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Daniel Rosetta : spécialiste de l'histoire du Beaujolais

On lui doit déjà "Villefranche, des origines à nos jours", "Villefranche capitale du Beaujolais aux XVIIe et XVIIIe siècles", "La Révolution à Villefranche en Beaujolais (1789-1799)" ou encore "2 000 ans d'Histoire en Beaujolais" et plus récemment un livre dédié à la collégiale Notre-Dame des Marais : Daniel Rosetta continue de nous livrer l'histoire du Beaujolais et de Villefranche à travers de multiples ouvrages "Famines, peste et guerres de religion à Villefranche en Beaujolais à la fin du XVIe siècle" est le dernier paru : Daniel Rosetta lève le voile sur le passé de la Calade en se penchant sur une période qui compte parmi les plus sombres et les plus mal connues de notre histoire. "Villefranche avait, en 1587, entre trois mille et quatre mille habitants, elle a perdu la moitié de sa population quand il y a eu la famine, la peste et les guerres de religion", délivre Daniel Rosetta.

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On lui doit déjà "Villefranche, des origines à nos jours", "Villefranche capitale du Beaujolais aux XVIIe et XVIIIe siècles", "La Révolution à Villefranche en Beaujolais (1789-1799)" ou encore "2 000 ans d'Histoire en Beaujolais" et plus récemment un livre dédié à la collégiale Notre-Dame des Marais : Daniel Rosetta continue de nous livrer l'histoire du Beaujolais et de Villefranche à travers de multiples ouvrages
"Famines, peste et guerres de religion à Villefranche en Beaujolais à la fin du XVIe siècle" est le dernier paru : Daniel Rosetta lève le voile sur le passé de la Calade en se penchant sur une période qui compte parmi les plus sombres et les plus mal connues de notre histoire.
"Villefranche avait, en 1587, entre trois mille et quatre mille habitants, elle a perdu la moitié de sa population quand il y a eu la famine, la peste et les guerres de religion", délivre Daniel Rosetta. C'était alors l'agriculture et la production artisanale qui prédominaient. Les famines sont d'abord provoquées par un changement climatique sensible : ce que les historiens nommeront "le petit âge glaciaire". "Il y avait des gels tardifs et le blé n'arrivait pas à mûrir", souligne l'auteur. De plus la peste revient et restera jusqu'en 1680. Elle touche tout le monde. C'est à ce moment- là que l'on construit l'hôpital des "pestiférés" dans le quartier de la Quarantaine à Béligny; (la commune dite de Béligny s'étendait alors jusque-là) qui a conservé son nom. L'Hôtel Dieu n'existait pas encore. "Les Caladois avaient faim, alors que la peste… et les soldats arrivent?!", note Daniel Rosetta. En effet, l'intolérance religieuse jette les uns contre les autres catholiques et protestants français durant quatre décennies de guerre civile. "Villefranche était une ville catholique, l'armée protestante assiège la ville alors que celle-ci était mal préparée. Il y avait des canons mais pas de poudre?! Elle a été prise en vingt-quatre heures", rapporte l'auteur
Entamé dans l'euphorie de la Renaissance, le XVIe siècle, à Villefranche et dans le Beaujolais comme dans le reste du Royaume, se termine donc dans les affres de la famine, de la peste et de la guerre !

Laurence Chopart


"Famines, peste et guerres de religion à Villefranche en Beaujolais à la fin du XVe siècle", paru aux éditions du Poutan, préface de Jean-Pierre Gutton. Disponible dans les librairies de Villefranche et du Beaujolais et dans certains tabac/presse.

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