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Football FCVB/Barrages Ligue 2 : Une saison à mille tournants

Des barrages amers vécus à Niort, il y a un an, à la double confrontation face à QRM qui se ferme demain, la saison du FCVB n'a pas été un long fleuve si tranquille. Récit d'un long parcours, révélateur d'un groupe arrivé à maturité.
Football FCVB/Barrages Ligue 2 : Une saison à mille tournants
Archives FRANCK CHAPOLARD - Quelle que soit l'issue de la saison du FCVB, le cru 2022-2023 sera un des meilleurs de ces dernières années en Calade.

SPORTSFCVB Publié le , RALPH NEPLAZ

Si les plus beaux parcours, ou les plus éreintants, se nourrissent souvent des douleurs endurées qui deviennent au fil des semaines des cicatrices, la saison de Villefranche en National, n'a pas manqué d'épreuves qui soudent un groupe, qui lui donnent matière à révéler des caractères. Et cela est une histoire par étapes. Le plus loin que l'on remonte, questions peines qui ne s'effacent pas si vite, se situe ce samedi 22 mai 2021 à Niort, dans les cursives du désuet stade René-Gaillard où les Caladois ont craqué dans les 12 dernières minutes (0-2) ne parvenant pas à conserver l'avantage acquis à l'aller (3-1). Aucun joueur ne viendra s'exprimer en conférence de presse dans un si menu espace, sorte de cajibi, où des collègues s'étonnent du silence des Caladois, trop abattus pour pouvoir trouver les mots après une telle conclusion, aussi amère qu'indigeste. Mais au bout de quelques minutes, arrive le coach Hervé Della Maggiore qui vient de vivre sa troisième désillusion dans ces barrages. Sonné lui aussi, il évacue vite son cas personnel et songe surtout à son groupe : "J'ai une grosse pensée pour mes joueurs et mon staff. Ils ont montré qu'ils avaient la qualité pour jouer au niveau au-dessus. On n'ira pas en Ligue 2. Mais ça n'enlève en rien à ce qu'ils ont fait". Avant d'ajouter, plus loin, comme un trait-d'union posé sur la saison suivante : "Lorsque je suis arrivé à Villefranche, cet hiver, au bout d'une semaine, je me suis dit qu'il fallait faire durer les choses avec ce groupe. Dans le moyen terme voir le long terme. C'est un groupe travailleur, de qualité et à l'écoute. Et il a encore beaucoup de choses à vivre".

Comment se relever après Niort ?

Dans les semaines suivantes, il perdra pourtant un piston précieux (Fleurier), son meilleur atout offensif (Blanc) et l'attaquant Garita (avec moins de regrets…), tous partis à Bourg, rejoindre leur ancien coach Alain Pochat alors que l'altruiste attaquant Segbe, très apprécié du groupe, connaîtra, lui, la Ligue 2 à Dunkerque, en laissant des souvenirs pour la vie, en Calade. Sur Instagram il a cette déclaration : "J'ai l'impression de quitter une femme que j'aime toujours. Merci pour ces moments incroyables." Tous ces départs, signe d'un attachement certain à la Calade, laisse une sorte de vide, que les nouveaux combleront vite. Une page se tourne. Lentement. L'enfant du pays, Maxime Jasse, qui aura peu joué, s'en va à Macon. Il sait dire aurevoir et évoque Della Maggiore, dans la gestion d'un groupe mâture : "Hervé a fait preuve d'intelligence en arrivant sur la pointe des pieds et en nous disant que ce que nous faisions était positif tout en soulignant le travail extraordinaire d'Alain Pochat. Il a amené sa touche personnelle. Je le répète, il a eu cette intelligence-là. Beaucoup de coaches auraient fait à leur manière et basta ! Je le remercie pour ça. Il est quand même tombé sur un groupe qui savait prendre ses responsabilités."

