AccueilLOISIRSCôté spectaclesFestival Terre de scènes à Villefranche : sept compagnies de théâtre pendant trois jours

Festival Terre de scènes à Villefranche : sept compagnies de théâtre pendant trois jours

Organisé par l'Office culturel de Villefranche, ce festival de théâtre amateur se déroulera les 28, 29 et 30 octobre au théâtre de Villefranche.
"Le Dieu du carnage" de Yasmina Reza par la Cie Coups de théâtre.
© Cie Coups de théâtre. - "Le Dieu du carnage" de Yasmina Reza par la Cie Coups de théâtre.

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Sept pièces seront au programme de cette 31e édition avec des thématiques variées : historiques, sociales, philosophiques… "Un festival pour tous les publics ", a souligné lors d'une conférence de presse Christine Forget, présidente de l'OCV. Il accueillera principalement des compagnies de la région caladoise et lyonnaise.

©Cie La Rose noire/ "Le Chant du cygne" d'Anton Tchekhov par la Cie de la Rose noire

La Cie de la Rose noire (Limas) créée en 1983 à Villefranche et bien connue dans la région donnera le coup d'envoi vendredi 28 octobre à 20 h 30, avec le "Chant du cygne" d'Anton Tchekhov mis en scène par Marie-Rose Marduel metteure en scène depuis 43 ans. Svetlovidov, un vieux comédien est enfermé une nuit dans le théâtre où il était encore applaudi le soir même. Il s'est endormi. Il se retrouve seul, désespéré de sa vieillesse. Mais il rencontre le souffleur Nikita, qui passe la nuit dans le théâtre. Svetlovidov lui parle de sa vie de ses malheurs et rend un bel hommage, notamment à Shakespeare jusqu'à revivre les moments magiques que son art lui a apportés…

©Théâtre des 400 Coups/ "Tous mes rêves partent de la gare d'Austerlitz" par le Théâtre des 400 Coups

"Quand Alfred De Musset s'invite à participer à sa manière"

Cinq pièces ponctueront la journée du samedi 29 octobre. A 10 h, le public pourra découvrir Tous mes rêves partent de la gare d'Austerlitz de Mohamed Kacimi par le Théâtre des 400 Coups (Brignais).

"Je suis partie du fait que l'auteur a rédigé cette pièce en s'appuyant sur la réalité de ses rencontres en centre pénitentiaire pour femmes, lors d'ateliers d'écriture. Je me suis alors inspirée de la réalité des comédiennes pour qu'ensemble on puisse trouver ce qui résonnait en chacune d'elles, ce qui se jouait entre elles afin de passer de leur propre réalité à la réalité des personnages", souligne LouiZélène Cattet, metteure en scène.

Le synopsis est le suivant : six femmes en prison, un soir de Noël…elles se rassemblent dans la bibliothèque du centre pénitentiaire. Chacune avec son passé qu’elle dévoile au hasard des conversations. Des confessions sans victimisation. Elles ne se sentent pas coupables non plus…elles ne luttent pas pour sortir. Elles sont là, ensemble, quand Alfred de Musset s’invite à participer à sa manière…L’essentiel réside sans doute dans ce titre : On ne badine pas avec l’amour.

Deux êtres ne croyant plus à l'amour se rencontrent

On change de registre avec Un bateau pour Lipaïa de Alexis Arbuzov par la Cie à L'Oursin à plumes, pièce programmée le samedi à 14 h : Quand deux êtres qui ne croient plus à l'amour se rencontrent, cela donne une bataille rangée de piques et de saillies drôles et émouvantes "magnifiquement écrites par Arbuzov" rapporte la compagnie. Les protagonistes comme deux équilibristes se jugent et se lâchent enfin…pour se rattraper du bout des doigts.

Terreur : "Une pièce procès"

Place ensuite à 16 h à la Compagnie "In the heart" (Feyzin) qui montera sur les planches pour présenter Terreur de Ferdinand Von Schirach. Il est question du procès d'un pilote de chasse accusé d'avoir pris seul la décision d'abattre un avion de ligne détourné par un terroriste qui menaçait de le faire exploser dans un stade de foot plein à craquer.

