AccueilACTUALITESFaits divers / JusticeDéjà condamné pour menaces sur son ex-compagne, le détenu récidive

Déjà condamné pour menaces sur son ex-compagne, le détenu récidive

Un détenu de la maison d'arrêt de Villefranche-sur-Saône a été condamné, vendredi 9 décembre, pour avoir menacé par téléphone et sur les réseaux sociaux la mère de ses enfants. Il avait déjà été condamné en septembre pour des faits similaires.
Photo d'illustration.
© Franck CHAPOLARD - Photo d'illustration.

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Le box des accusés du tribunal de Villefranche, Monsieur B. le connait bien. Âgé de 27 ans, il était présenté vendredi 9 décembre dans le cadre d'une comparution immédiate pour des appels téléphoniques malveillants en récidive ainsi que des menaces de mort sur son ex-concubine, suite à quatre plaintes successives de cette dernière.

Des faits qui se sont produits entre le 14 septembre et le 7 décembre, à la maison d'arrêt de Villefranche, où il est détenu depuis 2021 pour des faits de violences conjugales. Pourtant, le 2 septembre, déjà, il s'était retrouvé sur le banc des accusés, pour des faits de menaces avec usage d'un téléphone sur cette même ex-compagne, écopant d'une peine d'interdiction d'entrer en relation avec la victime.

Photomontage avec couteau et centaines d'appels

Ce qui aurait pu pousser cette nouvelle vague de harcèlement ? La relation entre la mère de ses deux enfants et un nouveau compagnon. Ce dernier a en effet également été victime de messages menaçants provenant de téléphones bornant dans le périmètre de la prison caladoise.

Dans les messages transmis par les victimes aux policiers, des insultes et des menaces, principalement. L'une des plus fortes émane d'une publication sur les réseaux sociaux : un photomontage diffusé de l'ex-compagne de l'accusé avec son nouveau partenaire, accompagné du message "si vous les voyez, pas de pitié pour les deux", et d'un emoji représentant un couteau.

Le nouveau concubin a également porté plainte le 3 novembre, s'estimant menacé. "Si tu approches de mes enfants, je vais te mettre une balle dans la tête" est l'un des messages lus par la présidente du tribunal, France Rouzier. Aux forces de l'ordre, la victime assure se sentir surveillée, ainsi que son nouveau compagnon. Des appels ont été passés sur son lieu de travail.

L'enquête a permis d'établir que des centaines de coups de téléphone ont été passés : 321 entre le 14 septembre et le 16 novembre depuis un numéro et 590 depuis un autre sur la même période. Le nouveau compagnon de l'ex-concubine en a lui reçut 138.

Interrogé par France Rouzier, le prévenu n'a pas souhaité s'exprimer. Il reconnaît l'utilisation de la carte Sim de sa belle-sœur, détruite au mois de mai. À son casier judiciaire, l'homme né en 1995 compte douze condamnations pour divers cas de conduite sans permis, vols et autres violences. Il a récemment écopé de quatre ans de prison pour une série de vols à violence datant de 2020 de la part du tribunal de Bourg-en-Bresse.

"Un positionnement inquiétant"

Lors de ses réquisitions, si la procureure a reconnu la bonne conduite du détenu – il était placé dans le module "respect" de la maison d'arrêt – et sa volonté de formation et réinsertion, elle néanmoins pointé "l'absence de prise de conscience de la gravité des faits" commis par M. B.

"Il maintient un climat de peur constante, a-t-elle ajouté. Son positionnement est inquiétant car il est persuadé qu'il est dans son bon droit et que son ex-compagne ne fait pas les choses correctement." En conséquence, elle a requis quinze mois d'emprisonnement.

Pour sa part, l'avocate de la défense, Maître Isabelle Foillard, a parlé de sa crainte que son client soit "jugé sur une intuition". Cette dernière avance notamment que malgré des fouilles, le téléphone portable du prévenu n'a jamais été retrouvé.

"Quand on regarde les dates des appels, nous avons le 6 et le 31 octobre, qui sont des jours où la cellule a été fouillée et aucun téléphone n'a été retrouvé", a-t-elle ajouté. Et si l'appareil utilisé a borné à proximité de la maison d'arrêt, le rayon de 300 m possible rend, selon elle, le nombre de potentiels suspects "incalculable". Elle a donc réclamé la relaxe.

Elle n'a pas été suivie par le tribunal qui a condamné Monsieur B. à dix mois d'emprisonnement fermes sans mandat de dépôt en raison de sa détention.

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