AccueilACTUALITESViticultureDégustation : un verre qui a du flair

Dégustation : un verre qui a du flair

Bloquer les arômes et garantir un meilleur confort de dégustation : telles sont les promesses du verre de cet ancien restaurateur, qui compte bien développer sa commercialisation.
Raoul Tauvie et le Bien Nez, son verre à dégustation.
©Zoé Besle - Raoul Tauvie et le Bien Nez, son verre à dégustation.

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"Quand j'avais mon restaurant à Ars-sur-Formans, mes clients me disaient que je devrais couper mon nez pour le mettre dans les verres de vins ; finalement, j'ai coupé le verre pour garder mon nez !".

Malicieux, Raoul Tauvie présente ainsi son verre à dégustation, qu'il a imaginé lors de sa longue carrière de restaurateur. L'objet et sa paroi incurvée, qui permet de glisser le nez tout entier dans le verre et de déguster le vin sans incliner ni le coude ni le cou, était présenté au château du Souzy lundi 7 novembre.

Dans la cour de l'édifice qui surplombe Quincié-en-Beaujolais, Raoul Tauvie a expliqué le cheminement qui l'a amené à la création de ce verre.

D'abord chef de cuisine du restaurant La Bonne Étoile à Ars-sur-Formans, il a ensuite monté un bar à grenouilles itinérant et écumé les foires et manifestations de France : les batraciens font partie de ses grandes spécialités, au point d'être sacré recordman de la cuisson de grenouilles à Dijon en 2005, avec 1 652 cuisses préparées en un quart d'heure.

C'est au milieu des années 90 que germe dans sa tête l'idée de ce verre pas comme les autres, permettant de simplifier à la fois le service pour les sommeliers avec une introduction directe du col de la bouteille dans l'objet et la dégustation du vin. "Je le présentais lors de mes déambulations mais à l'époque, je n'avais pas le temps de m'en occuper pleinement", souligne l'ancien restaurateur.

Nouvelle taille et nouveau nom

Aujourd'hui retraité, Raoul Tauvie veut donner un nouvel élan à la commercialisation de ses verres, qui sont fabriqués en République Tchèque, pays où il donne parfois des cours de cuisine. Il en a pour l'instant vendu entre 3 000 et 4 000 exemplaires et envisage d'augmenter la contenance de ses récipients, tout en changeant leur nom.

©Zoé Besle Le Bien Nez sera prochainement commercialisé dans un format plus grand.

Jusqu'ici floqué de la phrase "confrérie européenne des grands nez", une première idée pour promouvoir le verre aujourd'hui abandonnée, l'objet, à l'issue de discussions lors de sa présentation au château de Souzy, a été rebaptisé le Bien Nez .

Avec, dans le viseur, une commercialisation dans l'est de la France et au Luxembourg. Pour Pierre Grenier, ambassadeur cave pour l'enseigne Métro, "C'est un verre intéressant, qui concentre bien les arômes du vin". Pensé à l'origine pour la dégustation des rouges, il se prête aussi à celle des rosés ou des blancs. "Avec mon verre, il n'y a plus de mouvement des cervicales lorsque l'on goûte, ni de risque de tendinites de comptoirs", conclut en souriant son inventeur.

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