AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Jean-Christophe Bouet : "on n'est pas une petite équipe !"

Football FCVB/Jean-Christophe Bouet : "on n'est pas une petite équipe !"

Le gardien du FCVB, toujours aussi serein, évoque le vécu commun du groupe caladois qui, avant d'affronter Laval, candidat à la Ligue 2, ce vendredi, n'éprouve aucun complexe dans un championnat jamais avare en surprise.
Football FCVB/Jean-Christophe Bouet :
FRANCK CHAPOLARD - S'il n'a joué qu'une saison à Laval (2018-2019), ici à droite lors d'un déplacement à Chouffet en novembre 2018, Bouet, à gauche sous le maillot caladois ce lundi face à Sedan, porte un regard lucide sur deux clubs qui comptent, en National.

SPORTSFCVB Publié le ,

Mercredi en conférence de presse, accompagné de son coach Hervé Della Maggiore, avant de se coltiner, le lendemain, huit heures de car pour rejoindre Laval, son ancienne maison (2018-2019) où il a gardé de bons souvenirs, Jean-Christophe Bouet est venu parler des ambitions du FCVB, ce club auquel il a rendu une première saison de haute tenue. Et à 38 ans, le natif de Dax promène un appétit de compétition qui dit, en partie, ce qui anime le vestiaire caladois.

On a eu la sensation, sur ces deux premières rencontres du championnat, à Bourg et face à Sedan, que vous êtes repartis sur les mêmes bases que la saison dernière, en ayant autant de boulot dans les buts…

"Je travaille pour ça. Devant moi j'ai de sacrés clients ! Que ce soit Jim (Nirlo), Nico (Flegeau), Kevin (Renaut), ce sont de bons patrons et je suis content de les avoir avec moi. Je voudrais revenir sur Jim d'ailleurs et ce qui a été dit sur sa prestation. Je ne pense pas que sa première mi-temps contre Sedan ait été aussi catastrophique. Il nous sort deux ballons très importants. Certes, il avait un mec qui allait vite (Geran) mais il ne s'est pas créé d'occasion franche. On a été très dur avec lui, parce qu'en deuxième mi-temps, il a été très bon. Il a gagné ses duels de la tête, ses choix de relance ont été bons. Je suis plutôt content d'avoir un gars comme lui avec autant d'expérience dans notre équipe."

Avoir une charnière aussi expérimentée est-ce une assurance de solidité dans ce championnat ?

"Vous pouvez regarder les autre défenses du National, je ne sais pas si il y a autant d'équipes qui ont autant d'expérience qu'eux. Je préfère ce cas de figure à des jeunes, comme j'ai pu le connaître dans d'autres équipes auparavant, qui commettent des erreurs..."

Sedan comme sans doute d'autres équipes, n'a pas hésité à venir vous chercher plus haut, avec autant de possession. Comment vous préparez-vous à ces situations ?

"On s'adapte. Les équipes qui viennent chez nous savent qu'on a fini troisième du dernier championnat. Bien-sûr qu'on est attendus ! L'effectif n'a pas beaucoup bougé. On a des valeurs sûres du championnat. On a réduit l'effectif mais on reste compétitifs."

"Si on parle de noms ronflants on a aussi des arguments à faire valoir "

Vous sortez d'une prestation à domicile dans un contexte de retrouvailles avec le public. Quels ont été vos ressentis ?

"On apprécie d'avoir du monde au stade mais très sincèrement quand on est dans le match, c'est le rectangle vert qui prime. C'est ce que je ressens pendant un match. Mais, évidemment, revoir des gens heureux d'être là dans les tribunes, à la buvette, ça procure de la joie. Cela nous sort tous de cette année et demi qui a été relativement pénible. Même si je ne suis pas un grand partisan de la vie sociale, ça m'a fait beaucoup de bien."

L'absence de public a-t-elle pesé dans votre parcours l'an dernier ?

"On a fait comme tous les joueurs, on a été obligés de s'adapter. Maintenant, si on pouvait revenir à la vie d'avant, ce serait une très bonne chose, pour tout le monde."

Après deux matches joués en National, quel est l'état d'esprit du groupe ?

"En National, la première chose qu'il faut se dire, c'est "sauve-toi vite" avant de songer à aller en Ligue 2."

Vous défiez Laval, un club qui a beaucoup recruté avec des noms ronflants (NDRL : Roye, Da Silva…) habitués au National. Comment Villefranche peut-il se positionner par rapport à ce genre d'équipe ?

"Des noms ronflants ? Vous pouvez aussi regarder notre équipe. Si on parle de noms ronflants on a aussi des arguments à faire valoir. On se focalisera d'abord sur nous. Laval je connais parce que j'y ai joué. C'est une ville où tu es obligé d'avoir des résultats. Il faut que la mayonnaise prenne. On est moins dans cette pression-là. On est, entre guillemets, un petit club de National mais on n'est pas une petite équipe ! Dans ce championnat, il n'y a d'ailleurs pas de petites équipes. Laval reste un super club, attention ! Ils ont des supporters très exigeants et ça peut parfois se retourner contre eux."

"Très content de revenir à Le Basser…"

C'est une équipe qui a démarré par deux défaites…

"On est qu'à la deuxième journée ! Quand j'y étais, nous étions derniers après deux journées, à la trêve on était premiers et on avait fini à la quatrième place. Chaque année, il y a là-bas un renouvellement d'effectif. Nous, à Villefranche, nous sommes dans une certaine continuité, avec nos forces."

Y revenir vendredi, ça signifie quoi pour vous ?

"Revenir à Francis Le Basser, j'en suis très content. C'est un club qui m'a beaucoup marqué. J'y étais bien. Il y a des circonstances et des personnes qui, bien heureusement pour le club n'y sont plus, m'ont amenées à partir. Je sais qu'il y aura du monde au stade mais aujourd'hui je suis à Villefranche."

Vous aurez en face de vous, Alexis Sauvage, un ancien de la maison caladoise. C'est un gardien avec qui vous partagez des similitudes ?

"C'est un très bon gardien. On a à peu près le même profil. Il a ramené des points à Laval l'an dernier. J'aime beaucoup son profil qui est similaire au mien. Mais encore une fois, chacun gardera les buts de son équipe et donnera le meilleur."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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