A la reprise, cet été, Della Maggiore mise sur un groupe restreint

Cet été-là, à la reprise, on retrouve un Della Maggiore assumant le choix de démarrer la saison avec un groupe restreint, où les renforts (les défenseur Martin et Romany, le polyvalent Nirlo, le milieu offensif Khous et en dernière minute l'attaquant Guezoui qui jouera peu) se grefferont naturellement au noyau des anciens bien en place : les Bonenfant, Bouet, Flegeau, Renaut, Sergio, Taufflieb, Pagerie"Mentalement, plus personne ne parle de Niort, c'est du passé. Tout le monde se projette sur la saison qui vient", se réjouit HDM qui prend soin d'évoquer aussi la fin du feuilleton Nîmois dont les déboires financiers ont fait espérer une partie de la Calade au repêchage pour finalement repartir en National : "Quand le président (Philippe Terrier) m'a parlé de cette possibilité de repêchage, fin mai, je lui ai dit qu'il ne fallait pas se mettre ça en tête, et surtout pas dans les esprits des joueurs qui avaient déjà pris un sacré coup en ne montant pas, alors si en plus on leur dit qu'ils vont être repêchés et que cela ne se produit pas, c'est un deuxième coup de massue à digérer. Je m'étais programmé pour repartir en National et c'est ce que je disais aux joueurs lors des entretiens. Ils devaient se focaliser sur le National, là où on va bien redémarrer." Le premier match de la saison aura lieu dans son ancienne maison bressane, ce stade Verchère qui offre de précoces retrouvailles aux Beaujolais et Aindinois.

Quand Armand-Chouffet découvre Simon Elisor…

Le nul inaugural (1-1), fait émerger, déjà, le mental de fer des Caladois, symbolisé par Jimmy Nirlo, auteur de l'égalisation du FCVB, là où il a laissé bien plus qu'un nom… Bonenfant, le meilleur piston droit du précédent championnat, exclu pour deux avertissements, entame sa saison du mauvais côté de la pente. Mais à Laval, chez un candidat pour la montée, lors de la 3ème journée (0-0), remonté, il marque de la tête sur corner, un but valable finalement refusé par l'arbitre, 30 seconde après l'avoir accordé - le défenseur Nirlo semblait en position de hors-jeu, masquant Sauvage, le gardien mayennais -, il a ce commentaire : "En rigolant, j'ai eu l'impression que c'est le premier but refusé en National par la VAR ! Si l'arbitre de touche qui a vu tout ça, sans la vidéo a pris cette décision, ça reste quand même étonnant. Ce qui a vraiment surpris toute l'équipe c'est de voir l'arbitre central siffler si tard, au moins trente seconde après le but." Le moral est (presque) au beau fixe, fin août, car le FCVB, en réussite et serein, a ouvert son compteur-victoire à domicile face à Sedan (1-0) avec la découverte d'un attaquant Simon Elisor qui inscrit-là, le premier de ses 17 buts en National, dans un stade Armand-Chouffet en mode portes ouvertes où plus de 2000 personnes se pressent pour apprécier le nouveau cru d'un FCVB pourtant dans la continuité de la saison précédente. Cela laissera Villefranche, à la fin de l'été, à hauteur de Bourg, tout en haut du National, invaincu en huit journées et avec déjà cinq victoires dans la valise, souvent sur cette marge de 1-0 qui dit la solidité de l'ensemble, le réalisme surtout.

Elisor-Dabasse, la bonne entente

La première claque se vit à Annecy, début octobre (2-0). Un lundi soir où Villefranche souffre vraiment face au pressing très haut des Annéciens, qui leur chipent la seconde place. Au micro de Canal+, le piston gauche Adrien Pagerie, ne se cache pas : "On n'a pas su répondre à leur engagement. Cela peut arriver. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'espère que ce sera la dernière fois". En face, le futur bourreau des Caladois, l'attaquant Alexy Bosetti, vise juste : "On savait qu'ils avaient quelques difficultés au niveau de la vitesse derrière".Cela sera aussi un secteur ciblé par les futurs adversaires caladois quand bien même HDM et sa défense à trois régleront peu à peu la gestion de la profondeur tout en maintenant une qualité de première relance pour accélérer le jeu, toujours. Et puisque plus haut, Khous, Sergio en sentinelle, parviennent à trouver leur vitesse de croisière à destination du duo Elisor-Dabasse, tout va pour le mieux – ce souvenir du 4-3 ramené de Cholet après avoir mené 4-1 ! fermant ainsi une série de trois journées sans succès -, jusqu'à la trêve et ce nul à Châteauroux (0-0, Sergio s'en voudra longtemps d'avoir manqué le pénalty de la victoire). Le FCVB ne fêtera pas Noël dans la peau du leader. Seul bémol à ce joli tableau, la sortie précoce en coupe de France, au 7ème tour à Chambéry (N3), mi-novembre. "Ce jour-là, ils ont été bons. C'est tout", dira Jean-Christophe Bouet, le gardien titulaire pourtant suppléé par Caruso sur cette rencontre. Le coach Della Maggiore, passe vite à autre chose, sans alourdir le moral de ses troupes. "Son discours a été très bon, soulignera le défenseur Nicolas Flegeau. Il nous a dit de tourner la page dès le lundi suivant en pensant au match du Mans (succès 0-2). On a commencé la semaine d'entraînement sans cette chappe de plomb où tout le monde aurait pu se regarder de travers."

