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Elections régionales 2021 : ces listes qui chercheront d'abord à exister

Malgré leurs faibles chances, trois listes complèteront l'offre électorale en Auvergne-Rhône-Alpes. Lutte ouvrière ne rompt pas avec l'habitude d'une présence désormais historique. Quant aux surprises de dernière minute constituées par les listes "Union essentielle" et "Agir pour ne plus subir", elles chercheront avant tout à profiter de la période pré-électorale pour faire passer leurs idées.
Elections régionales 2021 : ces listes qui chercheront d'abord à exister
De gauche à droite : Chantal Gomez, Shella Gill et Farid Omeir.

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Profiter du scrutin régional pour affirmer des idées. Tel est traditionnellement l'objet de certaines listes, dont l'ambition consiste avant tout à faire entendre leurs convictions et peser dans la mesure de leurs faibles moyens dans le débat pré-électoral.

"Faire entendre la voix des travailleurs"

La présence de Lutte ouvrière sur la ligne de départ n'est pas une surprise, tant le parti sait se mobiliser pour parvenir à présenter des listes de façon quasi systématique. C'est Chantal Gomez, retraitée (ancienne dessinatrice technique) et militante de l'Isère, qui conduira la liste "Faire entendre le camp des travailleurs". Elle figurait en 11e position sur la liste LO menée par Nathalie Arthaud lors des Européennes en 2019.

Le document de campagne mis en ligne par les candidats d'Auvergne–Rhône-Alpes sur le site de LO évoque en premier lieu des enjeux nationaux, sur fond de refrain de la lutte de classes et sous la plume de la figure tutélaire d'Arlette Laguiller. Dénonçant la gestion de la pandémie, le parti d'extrême-gauche a la dent dure contre le gouvernement, et plus généralement la classe dirigeante : "À leurs yeux, les travailleurs sont là pour travailler "quoi qu'il en coûte", faire tourner l'économie, rapporter du profit à une minorité privilégiée". D'où la candidature à ce scrutin régional, afin de "faire entendre la voix des travailleurs".

"Créer un rapport de force"

La liste "Union essentielle" est conduite par Shella Gill, une naturopathe installée dans le sud du Rhône. Sur une vidéo mise en ligne fin avril sur une plateforme web, Guillaume Badin, dit Tramini, tête de liste pour la Métropole de Lyon, évoque la genèse de ce rassemblement estampillé "citoyen" en des termes qui prêtent à caution : "Face à un déferlement totalitaire qui s'est abattu sur nous cette dernière année, des citoyens ont décidé de se lever et de former des listes sans étiquette pour reprendre le pouvoir."

Guillaume Badin l'explique sans détour : se présenter aux Régionales est l'occasion de "créer un rapport de force".

"Envoyer un message fort"

Quant à la liste "Agir pour ne plus subir", elle est l'émanation de "l'Union des démocrates musulmans français", micro-parti politique fondé en 2012 par Najib Azergui, qui le présente comme résolument classé à gauche. Pour autant, c'est bien d'une candidature communautariste dont il s'agit, même si l'UDMF récuse régulièrement le terme.

En Auvergne-Rhône-Alpes, la liste est conduite par Farid Omeir, qui se présente comme professeur et ancien journaliste. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux le 30 mars, celui qui fut candidat en 2020 à la Métropole de Lyon avance ses idées. "Issu du monde associatif musulman", Farid Omeir dit "avoir pris conscience de la nécessité d'investir le champ politique".

Il ajoute que, s'agissant des dernières élections avant les présidentielles, "nul doute que le résultat sera scruté de près". La tête de liste UDMF évoque encore un contexte "d'islamophobie politique, où la communauté musulmane est particulièrement visée". Farid Omeir espère à travers ce scrutin "envoyer un message fort". Mais, avec neuf listes en lice, la mission s'annonce complexe.

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