AccueilSPORTSFCVBFCVB - Versailles : de possibles forfaits et un adversaire "difficile à lire" pour Della Maggiore

FCVB - Versailles : de possibles forfaits et un adversaire "difficile à lire" pour Della Maggiore

Éliminé en coupe de France le week-end dernier à Grenoble, le FCVB se replonge dans le championnat ce vendredi 25 novembre contre le deuxième de National, Versailles (19 h 30). Un match charnière, avec un effectif possiblement amoindri. Interview.
Hervé Della Maggiore le sait : cette rencontre face à Versailles peut représenter un tournant dans la saison.
© Franck CHAPOLARD - Hervé Della Maggiore le sait : cette rencontre face à Versailles peut représenter un tournant dans la saison.

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Après Grenoble, vous avez parfois évoqué un côté trop scolaire dans l’animation avec le ballon proposée par votre équipe. Qu’entendez-vous précisément par-là et l’avez-vous constaté avec récurrence depuis votre arrivée sur le banc ?

Non, pas forcément. Là, sur le match, on a vraiment manqué de folie, surtout quand on est mené 1-0. On fait un bon match et on fait mieux que rivaliser, que ce soit dans la possession ou dans les frappes - on en a fait seize et eux six -, on prouve qu’on a la main mise sur le jeu. Mais quand on est mené, il faut arriver à emballer le match et ne pas les laisser dans la tranquillité. Ils ont su gérer sans trop de difficultés, surtout nos phases offensives. Dans les 30 derniers mètres, tout ce qu’on faisait était assez lisible. On n’a pas pris nos responsabilités et essayé de faire des différences individuellement.

À quoi attribuez-vous cette frilosité ?

On les a un peu trop respectés sur l’aspect défensif. C’est l’une des meilleures défenses de Ligue 2. Ils ne sont pas quatrièmes pour rien. On sait qu’on n’y allait pas en favori et qu’on n’avait rien à perdre. Mais on n’a pas su mettre le feu. On a joué pour jouer un match et pas forcément se qualifier.

Le fait que l’équipe commence seulement à retrouver des couleurs en championnat et se rassurer peut-il être une explication ?

Peut-être. Il y a aussi qu’on venait de gagner quatre matchs d’affilée et qu’on nous voyait faire l’exploit. Ça a déçu du monde, même au club. Mais on a joué le quatrième de Ligue 2. Leurs attaquants marquent sur les deux situations qu’ils ont. Ils ont un des meilleurs attaquants du championnat avec Jordan Tell et Pape Meïssa Ba qui a marqué 24 buts l’an passé. Nous on a Claudy Mbuyi vient de N2, Sofiane Bourouis-Belle, qui est rentré en cours de match, qui vient de N3. Il faut être lucide aussi. On ne peut pas demander d’être meilleur que leurs attaquants. Après sur la question de savoir si c’est récurrent, non. Les deux matchs d’avant on met cinq buts. On en met cinq en coupe de France. Ce n’est pas un problème d’efficacité mais de ne pas avoir emballé ce match et d’avoir trop respecté Grenoble.

Avez-vous vu une équipe capable de répondre dans l’impact et l’intensité face à une équipe du GF38 réputée dans ce domaine ? Cette équipe de Versailles aussi n'est-t-elle pas typée ainsi ?

On en a parlé avec le coach Vincent Hognon. Pour avoir vu un ou deux joueurs que je connaissais quand j’étais en Ligue 2 comme Nestor, c’est une super équipe. Ça joue au ballon. On sait qu’on a fait un bon match et il y a du positif à retirer. Même s’il y a eu de la frustration. Pour Versailles, je ne sais pas. C’est un contexte différent. Ce n’est pas un match couperet mais des points à prendre. Tout ne va pas se jouer sur ce match. C’est un contexte totalement différent. C’est difficile à comparer. Ils viennent de changer de coach, on ne sait pas dans quel dispositif se présenteront les joueurs. C’est une équipe difficile à lire. Il faut se concentrer sur nous et ce qu’on fait de bien. Ce qu’on sait, par contre, c’est qu'au niveau individuel, ils ont des joueurs de grand talent. Si on prend nos effectifs respectifs, il y a une grosse différence. Maintenant, ils sont seconds malgré tout, même si collectivement il y a encore des choses à revoir.

Quel groupe allez-vous emmener et où situez-vous le potentiel physique de votre groupe alors qu’il reste un mois avant la trêve et que des blessés reviennent peu à peu ? Avez-vous des états de forme disparates ou homogènes ?

