AccueilBEAUJOLAISPierres doréesEmmanuelle Bordet (Araf) : "Les utilisateurs de l'aérodrome de Frontenas doivent comprendre que leur passion doit respecter le bien-être des populations survolées"

Emmanuelle Bordet (Araf) : "Les utilisateurs de l'aérodrome de Frontenas doivent comprendre que leur passion doit respecter le bien-être des populations survolées"

Alors que se tient actuellement la COP26 sur les changements climatiques à Glasgow, la nouvelle présidente de l'Association des riverains de l'aérodrome de Frontenas livre son plan d'action pour permettre aux habitants et usagers de l'aérodrome de cohabiter en harmonie.
Emmanuelle Bordet (Araf) : "Les utilisateurs de l'aérodrome de Frontenas doivent comprendre que leur passion doit respecter le bien-être des populations survolées"
Araf - De gauche à droite : Dominique Humann (vice-président), Emmanuelle Bordet (présidente) et Jean de Nercy (secrétaire général).

BEAUJOLAISPierres dorées Publié le ,

L'Association des riverains de l'aérodrome de Frontenas ne se définit pas comme "un nid de va-t-en-guerre, ni un groupe d’opposants systématiques". Elle regroupe, selon la présidente Emmanuelle Bourdet, "des riverains raisonnables, mais vigilants et tenaces qui, par une action constructive soutenue, souhaitent obtenir des pouvoirs publics, du gestionnaire et des usagers de l’aérodrome, l’application de règles de bonnes conduites de vol susceptibles de réduire les nuisances principalement sonores." Entretien.

Vous venez d'être élue présidente de l'Association des riverains de l'aérodrome de Frontenas. Quand et pourquoi vous êtes-vous engagée dans l'association et comment se compose le bureau ?

Je suis personnellement engagée dans l'Araf depuis de nombreuses années, car je suis confrontée aux nuisances sonores générées par l'aérodrome de Frontenas. Le bureau a été créé il y a un an, avec une volonté commune de faire bouger une situation restée trop longtemps statique. Notre bureau compte neuf personnes et a plus un fonctionnement de collectif qu'une organisation hiérarchique stricte.

Comment se positionnent les responsables de l'aérodrome vis-à-vis des riverains ? Y a-t-il toujours du dialogue ?

Oui, bien sûr, le dialogue est la base de notre action. Dès la constitution du bureau, nous sommes allés à la rencontre des usagers de l'aérodrome pour comprendre leurs fonctionnements et leurs contraintes. Forts de ces entretiens, nous avons réfléchi à des solutions permettant de limiter les nuisances sonores provoquées par les hélicoptères, avions et tracteurs de planeurs qui survolent nos communes et les avons proposées aux responsables. Celles-ci passent par des aménagements d'horaires, la diminution des fréquences, le respect des trajectoires définies, les hauteurs de vol et par l'équipement en silencieux (qui réduisent le bruit des gaz d'échappement) efficaces. Nous attendons actuellement des réponses de la part de nos interlocuteurs.

Nous représentons les 23 000 riverains des dix-neuf communes impactées dans un rayon de 7 km autour de l'aérodrome

En tant que présidente, quelles sont vos priorités ?

En plus des entretiens avec les clubs, nous multiplions les échanges avec les maires et les acteurs locaux autour de l'aérodrome, afin de connaître leur position et les sensibiliser sur la réalité des nuisances que font remonter les riverains.

Combien votre association compte-t-elle d'adhérents et combien de personnes sont-elles concernées par le survol d'aéronefs décollant de l'aérodrome ?

Nous préférons parler de sympathisants, l'adhésion à l'Araf étant gratuite ou sous forme de participation volontaire. Ces riverains, actuellement entre 1 000 et 1 100 (chiffres en constante augmentation), nous ont contactés et laissé leurs coordonnées. Nous les informons régulièrement par le biais du site Araf et de nos lettres d'information. Nous représentons toutefois les 23 000 riverains des dix-neuf communes impactées dans un rayon de 7 km autour de l'aérodrome.

Quels sont vos souhaits ?

Nous souhaitons que les utilisateurs réguliers de cette plateforme, essentiellement utilisée pour les loisirs, comprennent que leur passion doit respecter le bien-être des populations survolées si elle veut perdurer. Les mentalités évoluent, les habitants de ce territoire classé au Géoparc et doté de nombreux hébergements touristiques aspirent à profiter de ce magnifique cadre de vie. La transition énergétique et la reconnaissance de l'impact du bruit sur la santé sont autant de pistes à étudier pour pérenniser ces activités en les rendant acceptables par tous. Nous souhaitons des réponses rapides et concrètes à nos propositions, avec l'espoir que la bonne volonté des utilisateurs de l'aérodrome permette la poursuite du dialogue et de leurs activités. Mais les retours se font attendre…

Infos et contact : https://araf.jimdofree.com - riverains69620@gmail.com

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?