Quentin Martin, comme un poisson dans la Saône…

Quid des nouveaux, au fil de ces mois ? Le piston Quentin Martin, que Della Maggiore avait lancé à Bourg (L2), est comme un poisson dans la Saône. Brillant dans le Berry, en décembre, Martin est heureux dans sa nouvelle maison beaujolaise et croque dans cette vie-là, après bien des galères physiques : "Il y a, dans ce groupe, beaucoup d'expérience. Cela se traduit par le fait de ne jamais jeter la balle, de toujours bien jouer. C'est ça, l'expérience. C'est le "maître-mot" de l'équipe. Il n'y a pas un gars qui baisse la tête. Personne ne se met en retrait. C'est la force de ce groupe." Le début d'année qui arrive sera moins joyeux. Et s'il faut croire en sa bonne étoile, on dirait que celle qui protège les Caladois, depuis des mois a foutu le camp !

L'hiver est rude, Della Maggiore hausse le ton

Un vrai trou d'air ouvrira l'année 2022. Quatre journées, quatre défaites, avec à chaque fois un tarif donnat mal au crâne : deux buts encaissés par match, à Sedan (2-1), face à Laval (2-1) et Sète (2-0), à Concarneau (0-2). La sensation d'une équipe sans ressources, mentales et physiques. Avant le déplacement à Chambly, le FCVB est 5ème, à sept longueurs d'Annecy, 3ème. Le moment choisi par le coach Della Maggiore pour hausser le ton : "Il y a des attitudes défensives qui me gênent. J'aimerais voir le comportement d'une équipe qui a conscience qu'elle n'a pas encore obtenu les points du maintien. C'est un ultimatum, j'ai tiré la sonnette d'alarme pour montrer que j'avais des attentes. Si je n'ai pas de réponse, il y aura des lignes qui vont bouger." Le préparateur physique, Sébastien Rabault, au printemps, apportera un éclairage différent sur cette soudaine panne de courant, collective, vécue pendant ces semaines d'hiver. "Quand on reprend, le 27 décembre, sept joueurs ont le Covid. La semaine suivante, il y a encore sept nouveaux joueurs positifs au Covid. Quand 2/3 d'un collectif sont touchés, la reprise d'activité est impactée. Cela a duré 3 ou 4 semaines. Le but, sur cette période, c'était de ne surtout pas blesser les joueurs. Il a fallu gérer différemment la charge de travail pour ne pas perdre des gars. On a passé la vague, derrière on s'est repris."

Rémi Sergio : "Dès qu'on est moins généreux, on devient une équipe lambda…"