Je trouve que ça redevient homogène. Même si cette semaine, on a aménagé les séances pour pas mal de joueurs qui avaient des douleurs. On a Jimmy Nirlo qui sera suspendu demain. C’est déjà un joueur en moins qui, comme vous le savez, est important depuis le début de saison. On a Kévin Renaut qui a ressenti une gêne. On va faire un essai ce soir. Rémi Sergio a également une gêne au pied et on a aménagé toute la semaine pour lui. Mbuyi a aussi une gêne… Ça fait beaucoup d'incertitudes avant ce dernier entraînement. Sinon, Josselin Gromat a bien joué en réserve et devrait revenir.

Vous restez sur deux résultats positifs en National à Borgo et face à Nancy. Recevoir Versailles, le second, qui n'est pas si loin, est-ce le genre de match qui peut faire basculer votre saison face à une équipe qui vient de changer de coach ?

Déjà, c’est un match pour préserver la dynamique en championnat et qui peut nous permettre de gagner des places au classement en cas de bon résultat. Oui, c’est un match important. Un match charnière qui peut nous faire basculer dans la première partie de tableau. Si on perd, on peut être relégable. Donc oui, il faut le prendre comme un match qui se joue et ne pas se dire qu’il en reste derrière.

Avez-vous pris quelques tuyaux auprès de Karim Mokeddem, coach de St-Brieuc, qui vient de battre Versailles à l’extérieur, sur la marche à suivre ?

On a vu le match, surtout. On n’a pas besoin de prendre des infos. On regarde les équipes, on les étudie. Je constate qu’il y a beaucoup de joueurs qui ne jouent pas et que j’ai eu avec moi en Ligue 2. Demain, avec nouveau coach, ils peuvent apparaître. C’est une équipe dont on connaît les forces, individuellement. Il y en a énormément. Collectivement, on ne sait pas comment ils vont débuter. On verra le groupe qu’ils vont annoncer. Mais même comme ça, on aura du mal à savoir qui débutera. Le coach précédent a déjà changé beaucoup de fois d’organisation. On va se concentrer sur nous.

Cris n’est pourtant pas inconnu, lui qui a entraîné Le Mans. Vous devez avoir une idée de sa façon de jouer…

Non, je n’ai jamais vraiment réussi à bien le lire.

La suspension de Jimmy Nirlo pour ce match tombe au plus mal pour la réception de Versailles. Comment pallier cette absence au milieu avec un profil moins athlétique ?

On verra ce soir car il n’y a pas que lui d’absent potentiellement. Il peut y avoir plusieurs incertitudes. Aujourd’hui, je ne pourrais pas le dire. Je n’ai pas trop d’infos sur mon adversaire et je n’en ai pas beaucoup plus sur la mienne pour le moment (rires).

Versailles et Villefranche, en termes de moyens, de recrutement, d’ambition, ce sont un peu deux mondes opposés. Quel regard posez-vous sur les salaires XXL, le recrutement de noms ou les gros moyens déployés par votre adversaire du soir ? Est-ce que cela peut devenir une norme à terme en National selon vous ?

Je ne pense pas que cela devienne une norme. Enfin, tout dépend des droits télé. Là, il y a des propriétaires qui mettent beaucoup d’argent sur un club. Je l’ai vécu à l’époque à La Duchère quand j’étais joueur. Si le club n’atteint pas ses objectifs, bien souvent, ce sont des clubs qui retombent dans l'anonymat. Ce n’est pas ce que je leur souhaite mais, bien souvent, c’est comme ça. Quel regard je porte là-dessus ? Ce sont des projets à courte, voire très courte durée avec beaucoup d’argent investi. Chacun sa politique. Nous, on n’est pas du tout là-dessus. On n’a pas les mêmes moyens et les mêmes salaires. Je suis sur un projet de bâtisseur à Villefranche, comme je l’étais à Bourg. Mais je ne suis pas du tout envieux ou critique par rapport à ces projets-là.

Pour un coach, est-ce que cela ne peut-il pas être rebutant d’avoir une pression de résultats aussi rapide ?

Si, bien sûr. Je ne dis pas que je suis contre ces projets-là et que je n’irais pas un jour dans un projet comme celui-ci. Peut-être que ça peut me convenir, je n’en sais rien, je ne l’ai jamais fait. Je ne peux pas trop en parler, ce sont deux visions, deux façons de travailler différentes. Ils ont des joueurs déjà matures, qui savent jouer ensemble. Je ne pense pas qu’on fasse progresser des joueurs comme Fabien Lemoine. Après, il faut que la mayonnaise prenne et mettre les bonnes complémentarités. Au niveau de l’état d’esprit, il faut que ce soient des joueurs qui viennent pour le club et pas pour une fin de carrière. C’est du management, plus que du coaching.

D'ici le 16 décembre, quel challenge avez-vous fixé à vos joueurs avant la trêve ?

On n’a pas fixé d’objectif. On va prendre les matchs les uns après les autres avec l’envie de prendre un maximum de points. Il en reste douze en jeu. C’est sûr que si on peut en prendre sept au minimum, ce serait pas mal.

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