AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeFleurie : éméché, il attaque ses voisins au marteau et au couteau

Fleurie : éméché, il attaque ses voisins au marteau et au couteau

L'homme, au passé judiciaire chargé, a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal de Villefranche, mardi 10 janvier. Il avait dégoupillé à la suite d'un apéritif particulièrement arrosé.
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© David DUVERNAY - Photo d'illustration

ACTUALITESFaits divers / Justice Publié le ,

Il était venu s'installer l'an passé à Fleurie pour tenter de mettre derrière lui une vie de délits. Mais son addiction et son absence de maîtrise de la consommation l'a rattrapé. Mardi 10 janvier, un homme de 39 ans s'est installé dans le box des prévenus en comparution immédiate au tribunal de Villefranche pour des faits de violence sans ITT et avec ITT.

En cause, une histoire remontant au samedi 7 janvier. L'individu avait été invité dans le cadre d'un apéritif entre voisins vers 14 h. Un après-midi particulièrement arrosé s'en est suivi. Pour un motif peu clair, une dispute a éclaté entre le prévenu et une autre personne. Le ton est monté et l'homme est parti chez lui pour aller chercher un marteau.

Il a alors porté différents coups à des personnes présentes. Il a été exfiltré des lieux et raccompagné à son domicile. Mais complètement saoul et déterminé, il a cette fois ramené un couteau de chez lui pour menacer les convives. C'est sa femme qui l'a désarmé et l'a empêché de porter d'autres coups.

Interrogé par les gendarmes après avoir dégrisé, il a expliqué ne se souvenir de rien en raison de son taux d'alcoolémie. Sa violence a causé quatre jours d'ITT à l'une des victimes qui a déposé plainte. Devant le président du tribunal, Cédric Antoine, malgré sa perte de mémoire, il a cherché à minimiser les faits, prétextant que de prendre un marteau et un couteau ne lui ressemblait.

"Si j'avais asséné des coups de marteau à une personne, je pense qu'il y aurait de belles traces", s'est-il défendu. Il a décrit ses relations avec le voisinage comme étant "excellentes". Il a aussi avancé le cas ses propres blessures pour parler "d'échanges de coups" et donc partager la responsabilité des faits avec les victimes.

20 condamnations au casier judiciaire

Le président a ensuite évoqué ses problématiques d'addiction à l'alcool et son casier judiciaire, particulièrement chargé. L'homme compte en effet vingt condamnations depuis 2004, principalement en région lyonnaise : vol aggravé, refus d'obtempérer, outrage, conduite sans permis et sans assurance, usage de stupéfiants, escroquerie, rébellion ou encore port d'armes.

Il n'est sorti que depuis juin 2022 de prison pour sa dernière condamnation. C'est fin août qu'il a élu domicile à Fleurie pour quitter un entourage toxique et "repartir à zéro". Il reconnait avant tout son "problème avec l'alcool". Si le président a salué sa lucidité, il l'a en revanche tancé sur le fait qu'il n'avait rien mis en place depuis sa sortie de détention pour corriger le tir.

Son suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation serait difficile, avec des défauts de présentation aux rendez-vous et il n'a tenu que dix jours lors de son dernier emploi.

Face à cette affaire et "au regard du risque massif de récidive et l'absence de prise de conscience" du prévenu, le procureur, Henry de Poncins a requis quatorze mois de prison dont cinq assortis d'un sursis de trois ans, une obligation de soins, de travail et mandat de dépôt.

Son avocat, Me Geoffray Goirand, a plaide "l'immense flou" qui règnerait selon lui dans ce dossier, prétextant des "déclarations assez pauvres" et l'absence de parties civiles.

"J'ai le sentiment qu'on s'est dit que M. Riboug, comme il était connu des services, c'était forcément lui qui avait commencé, a-t-il poursuivi. Il n'y a pas de traces précises des coups donnés. On a, dans ce dossier, aucun élément. Je pense que le doute profite à l'accusé."

L'avocat a principalement plaidé du sursis et des soins pour son client. Le tribunal a prononcé la relaxe pour les faits de violences sans ITT, mais a condamné le prévenu à un an de prison dont six mois assortis d'un sursis probatoire de deux ans. La partie de prison ferme sera exécutée avec un bracelet électronique.

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