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Fêtes de conscrits : la peur du vide

A l'approche de la fin janvier, les fêtes des classes battent leur plein.

ACTUALITES Publié le ,

A Villefranche, les conscrits ont débuté une semaine de festivités qui font battre le cœur de la Calade un peu plus vite qu'à l'accoutumée.
Dans les villages du Beaujolais Val de Saône, défilés humoristiques et vagues du dimanche ponctuent les week-end de leurs notes joyeuses. Un tableau immuable ? Pas si sûr…
Car depuis une dizaine d'années, les fêtes de conscrits peinent à maintenir leur nombre de participants, alors même que la population augmente sensiblement. L'exemple de la fête de Belleville – Saint-Jean-d'Ardières – Taponas est à cet égard frappant.
Le phénomène ne s'observe pas dans toutes les communes (voir ci-contre), mais il pourrait à terme fragiliser une tradition qui fait partie du patrimoine de la région. Et ce d'autant plus que ce sont les jeunes qui se détournent majoritairement de la fête des classes. Dans nombre de communes, les effectifs toujours nombreux de 60, 70 et même 80 ans cachent tant bien que mal les difficultés à assurer la relève. Montée de l'anonymat jusque dans les communes rurales, refus d'adhérer à une "identité beaujolaise", poussée de l'individualisme, les raisons de cette désaffection sont aussi affaire de société.
Heureusement, un peu partout, des hommes et de femmes se battent pour continuer à faire vivre les fêtes des classes, quitte à en modifier parfois les règles établies. Dans ce combat pour sauver la tradition, la prochaine décennie s'annonce cruciale.

Julien Verchère

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