié le , Patriote REDACTION

Septembre aura été le mois de son retour en National, faisant oublier l'ombre de sa blessure de janvier (rupture du ligament croisé), comme on se remet sur le chemin ordinaire d'une équipe caladoise qui avait alors bien besoin de lui, en ce début de saison irrégulier. C'était face à Bourg, lors d'un derby remporté (3-2) sur le fil d'une ténacité retrouvée. Ce soir-là, rien n'avait été simple pour Kévin Renaut, dans cette axe droit de la défense qui n'est pas exactement sa tasse de thé mais qui avait été utile à sa formation. Depuis, ménagé par son coach, Hervé Della Maggiore, le capitaine du FCVB commence à enchaîner les matches et par ricochets à retrouver sa sûreté d'avant-blessure, notamment lundi soir face à Nancy (2-0) où sa présence a largement contribué au troisième succès de son club qui sort, pour un temps, de la zone rouge. Et avant le voyage à Bastia-Borgo, ce vendredi pour la 12ème journée de championnat, Kévin Renaut a évoqué le présent des siens, les galères derrière lui, l'espoir devant soi…

Avant la victoire contre Nancy lundi soir (2-0), vous étiez sous une certaine pression en National, en position de relégable. Vous viviez ça comment ?

"Entre joueurs, nous n'avions pas de pression particulière. On avait conscience de la situation dans laquelle on se trouvait avant de jouer Nancy. On avait et on a toujours besoin de points, rapidement. On a abordé ce match comme tous les autres, mais c'est vrai que nos deux matches de coupe de France (Rhône-Vallées et La Tarentaise) nous ont vraiment fait du bien même si c'était contre des équipes d'échelons inférieurs. Ce n'est jamais des matches faciles, pour personne, en coupe de France. On a su être sérieux. Ça nous a donné un peu plus de confiance pour recevoir Nancy. Et cela s'est vu. Notre gardien, J-C (Bouet), n'a eu qu'un seul arrêt véritable à effectuer. On savait que Nancy, pouvait être redoutable en transitions rapides. Collectivement, on a su bien les gérer."

Vous les avez pratiquement pris à leur propre jeu, notamment en seconde période où on vous a vu opérer plus bas. Est-ce que cette manière de laisser le ballon à l'adversaire, peut être une clé supplémentaire de votre jeu face à des équipes candidates à la montée en Ligue 2 ?

"On voulait attaquer le match en étant haut, en essayant de vite récupérer le ballon. On l'a assez bien fait. Après, on a un peu calmé le jeu, en bloc haut et bloc médian pour qu'ils puissent jouer la première relance avec leurs défenseurs centraux et pouvoir, de notre côté, gicler sur leurs temps de passe. Ils ont eu du mal à déployer leur jeu. En deuxième mi-temps on a un peu plus reculé. Mais on est resté solide même en bloc bas."

Vous n'avez pas pris de buts. Et c'était une des prérogatives du rétablissement collectif que prônait votre coach Hervé Della Maggiore. Quand on est défenseur, c'est un point qui vous touche davantage ou vous estimez que c'est une devoir collectif de bien défendre ?

"C'est un travail collectif. Si on ne fait pas le boulot tous ensemble, ça devient compliqué. Ça part des attaquants qui empêchent les passes pouvant nous faire mal. Bien-sûr, en tant que défenseur, encaisser des buts, ça reste rageant et frustrant. Notre job, en premier lieu, c'est être solide derrière. C'était une de nos forces des dernières saisons. On bosse pour retrouver cette assise défensive, mais c'est vrai que l'on paie souvent cash la moindre faute d'inattention."

"Avec les six descentes, la priorité reste de prendre des points, à chaque journée"

Aller à Bastia-Bastia, avant-dernier, mais pas vraiment largué non plus au classement, c'est un match piège par excellence, surtout que vous n'avez toujours pas gagné à l'extérieur cette saison en championnat…

"Ils ne sont pas mal classés dans un championnat où les positions sont si resserrées. Tout peut aller très vite. Ce sont des séries qui peuvent nous permettre d'être mieux classés, d'ici la trêve. Avec les six descentes, la priorité reste de prendre des points. Un gros match nous attend à Bastia, vendredi. Il pourrait nous faire du bien pour construire une série depuis nos deux succès en coupe. Le fait de ne pas avoir encore gagné à l'extérieur est relatif. En National, domicile ou extérieur, on vise toujours les trois points. La saison est longue. Mais si on peut se rapprocher des 40 ou 42 points le plus tôt possible, ce serait une bonne chose."

Le 19 novembre, vous irez à Grenoble pour le 8ème tour de la coupe de France. Chez une Ligue 2. Pour vous, que représente cette occasion-là ?

"C'est toujours spéciale la coupe de France. Ça reste une belle épreuve pour les clubs amateurs. Tous les joueurs veulent affronter une Ligue 1 ou Ligue 2. Là, on s'y rendra sans aucune pression. Aujourd'hui on est surtout concentré sur Borgo. Mais très vite on s'y penchera, surtout si on gagne à Bastia !"

Vous avez effectué votre rentrée le jour du derby contre Bourg (3-2, 7ème journée), face à une attaque bressane très vive (El Ouazzani…) et qui vous a posé beaucoup de soucis ce jour-là. Physiquement vous étiez encore un peu juste mais le coach tenait vraiment à vous aligner en défense. Vous vous attendiez à souffrir autant ?

