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Football/Coupe de France : Chasselay a touché les étoiles !

On ne marche jamais seul.

SPORTSFootball Publié le ,

Quel que soit le destin de chacun, on est forcément les héritiers d'une histoire. En Coupe de France, surtout au niveau amateur, tout le monde sait bien cela. C'est même dans le puits profond des exploits d'autrefois que se cachent les miracles d'aujourd'hui. Et aujourd'hui, pour Chasselay, c'était samedi dernier, face à Istres, club de fin de tableau de Ligue 2. Autant dire que la montagne à gravir était haute. Mais il est des sommets inatteignables qui, l'espace d'un grand jour, deviennent des petites collines franchissables. Avec du cœur, du courage et beaucoup d'altruisme. Ne pas penser à soi, ou du moins seulement à la fin. Et le crier bien fort. Pour que ça reste. Pour que demain les enfants des Ertek, Jaccard, Giuly, Bah, se racontent cette histoire-là, celle de leurs pères qui, un jour, se seront mesurés à Istres puis à Monaco. Chasselay est donc en 16e de finale de la Coupe de France. Une première. Qui vient s'ajouter à la page écrite par les anciens (Dominique Giuly, Gérard Leroy), dans cette épreuve. Il y a dix ans, jour pour jour, Nantes avait stoppé les rêves de voir plus loin, en 32e (2-1). Et ce jour-là, le buteur Kamel Boudjellabah avait sans doute sur la conscience une tonne de regrets qui jamais ne s'effaceraient. Dix ans plus tard, celui qui n'est plus sur le banc dans le staff chasselois avait quitté la Suisse, là où se situe désormais son quotidien, pour oublier les larmes de 2004. Et lorsque le portier Daniel Jaccard, au bout de cent vingt minutes de jeu irrespirables, est sorti victorieux de la cruelle série des tirs aux buts, il est devenu le nouveau héros de cette épopée en marche, en 2014. Et Boudjellabah, comme d'autres d'ailleurs, pouvaient alors pleurer, mais de joie. Car la portée de l'exploit des hommes de Santini est encore difficile à percevoir. Tout simplement parce qu'elle n'est pas encore fermée. Jaccard en muraille, Leroy en marchant Sur l'instant, on ne mesure rien. Monaco n'est pas encore à l'horizon des bonheurs possibles. Istres est encore vivant. Pour le moment. Savourer donc. Le but de Giuly d'abord (51e), servi par Bah, décalé par ce diable de Romain Simsek à l'audace contagieuse. 1-0 et ensuite se servir des expériences des uns et des autres pour tenir face à Jérôme Leroy qui même en marchant, à 39 ans, reste un joueur hors norme. Tenir donc. Alioui et Genet dans l'axe ont sorti le match de leur vie. Sur les ailes, Soudain, dont on peut aisément penser à un avenir au-delà du CFA, et Bugnet (remplacé par Ertek, en mode "lion") ont "mangé" leur couloir avec férocité. Au milieu, Simsek, Mauvernay et la paire Douline-Traoré ont fermé les espaces et joué juste durant tout le match. Le reste, Bah, en combattant, et surtout Ludovic Giuly, s'en sont chargés. Certes il y a eu des frayeurs. Diarra a égalisé (1-1, 68e). Certes, Pasqualetti a multiplié les bouleversements tactiques. En vain. Jaccard, même blessé, était infranchissable. L'histoire retiendra que Genet, Douline et Ertek ont réussi leurs tirs au but dans un stade Ludovic-Giuly qui n'aura jamais aussi bien porté son nom. Elle se souviendra aussi de cette tribune Gérard-Leroy remplie d'allégresse au coup de sifflet final. Il était temps ensuite, après tout ça, dans un vestiaire et un club house en fusion de se souvenir des belles choses, du prestige des équipes du pays, passées un jour par Chasselay. Marseille en 1983, Nantes en 2004. Sur les murs, des photos de ces anciens-là racontent cette belle histoire. Il va désormais falloir trouver un peu de place pour encadrer celle de la bande à Giuly. Le plus haut possible. Surtout en Coupe de France. La suite au prochain chapitre… Ralph Neplaz Correspondant local de presse

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