Un surplace plutôt mal vécu par le groupe, où comme ailleurs, tous les joueurs, à défaut d'être amis sont tournés vers le même objectif : finir sur ce podium qui les attend. L'analyse du milieu Rémi Sergio, en mars, quand justement cette vague de froid avait quitté les rives caladoises, sera franche : "On s'est remis en question, le staff, les joueurs, parce que tout le monde est dans le même bateau. Nous n'étions pas à notre niveau. Inconsciemment, et ça peut arriver, on faisait peut-être moins d'efforts. Mais quand on voit ce qu'est le National, tous les ingrédients pour exister dans ce championnat, en janvier, n'étaient pas réunis. Dès qu'on est moins généreux, on devient une équipe lambda alors que quand on est vraiment solidaires, on est difficile à jouer". Il aura fallu aussi encaisser la perte de l'homme fort du vestiaire, le défenseur central et capitaine, Kevin Renaut, victime, à l'entraînement, d'une rupture du ligament croisé antérieur du genou, la semaine qui précède la victoire lavalloise à Armand-Chouffet (1-2, le 21 janvier). Ce coup dur - qui sera suivi par celle de Martin, plus tard - a le mérite de rappeler tout le groupe a plus de solidarité, pour sortir de l'ornière. Rémi Sergio, en reprenant le brassard de capitaine, rappellera ceci : "La perte de notre capitaine (Renaut) a touché tout le groupe. Il revenait de blessure. C'était le leader de la défense, quelqu'un d'important dans le vestiaire, un boute-en-train. On a eu beaucoup de peine pour lui puis pour Quentin Martinquand il a été blessé à son tour (rupture du tendon d'Achille, à Orléans, le 5 mars). On doit continuer à se battre, penser à ses coéquipiers-là quand le bateau tangue un peu en cours de match, les jours où l'envie est moins présente. Dans ces instants, ils aimeraient bien être à notre place. Il faut que ce soit une source de motivation supplémentaire dans cette dernière ligne droite." Le capitaine du FCVB sortira une prestation XXL lors de la 28ème journée face à Cholet (3-2), en inscrivant un doublé alors que sa formation était menée 2-0 au bout de 40 minutes de jeu.

Malcom Bokele : "Je sentais que nous allions relever la tête. J'ai pas les mots pour décrire cela : l'environnement, le groupe… On est dans quelque-chose de sain."

Un vent de fraicheur va dynamiser le vestiaire de Della Maggiore avec les arrivées des jeunes Da Silva et Bokele, venus en prêts gagnants de l'Olympique Lyonnais et des Girondins de Bordeaux. L'adaptation se fait à grande vitesse, simplement, quand bien même Da Silva doit apprendre à vivre avec des papas de 30 ans, lui qui n'a pas encore 20 ans. Deux mondes se rencontrent. Et après le 0-0 concédé à Chouffet face au Red-Star, le 25 février, le jeune lyonnais qui sait ce que sont les équilibres d'un vestiaire, glisse ceci : "J'ai découvert un vestiaire familial. Une bonne bande d'amis qui ne se mettent pas la pression, qui vivent sans aucune rancune. J'apprends à les connaître. Ils me découvrent aussi et pour l'instant tout se passe bien. On espère vraiment que le meilleur est à venir". Le meilleur viendra. Pour le défenseur Malcom Bokele, la greffe est aussi rapide. Sur cette période, le Bordelais, originaire de Lyon, se dit ravi d'être là, effaçant la tempête découverte, cette crise de résultats, à son arrivée en janvier : "Quand tu arrives dans un groupe qui reste sur trois défaites et que tu joues lors d'une quatrième défaite (NDRL : 2-0 à Concarneau, le 7 février), c'est un peu compliqué comme début. Mais dans ce groupe, franchement, il n'y a que de bonnes personnes. Je sentais que nous allions relever la tête. J'ai pas les mots pour décrire cela : l'environnement, le groupe… On est dans quelque-chose de sain. Je me suis dit qu'avec des joueurs de cette qualité, dans ce contexte, on ne pouvait pas perdre des matches dans la durée."

Da Silva en livreur de caviars...

Quand s'ouvre le printemps 2022, le FCVB est redevenu cette équipe qui tient ses matches, sans paniquer, avec le retour de ce jeu court, où la relance est une base propre et le mouvement permanent une constante couplé à la possession comme assurance pour plier les matches. Da Silva délivrera sept passes décisives dans le sprint final. Bokele ne cédera rien aux attaquants rencontrés. Du 18 février au 5 mars, Villefranche de perd plus (3 succès, un nul). Et impressionne à nouveau ses adversaires. Auteur d'un bon 0-0 à Chouffet, le 25 février en Calade, Habib Beye, le coach du Red Star est dithyrambique : "C'est un très bon point par rapport à la physionomie du match où on a énormément souffert face à une équipe où n'étions pas prêt pour rivaliser parce qu'elle se connaît bien et possède des joueurs de qualité. Cette saison, on n'a jamais autant souffert pendant 90 minutes. Il faut savoir accepter la supériorité de l'adversaire, parfois, sur le plan technique. Avec l'opposition des deux systèmes, on savait que l'on serait en difficultés à l'intérieur du jeu avec des joueurs aussi mobiles que Taufflieb, Da Silva et Sergio. J'avais dit aux joueurs de l'accepter, de bien gérer cette profondeur, de mieux ressortir les ballons. On ne l'a pas trop bien fait..."

