AccueilSPORTSFCVBFootball FCVB/Barrages : la fin d'un si grand rêve…

Football FCVB/Barrages : la fin d'un si grand rêve…

Le scénario final (2-0) a été d'une grande cruauté pour les Caladois, qui ont perdu en trois minutes tout le bénéfice acquis au match aller (1-3).
Football FCVB/Barrages : la fin d'un si grand rêve…
Rayane Aouar - Toute la déception caladoise dans cette image de Désiré Segbé, qui aura, une fois encore, porté les espoirs offensifs du FCVB, sans trouver la faille, cette fois-ci.

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Des scènes de liesse que tout Villefranche aurait voulu vivre, sans doute, à distance. Des Caladois à terre sur cette pelouse René-Gaillard, désormais maudite pour eux, des Niortais célébrant la joie de s'être tirés d'affaire, au prix d'une seconde manche plus forte en tout : de l'intensité, de la possession et de la réussite. C'est une drôle d'atmosphère qui aura escorté la fin de ces barrages pour accéder à la Ligue 2. L'image est rude, les deux buts de Lebeau (78e) et Kemen (81e), deux flèches d'une douleur infinie qu'il va pourtant falloir oublier, en Calade, pour construire une suite plus favorable, si un jour prochain une telle occasion se présente.

L'amertume de cette conclusion a été encore plus rude parce que Vllefranche est tombé sur le terrain de ce jeu où jamais les calculs n'étaient inscrits sur le panneau de ses ambitions. Cruel aussi de lire ceci : "Le plus important était de se maintenir avec le jeu, c'était la seule solution pour prendre l'avantage sur nos adversaires" a justement souligné Sébastien Desabre, le coach niortais dont les choix d'intégrer trois hommes forts de son groupe – Passi le défenseur, Louiserre le milieu et capitaine, Jacob son principal atout offensif – dans son équipe, auront tout changé, finalement.

On a longtemps cru que Villefranche trouverait des ressources pour tenir ce 0-0

Car en première période, pour une fois, la possession n'était pas caladoise, mais les frayeurs, si. Tout a été une épreuve derrière : les difficultés à gérer la profondeur pour les trois axiaux (Dauchy, Lauray, Flegeau), Jacob étant une menace permanente, dans ses déplacements et sa capacité à peser près de la surface, et cette pression subie dès la première relance. On a, ensuite, longtemps cru que Villefranche trouverait des ressources pour tenir ce 0-0, en mangeant le chrono puisque le temps jouait en sa faveur, une bonne partie de la seconde période, quand Blanc, Garita, Segbé traversaient la nuit niortaise sans leur habituelle réussite dans les 25 derniers mètres.

Mais il serait tellement cruel de leur en vouloir au bout d'un tel marathon, ces douze matches sans chuter depuis mars, et ces espoirs essaimés dans tout le Beaujolais. Il faudra, une fois encore, des jours entiers pour oublier les larmes de Segbé, Taufflieb et tous leurs coéquipiers, les cent pas de déception de Garita, le long de la piste d'athlétisme de ce stade René Gaillard devenu une terre de peine, un samedi soir de mai, bien loin du bonheur de Chouffet, mercredi. "J'ai une grosse pensée pour mes joueurs et mon staff qui ont démontré les qualités pour être au-dessus. Cela n'enlève rien à ce qui a été accompli", a glissé l'entraîneur Hervé Della Maggiore, au bout d'une nuit où, lui aussi chassait le souvenir de ces deux cauchemars vécus avec Bourg et Ajaccio en ces mêmes barrages. Ce sera pour une autre fois. D'autres joutes, demain, se présenteront à ce groupe caladois soudé jusqu'au bout. La fin d'un si grand rêve n'est pas toujours une fatalité.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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