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Elections régionales 2021 : qui remportera Auvergne-Rhône-Alpes ?

Les élections régionales des 20 et 27 juin restent cruciales. D'un point de vue politique, certes, dessinant d'ores et déjà les contours de la présidentielle, mais surtout au regard de ses compétences territoriales : développement économique, mobilité et transport, développement durable, politique de santé, gestion des lycées… Bilan des forces en présence à quelques jours du scrutin.
Elections régionales 2021 : qui remportera Auvergne-Rhône-Alpes ?
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Qui pour succéder à Laurent Wauquiez, le président (LR) sortant de la région Auvergne-Rhône-Alpes ? Si on en croit les récents sondages : lui-même ! En effet, sa liste, soutenue par Les Républicains et l'UDI, est créditée de 35 % des intentions de vote au premier tour selon une enquête OpinionWay pour CNews parue ce 14 juin. Jamais le président sortant n'a dévissé dans les sondages, ne faisant même qu'accroître sa popularité, aidé par son retour à la tête des LR en cours de mandat, ses mesures populaires et une gestion "active" de la crise de la Covid-19.

Les places suivantes sont disputées par Andréa Kotarac (RN), 22 % d'intentions de votes selon la même étude OpinionWay, et Bruno Bonnell (majorité présidentielle), à 15 %.

Au second tour, Laurent Wauquiez l'emporterait aussi et ce, quels que soient les alliances et les scénarios envisagés, y compris face "à un trio de femmes unies", comme le laisse entendre la candidate écologiste Fabienne Grébert. Encore faudrait-il qu'un consensus se dégage au lendemain du premier tour entre les trois formations de gauche. Jusque-là, toutes les tentatives d'alliance ont échoué.

Tour d'horizon des programmes à quelques jours du premier tour.



Un avant-goût de présidentielle

Ces élections régionales sonnent comme une étape cruciale pour dessiner le paysage de la prochaine campagne présidentielle. "Cela va définir la disponibilité des candidats pour les batailles suivantes : la présidentielle, mais aussi les législatives. Mais, plus important encore, c'est primordial pour les partis, dont certains sont exsangues. La question des financements est essentielle", note Paul Bacot.

D'où l'importance d'aligner des candidats et de tirer son épingle du jeu. Un débat porté au national qui, paradoxalement, contribue au désintérêt pour l'élection, l'offre électorale étant peu claire.

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Une mobilisation difficile

Les compétences de la Région, ont, un peu à l'image des Européennes, des impacts dans la vie quotidienne des électeurs : développement économique, innovation et internationalisation, développement durable, transport ou encore gestion des lycées, organisation de la santé ou de la culture. "On ne se mobilise pas sur des enjeux institutionnels ou financiers, mais bien pour des questions individuelles", confirme Paul Bacot.

Pourtant, "les élections régionales ont du mal à mobiliser les électeurs. Ils ont peu d'intérêt pour les listes et les programmes. Les propositions ne font pas une grande différence", estime le politologue. D'autant que le mode d'élection reste complexe — malgré les grincements de dent, il n'a pas été réformé —, s'appuyant sur un scrutin proportionnel à deux tours, avec une prime majoritaire (au second tour, la liste qui arrive en tête, pas forcément au-delà de 50 %, se voit automatiquement attribuer 25 % des sièges composant l'assemblée régionale, le reste étant attribué à la proportionnelle entre les listes ayant obtenu 5 % au moins des suffrages exprimés). Autrement dit, si une liste dépasse les 30 %, elle aurait, même sans la prime, la majorité des voix et pourrait gouverner sans alliance.

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