Une autre panne de courant, cependant plus brève, surviendra en mars, avec deux défaites subies à la maison (1-2 face à Annecy et 1-3 contre le Stade Briochin). Deux claques qui serviront ensuite. Ainsi, lors des 8 ultimes journées, Villefranche fera tourner à plein régime la machine à points : un nul pour sept succès ! Les réussites individuelles nourrissent le collectif. Tout le monde savoure. Le buteur Simon Elisor fera grimper son total à 17 réalisations, Sergio le passeur finira avec 12 offrandes. Tout le monde savoure la perspective de finir en apothéose à domicile lors du derby contre Bourg, le 13 mai. Un succès peut envoyer Villefranche en Ligue 2 si Annecy ne fait pas chuter Sedan au pied des Alpes. Pendant 74 minutes, les 3000 spectateurs d'un Beaujolais en feu, se voient en Ligue 2. Le FCVB punit Bourg (4-1) mais Annecy, porté par ce diable d'Alexy Bosetti, double buteur fait plier Sedan (2-0) après avoir fait mettre un genou à terre aux Caladois le 11 mars (1-2) à Chouffet.

Ainsi s'éteint le rêve d'une montée directe en L2, avec pourtant un total de 65 points qui est d'habitude celui des escouades promues au-dessus, sans attentes supplémentaires. A l'amertume succède le sursaut d'orgueil pour les barrages face à Quevilly-Rouen. Della Maggiore, à l'orée de ce 4ème épisode de ces barrages dans sa carrière, balise le chemin à venir, dans la sérénité, comme toujours : "Je n'ai pas anticipé les choses. Mais il faut qu'on soit dans la continuité. Il n'y a aucune raison de bouleverser quoi que ce soit pour ces barrages. On préparera ces deux matchs comme on le fait habituellement. Ça a bien fonctionné jusqu'à maintenant. Pas de raison de faire des choses exceptionnelles."

Della Maggiore avant d'aller à Quevilly : "Dimanche, ce serait vraiment dommage de passer à côté de ce dernier match. On va se donner les moyens d'y arriver"

Un an après avoir vécu un cauchemar à Niort, que reste-t-il de ces douleurs anciennes ? HDM, et son groupe ont bien tourné la page : "Ce barrage se jouera dans un contexte différent, face à une autre équipe. La nôtre est différente aussi. Plusieurs joueurs n'ont pas vécu ce barrage l'année dernière. Ça reste un barrage mais le contexte sera totalement différent."Cette première manche des barrages sera une leçon de pragmatisme du 18ème de Ligue 2 donnée au 3ème de National. Un succès clinique (1-3) donne un avantage conséquent aux Normands. Mais le coach de Quevilly, Fabien Mercadal temporise et prévient : "On est à la mi-temps d'un gros combat. L'enfer qu'on nous avait promis à Villefranche, j'espère qu'on pourra la proposer à Villefranche, dimanche à Diochon". Avant le retour à QRM, ce dimanche, en regardant dans le rétro le parcours vécu par son groupe cette saison, HDM livrera le synopsis d'une saison à mille tournants : "Aujourd'hui, avoir atteint la barre des 65 points en National, c'est le parcours d'une équipe qui monte. Il y aura eu de grands moments de joie. Et dans les instants difficiles, j'ai trouvé que ce groupe avait du caractère et de la maturité. Dans le jeu, on a procuré beaucoup de plaisir aux gens. Dimanche, ce serait vraiment dommage de passer à côté de ce dernier match. On va se donner les moyens d'y arriver." Pour arracher cette nouvelle chance de monter en Ligue 2. En Normandie. Un an après les larmes de Niort. Bienvenue à Quevilly-Rouen.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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