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Emplois d'avenir : le "oui mais" de la Mission locale

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Emplois d'avenir : le "oui mais" de la Mission locale
Durée, public visé, secteur d'activité : les modalités des contrats "emplois d'avenir" sont bien accueillies par la Mission locale "Avenir jeunes" Villefranche/Beaujolais. Seul bémol : le volet formation, pour l'instant absent du dispositif.

"Toutes les mesures qui sont mises en place pour faciliter l'embauche des jeunes, nous les accueillons avec attention", souligne Ouardia Chikh, directrice de la Mission locale "Avenir jeunes" Villefranche/Beaujolais.

Cet organisme a pour objectif d'accompagner et de conseiller les 16/ 25 ans dans les domaines de la recherche de l'emploi, de la formation et du soutien social. Alors quand le gouvernement annonce que les emplois d'avenir seront réservés en priorité aux 16-25 ans peu ou non qualifiés et rencontrant des difficultés particulières d'accès à l'emploi, la Mission locale ne peut que se réjouir. "C'est plutôt une bonne nouvelle, d'autant plus que ce projet de loi va concerner plusieurs publics, dont les jeunes isolés en milieu rural et ceux résidant dans les quartiers", souligne Ouardia Chikh. Pour la directrice, il est important que les jeunes sortis du système scolaire et sans qualification soient pris en compte : ils ont besoin d'être en activité, de se sentir utile, d'acquérir une expérience, de développer des compétences et d'avoir un revenu.
La durée du contrat (un à trois ans) devrait permettre d'atteindre ces objectifs. La directrice accueille favorablement aussi les métiers concernés qui devront recouper des activités d'avenir ou dont l'utilité sociale est avérée, comme par exemple les filières dites vertes, les filières numériques, le tourisme, les secteurs social et médico-social et l'aide aux personnes. "Il y a un potentiel d'emplois dans ces secteurs et les besoins sont importants." Ouardia Chikh évoque les collectivités et le réseau associatif qui devraient bénéficier de ces contrats. "Quand il y a des moyens, ce secteur recrute, d'autant plus que ces dernières années les subventions octroyées ont baissé. En même temps, nous avons besoin de contrats dans le secteur privé. Ils peuvent constituent un tremplin vers un emploi durable et stable." Par contre la directrice de la Mission locale note l'absence du volet formation qui pour l'instant n'est pas inscrit dans le dispositif. "Il faudra mettre des moyens supplémentaires, il est indispensable que les employeurs soient accompagnés. Je tiens à dire également que si nous avons besoin de ces contrats pour mettre les jeunes en activité, je garde un avis réservé car il me semble qu'on ne s'attaque toujours pas aux vrais problèmes. Les vraies solutions sont dans la croissance et la relance économique du pays. Or pour l'instant on ne voit pas venir de mesure pour la relance de l'économie. Si les entreprises privées ne produisent pas assez et n'embauchent pas, quel avenir pour les jeunes ?"

Laurence Chopart




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