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Football FCVB/Arnold Garita : "On essaie d'être une équipe caméléon"

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Football FCVB/Arnold Garita : "On essaie d'être une équipe caméléon"
FRANCK CHAPOLARD - Décisif encore hier, Garita au coeur de la défense bretonne a lutté sans compter, avant de céder sa place à Dabasse.

Auteur de son quatrième but de la saison face à Saint-Brieuc (1-0), l'avant-centre du FCVB, enfin débarrassé de ses soucis au genou, évoque la bonne série actuelle d'une équipe caladoise qui aura besoin de maintenir cet élan pour quitter la zone de relégation dans les journées à venir.

Hier soir à Armand-Chouffet, dans l'ambiance d'un après match rendu plus léger par la victoire du FCVB, la question sur le joli but caladois – cette talonnade dans la surface de Segbe pour la conclusion de Garita, façon Brésil dès la 3ème minute – a fait réagir son coach Alain Pochat, qui sur le ton de la plaisanterie a sorti cette punchline : "Commencez pas à l'enflammer !". Garita a tempéré l'instant et répondu ceci qui résume le bon passage du FCVB : "Si nous ne sommes pas solides sur ce match, si Désiré (Segbé) ne fait pas cette passe, on ne fait pas ce genre d'action. C'est surtout un beau but collectif qui va encore plus nous souder. On devra garder cette notion de groupe pour être performants." Avec trois succès lors des trois dernières journées, la sortie de zone rouge est enclenchée. Et cela suffit au bonheur du moment d'un buteur retrouvé, qui n'a qu'une idée en tête : enchaîner.

Comment avez-vous vécu ce début de saison ?

"C'était un peu compliqué pour moi. J'étais blessé pendant presque toute la première partie de saison. J'ai été soutenu par le coach et le staff qui ont compris ma situation. Quand on est blessé et abandonné par tous, c'est beaucoup plus difficile à vivre. Je n'ai pas eu ce sentiment, ici. C'est la première fois que je ressens ça. J'ai fait beaucoup de clubs et là, avoir un tel soutien, c'est rare. C'était extrêmement positif. Cela m'a fait beaucoup de bien. Avant de venir ici, je me souviens qu'un de mes coaches disait que quand tu es blessé, tu n'existes pas. A Villefranche, ce n'est pas le cas."

La notion d'attente qui pèse sur vous a-t-elle été lourde à porter pendant cette période où vous étiez blessé ?

"Quand tu es attendu et que tu ne peux pas t'exprimer, c'est difficile. J'avais envie de jouer, sans forcément faire n'importe quoi et revenir trop vite. Mais tout le monde, dans le staff ou chez le kiné, m'a encouragé. J'étais tout le temps accompagné. Il a fallu que je me prenne en main pour soigner cette blessure qui remontait à Boulogne, l'an dernier. Quand je suis arrivé ici, je n'ai pas caché cela. J'ai été honnête. Le coach était prévenu. Aujourd'hui, je ne suis pas encore à 100% pour tout donner. Il faut continuer à travailler. "

"J'avais vraiment envie d'aider l'équipe "

Quel était votre rapport avec le reste du groupe caladois pendant cette période sans jouer ?

"Il était comme aujourd'hui. Je n'étais pas exclu de la vie du groupe comme tous ceux qui ne jouent pas en ce moment. Ce sont tous de bons gars. Personne ne se sent abandonné. J'avais vraiment envie d'aider l'équipe parce que nous n'étions pas dans une bonne situation."

Vous êtes sur une série de trois victoires avec à chaque fois un but pour vous. Le match qui a déclenché cela, face à Orléans (1-0) début décembre, était-il une revanche sur ce début de saison gâché par cette blessure au genou ?

"Sur ce match-là, on sentait une certaine pression (NDRL : le FCVB était dernier du National). Quand une équipe perd, il y a forcément des choses qui se mettent en place… Je ne me prenais pas la tête avec ça. Il y avait un match à ne pas perdre. Toute l'équipe le savait et était dans le même état d'esprit. On était tous derrière le coach parce que quand tu ne gagnes plus, le changement d'entraîneur peut arriver. On voulait, collectivement, redresser la situation. Le coach n'a jamais été inquiet, moi non plus. Aujourd'hui, on peut le dire. Et je ne me fais pas de soucis pour la suite."

Vous ressortez comment d'un succès sur Saint-Brieuc (1-0), une équipe aime la possession ?

"J'ai été un peu moins bien pour garder les ballons. Cela peut arriver. On a eu l'impression de voir, en face de nous, le Villefranche du début de saison : une équipe qui joue bien mais qui perd à la fin. On a gagné en maturité dans notre jeu, en écoutant mieux les consignes du coach sur le fait qu'il fallait savoir attendre, aller les chercher ou fermer l'intérieur de leur milieu. Malgré tout, ils sont parvenus à bien sortir mais on a été solides défensivement. Si nous sommes la deuxième meilleure défense, cela fait aussi partie d'un tout, collectivement. On a compris que parfois, trop jouer peut nous mettre en difficultés. En National, ce ne sont pas ceux qui jouent le mieux au ballon qui montent. On essaie d'être une équipe caméléon. L'objectif, c'est sortir de la zone des relégables. Il faut faire preuve d'humilité. On peut vite redescendre au classement, dans ce championnat très difficile."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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