Jusqu'où peut-on accepter le principe de moindre mal quand celui-ci s'exerce aux dépends de la dignité humaine ? Telle est la question posée aux spectateurs qui décideront par leur vote, à l'issue de cette pièce, dont ils sont les jurés. "La question est de savoir si on a le droit de sacrifier 100 personnes qui sont dans un avion pour essayer d'en sauver 10 000 dans un stade", complète Baptiste Portelli acteur et metteur en scène.

Quand une situation dégénère à partir d'un fait anodin

Le festival se poursuivra avec la Cie Coups de théâtre (Oullins). Elle va livrer au public à 18 h la pièce Le Dieu du carnage de Yasmina Reza "qui part d'un fait anodin pour nous entraîner dans une espèce de folie", résume Agathe Gaillard, metteure en scène en présentant le pitch :

suite à une dispute pendant laquelle Ferdinand a cassé deux dents à Bruno, les parents des deux garçons font connaissance afin de remplir une déclaration d'assurance. Mais cette rencontre très courtoise au début ne tarde pas à dégénérer. "Les masques tombent peu à peu, les conversations s'enveniment, les couples s'entredéchirent jusqu'à atteindre des proportions qui dépassent toutes les forces en présence".

La paix perpétuelle de Juan Myaorga : une comédie philosophique

Pour clore la journée du samedi, la Compagnie du Théâtre de la Parenthèse (Villefranche) présentera à 21 h La Paix perpétuelle de Juan Mayorga avec une mise en scène de Jean-Michel Gaude. Juan Mayorga dramaturge, très connu en Espagne, est l'auteur d'une trentaine de pièces traduites dans beaucoup de langues, metteur en scène et lauréat de nombreux prix.

"C'est une pièce, surprenante, qui ne laisse pas indifférent, commente Vincent Tantaro, l'un des cinq comédiens. Il s'agit d'une comédie philosophique avec à la clé une réflexion sur l'être humain, la justice, le droit..." et dont l'histoire est la suivante : Odin, Emmanuel et John-John sont les trois chiens finalistes du concours d'intégration à, la prestigieuse unité antiterroriste K9.

Il reste trois épreuves et un seul "collier blanc". Selon Odin, les perdants seront transformés en saucisses. Autant dire que l'atmosphère est tendue. "Mêlant habilement humour et cynisme, les textes de Mayorga ont toujours pour objectif de montrer ce que nous ne voulons pas voir. Trois chiens, trois personnalités qui nous ressemblent. Sommes-nous meilleurs qu'eux ? A vous de juger".

DIMANCHE 30 OCTOBRE

"La résistance allemande dont on entend si peu parler"

A 10 h, les spectateurs pourront découvrirLe Meryl d'Amélie Rochard par la Cie Intrusion (Gleizé) avec quatorze comédiens sur scène. Beaucoup se posent la question de savoir ce qu'ils auraient pu faire pendant la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup s'accordent aussi à dire qu'ils auraient résisté. Mais qu'en est-il finalement ? "Le Meryl" et les personnages qui s'y croisent permettent de regarder ce morceau de l'histoire d'un nouvel œil : celui de la résistance allemande, dont on entend si peu parler".

ATELIER DE L'ASSOCIATION TOUS CAP. Pendant la délibération du jury, à 14 h 30 L'Office culturel de Villefranche invite à découvrir une représentation de 25 minutes issue du travail des ateliers de l'association "Tous cap".

REMISE DES PRIX A 15 H. Prix de la Ville de Villefranche, de l'Agglo des Calades et de l'OCV.

Modalités pratiques

Billetterie par mail / office-culturel-villefranche@wanadoo.fr ; tel 06 48 67 49 92 ; entrée un spectacle 12 € ; tarif réduit 8 € ; pass 5 spectacles 40 € ; pass 7 spectacles 55 € ; gratuit enfant -12 ans.

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