"Dans ce derby, j'avais souffert, c'est vrai. C'était un match très compliqué. Je n'avais pas joué depuis presque un an ! Et on le ressent énormément sur les courses. On a du mal à se déplacer. Ce n'est pas l'un de mes meilleurs matches avec Villefranche, c'est sûr ! Mais il fallait bien que je passe par-là pour retrouver des jambes, du rythme. Je ne suis pas encore à 100%, et je le sais. Il n'y a qu'en enchaînant les matches, que ça reviendra. On était tombé sur des éléments qui allaient vite. Cela m'a fait faire beaucoup de courses longues. J'ai essayé de les rattraper (rires) ! On était sortis du match avec une belle victoire à la clé mais personnellement je n'étais pas satisfait de ma prestation. Je sais que je peux faire mieux. Mais il faut savoir relativiser, je revenais de loin. C'était mon premier match avec l'équipe depuis longtemps. J'étais heureux de sortir sans pépins."

"Je ne suis pas encore à 100%, et je le sais. Il n'y a qu'en enchaînant les matches, que ça reviendra"

Dans un match pareil, être pris de vitesse par un attaquant, souffrir défensivement, on tient sur quoi ? Le mot du coach ? Le regard des coéquipiers ?

"Quand tu te trouves dans cette situation, mentalement, il faut savoir être costaud. Jouer intelligemment. Prendre du recul, anticiper. Tout se joue surtout sur le placement en évitant les courses inutiles, en essayant de récupérer quand le ballon se trouve loin. C'est pour ça que je ne montais pas trop sur coup-de-pied-arrêté pour essayer de récupérer même si c'est toujours compliqué, quand on est défenseur d'avoir des temps morts. Il faut savoir être patient. Aujourd'hui, je me sens de mieux en mieux. Je vais tout faire pour remonter le curseur de mon propre niveau."

Cette saison, au niveau des recrues dans votre effectif, le manque d'expérience du niveau National est une composante plus marquée que d'habitude. Ça peut jouer en votre défaveur dans la quête de maintien ?

"On a pas mal de joueurs qui sont jeunes dans le groupe. Justement, c'est notre rôle, nous, les anciens, de les guider davantage par rapport aux attentes de ce championnat. Ils nous apportent leur fougue et ont tous envie de bien faire. Il faut que la mayonnaise prenne, entre tous. Je ne suis pas inquiet par rapport au maintien. On a l'effectif pour cela. Il faut mettre les ingrédients. Mais il ne faut pas se relâcher. Il faut faire des efforts tous ensemble, quotidiennement."

Même si Concarneau commence à créer un petit écart dans ce championnat, en tête, cela reste une compétition très ouverte. Vous lisez quelle hiérarchie de ce National pour l'instant ?

"La place actuelle de Concarneau est méritée. Ils ont la plus belle équipe du championnat, pour le moment. Les autres formations, ça reste irrégulier. Mais tout peut aller très vite. C'est une saison vraiment aléatoire. On ne sait rien de qui va monter ou descendre. C'est fou et ça risque de le rester encore longtemps."

Votre équipe a concédé à Concarneau (4-1), récemment, sa plus large défaite de la saison. Après ça, le sentiment qui domine épouse quelles formes ?

"Tu n'as pas trop le choix. Tu n'as qu'une envie : bien bosser la semaine pour préparer le match suivant. Ça ne fait jamais plaisir de perdre sur un tel score. Mais c'est derrière nous. On a vite basculé sur le match de coupe, à Rhône-Vallée. Là-bas, la qualification (3-2) nous a fait du bien. Mais si le championnat est long, on n'oublie pas ce qu'il faut gommer quand on perd de cette manière à Concarneau."

"Jimmy Nirlo, c'est un bouclier de plus devant nous, au milieu"


Contre Nancy (2-0), vous étiez dans l'axe à trois derrière, sans Nirlo monté au milieu. Que vous apporte ces ajustements ?

"Jimmy (Nirlo), au milieu, apporte sa combativité. Il récupère énormément de ballons dans cette position. Il y a un équilibre meilleur dans l'équipe pour nous, défenseurs."

C'est un bouclier de plus devant vous ?

"Exactement. Derrière on essaie de ramasser les miettes qu'il laisse ! (rires). Mais il n'en laisse pas beaucoup, franchement ! C'est un bosseur et un super mec, important pour l'équipe."

Lui et Rémi Sergio, ce sont vos certitudes individuelles de ce début de saison ?

"On connait leurs qualités. Rémi (Sergio), c'est un joueur extraordinaire, du niveau supérieur au National. Jimmy, lui, ne lâche jamais rien. Il gagne tous ses duels. Je l'ai rarement vu en difficultés."

Vous avez fini le match contre Nancy avec beaucoup de combativité, c'est une nouvelle facette de votre jeu, savoir laisser de côté l'esthétique pour plus d'efficacité, parfois ?

"Cela peut aider, parfois. On a un jeu de possession, mais il y a des matches où on ne pourra pas se reposer sur ce style, en étant plus sur du jeu direct. Mais cela ne nous fera pas renier notre ADN. On est parés à plusieurs éventualités qui se présentent dans ce championnat."

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