AccueilACTUALITESTerritoiresEtude de l'INSEE : le Beaujolais toujours plus dépendant de Lyon

Etude de l'INSEE : le Beaujolais toujours plus dépendant de Lyon

Population, emploi, déplacements… l'INSEE a passé le Beaujolais à la moulinette des chiffres et statistiques disponibles sur la période 2006 - 2011.

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L’institut en a tiré des conclusions, publiant récemment une étude spécifique sur la région. Il en ressort un constat clair : le Beaujolais est une région de moins en moins rurale, dont la dépendance à l’égard de Lyon a encore progressé au cours des dernières années.

L’INSEE décrit "un territoire rural à la population dense". Avec 137 habitants/km2, le Beaujolais est deux fois plus peuplé en moyenne que les secteurs du même type en Rhône-Alpes (NDLR : comparaison à un territoire dit de "référence", englobant à la fois celui étudié et d’autres en Rhône-Alpes ayant des caractéristiques similaires). "En 2011, il regroupe 132?communes et près de 211 000 habitants, qui se répartissent en cinq intercommunalités", note l’INSEE, qui inclut logiquement le Beaujolais vert et la région de Tarare dans son étude, mais exclut la partie du Val de Saône appartenant au département de l’Ain. En 2006, la population était encore inférieure à 200 000?habitants.

"L’urbanisation progresse fortement sous l’influence de la métropole lyonnaise", explique encore l’étude, démontrant l’attraction grandissante de Lyon. "L’aire urbaine de Lyon s’est étendue dans les années 2000 et englobe désormais celle de Villefranche-sur-Saône. Aujourd’hui, près de 164 000 habitants du Beaujolais, soit 78 % de la population, en font partie. L’influence de la métropole lyonnaise a gagné 61 communes depuis 1999", écrit l’INSEE.

Une population rajeunie

La plaine de la Saône concentre fortement les arrivées de population, au nord dans la région de Belleville, au sud autour d’Anse. L’excédent naturel élevé (+0,6 % par an) va de pair avec un rajeunissement de la population. "Le nombre annuel moyen de naissances (2 800) s’est ainsi accru de + 11 % sur la période 2006-2011 par rapport à celle de 1999-2006. Dans le même temps, le nombre annuel de décès a diminué de -4 %", détaille l’INSEE. On fait donc de plus en plus de bébés en Beaujolais, ce qui tend à prouver que lorsqu’on y habite c’est souvent pour fonder ou agrandir la famille. L’étude confirme au passage que la région est marquée par un brassage important, un renouvellement de population supérieur à la moyenne.

"Le fort taux d’arrivants (148?‰) s’accompagne d’un taux de partants inférieur, même s'il reste élevé (122 ‰ contre 103?‰ dans la zone de référence)." Les ex-Lyonnais arrivent toujours en nombre. "La grande aire urbaine de Lyon est à l’origine du plus grand flux d’arrivées : l’excédent s’élève à environ 1 100 personnes par an", explique l’INSEE.

Mais cela ne signifie pas toujours que l’on ait trouvé un travail en Beaujolais. "De plus en plus d’actifs sortent pour travailler au sein de la métropole lyonnaise. Désormais, 22?500?actifs entrent quotidiennement dans le territoire pour travailler (29?% des emplois du Beaujolais) et 33 800 en sortent (38 % des travailleurs résidant dans le territoire), générant un déficit de 11 300 navetteurs. A elle seule, la Communauté de communes Beaujolais-Pierres dorées est à l’origine d’un déficit de 7?500?personnes, soit 67?% du total", a calculé l’INSEE. La proportion de personnes travaillant en dehors du Beaujolais a explosé entre 2006 et 2011, pour atteindre près de 38 %. Toujours plus de monde dans les gares, toujours plus de monde sur les routes.

Julien Verchère

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