AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Josué Ahouré : "Je ne me prends pas la tête !"

Football FCVB/Josué Ahouré : "Je ne me prends pas la tête !"

Auteur de très bonnes entrées en jeu lors des deux premières journées, l'attaquant du FCVB passé par Grenoble et Cuiseaux-Louhans, ne se fait pas une montagne du National, un championnat qu'il découvre à 27 ans.
Football FCVB/Josué Ahouré :
Léo Calistri - Le grenoblois, ici en amical face à Troyes, n'a pas mis longtemps à prendre la mesure de son nouveau défi caladois où il a marqué deux fois pendant la phase de préparation.

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De lui, on a le souvenir d'une date. Celle où deux destins se croisaient. C'était un 14 novembre 2015. Un septième tour de coupe de France à Chasselay où il avait marqué son premier avec Grenoble (1-3), le troisième de sa formation, un jour où en face, Ludovic Giuly disputait son dernier match avec le club de son enfance. Josué Ahouré avait 22 ans à l'époque. Un âge tardif pour éclore à cette échelle avec le club de sa région, Grenoble, alors en CFA avec Jean-Louis Garcia sur le banc. A cette arrivée dans le foot, sans passer par un centre de formation, il avait un jour raconté cette anecdote qui dit beaucoup de sa fraîcheur : "À la base, je ne faisais pas de foot du tout. Je jouais juste dans le quartier avec un groupe de gars qui étaient à l'AS Martinerois (ndlr : À Saint-Martin-d'Hères, commune voisine de Grenoble). Il y en a un d'entre eux qui m'a dit un jour « tu cours vite, tu devrais prendre une licence » et c'est parti de là. Pour mon premier match, je mets un coup-franc. C'était en 2008 avec les moins de 15 ans." Le temps s'est écoulé depuis pour le voir s'installer en Calade cet été, après deux belles saisons avec Louhans-Cuiseaux où il aura inscrit 14 buts en championnat (N3-N2). Et ce matin, aux côtés de son nouveau coach Alain Pochat, il est revenu sur son début d'aventure en Calade. En National.

Josué Ahouré, comment vivez-vous ces premiers mois avec le FCVB. Vous disiez cet été que vous étiez là pour apprendre ?

"Je n'aime pas faire des comparaisons mais si je dois en faire, le National ne ressemble pas à ce que j'ai connu jusqu'ici. Tout va plus vite. Il y a matière à progresser. J'essaie de m'adapter au plus vite, avoir le plus de temps de jeu possible."

Quel ressenti avez-vous eu sur les deux premiers matches de National (SC Lyon, Cholet) où vous êtes entrés en jeu ?

"Tout est plus dur, au niveau de l'intensité, dans les duels, dans le jeu. Je me suis bien senti au cours de ces matches, en répondant présent. Il y a encore des détails à régler mais ça va venir."

Devant vous il y a quand même beaucoup de concurrence…

"C'est ça le foot ! Je préfère être dans cette situation qu'arriver dans un club avec moins de concurrence. Dans ce cas-là, tu ne progresses plus, tu ne veux pas voir plus haut. Là, je découvre une très bonne concurrence. Ce sont tous de bons gars, en plus."

En sortant de Cuiseaux-Louhans après de belles saisons, qu'est-ce qui a fait pencher la balance en faveur de Villefranche dans votre choix ?

"Je connaissais déjà le club et je le suivais parce que des amis jouaient ici. Je suis de Grenoble et j'appréciais Villefranche avant de venir. Le projet de jeu du coach a beaucoup compté aussi."

"Une équipe qui va vers l'avant"

Avec les conditions sanitaires actuelles les joueurs et les clubs vivent un début de championnat inédit. Beaucoup de matches sont déjà reportés en semaine. De votre côté, comment percevez-vous tout cela ?

"Cet aspect-là, on essaie de ne pas y penser. Le fait ensuite de jouer le lundi ou le mardi, ça ne nous gêne pas trop. C'est plus serré pour le staff. On se concentre plus sur le jeu."

Vous êtes attaquant et le coach Alain Pochat vous a fait rentrer comme piston gauche face à Cholet (0-0). Vous gérez ça comment ?

"A Echirolles, il y a longtemps, j'avais joué milieu gauche mais c'était pas du tout le même rôle. Là, c'est très différent. On va dire que j'ai quelques bases mais il faut hausser le niveau ! Je suis capable de jouer à gauche aussi dans ce rôle-là"

Il faut avoir plus de "caisse" en piston gauche…

"Devant aussi ! On court beaucoup. Quand je suis entré contre Cholet, à 0-0, sur ce poste (en relais de Pagerie), je me suis surtout dit qu'il ne fallait pas perdre de ballons. A 0-0, c'était une bonne pression. C'est pour ça que je fais du foot."

Comme tous les nouveaux tu es assez attendu à Villefranche…

"Attendu ? Je ne sais pas. Je ne ressens pas les choses comme ça. J'ai commencé le foot assez tard. Je n'ai pas cette notion de pression. Je ne me prends pas la tête. Il y a des enjeux mais il ne faut pas oublier que l'on fait du foot une fois que l'on est sur le terrain. En plus on est dans une équipe qui va vers l'avant. C'est ce qui est plaisant, tenter des trucs."

Ralph Neplaz

Correspondant local de presse.

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