Fermer la publicité

Cyclisme/Tour du Beaujolais : la grande fête du cyclisme est de retour

le - - Cyclisme

Cyclisme/Tour du Beaujolais : la grande fête du cyclisme est de retour
Franck CHAPOLARD

Oubliée l'annulation de 2020, la course à étapes qui réunit les meilleurs amateurs de l'Hexagone fait son grand retour samedi 12 et dimanche 13 juin.

Enfin, le revoilà ! Deux ans après l'éclatante victoire de Louis Louvet au sommet du mont Brouilly, le Tour du Beaujolais s'apprête à retrouver sa place au sein du calendrier cycliste rhônalpin. Un vrai soulagement pour des organisateurs qui avaient dû, la mort dans l'âme, se résoudre à baisser pavillon en 2020, Covid oblige.

Alors, pour ce retour, les têtes pensantes de cette 29e édition ont d'abord voulu miser sur du classique. Côté parcours d'abord où les 200 km de tracé prévus il y a un an n'ont pas été retouchés. "On devrait tout de même avoir un beau spectacle", confiait d'ailleurs Daniel Jacob, président de l'association organisatrice.

Pour ce qui est du peloton, là aussi, pas de grands bouleversements. Avec 23 équipes et 138 coureurs engagés, qualité et quantité devraient une nouvelle fois rimer sur les routes du Beaujolais. Et les prétendants à la victoire finale seront nombreux.

La crème des amateurs de l'Hexagone

Pour les trouver, il faudra sûrement chercher dans une des 14 formations de N1 (élite amateur) sur la ligne de départ. A commencer par le Team Pro Immo, adepte des gros résultats depuis deux saisons et qui, même s'il ne devrait pas aligner tous ses meilleurs éléments ce week-end, aura quelques atouts dans sa manche.

Comme un certain Romain Guillot, enfant de la Calade parti exporter ses talents ailleurs et qui tentera surement sa chance lors des deux premières étapes. Autre chasseur de succès à surveiller, Arnaud Pfrimmer, de Bourg, en pleine bourre depuis quelques semaines, en témoigne sa deuxième place sur le championnat Aura dimanche dernier et qui voudra aussi faire parler sa pointe de vitesse.

Pour le général, les coureurs d'AG2R Citroën U23 auront également leur mot à dire. Notamment Paul Lapeira, impressionnant sur la première manche de coupe de France, à Saint-Etienne. L'Occitan Kévin Besson ne devrait, aussi, pas être loin du Graal à en croire ses performances de début de saison.

Jarnet le cannibale

Mais, au moment de lister les prétendants au général, un nom revient sûrement un peu plus que les autres, celui de Maxime Jarnet. Il faut dire que le puncheur du VCVB est plutôt du genre cannibale depuis quelques mois. Toujours placé, souvent vainqueur, il vient d'ajouter à son tableau de chasse le championnat Auvergne–Rhône-Alpes il y a moins d'une semaine. "Un titre très sympa sur mon palmarès, reconnait le loup caladois. Ça me fait aussi super plaisir pour le club."

Le VCVB aura d'autres atouts

Alors, samedi et dimanche, il devrait avoir une sacrée pancarte dans le dos. "C'est vrai que je suis un peu plus surveillé. Je le ressens souvent dans les derniers kilomètres où on me laisse faire plus d'effort. C'est le jeu." Pourtant, malgré sa forme incandescente, Maxime Jarnet ne se voit pas comme un favori du Tour du Beaujolais, une épreuve qu'il avait failli remporter en 2019 (NDLR : défait pour quelques secondes dans l'ascension finale du mont Brouilly). "Sur les deux premières étapes, j'aurai mon mot à dire. Mais la dernière sera surement un peu trop vallonnée pour mon profil de sprinteur-puncheur."

Fausse modestie ? "Non pas du tout. Si j'ai l'occasion de briller, je ne vais pas m'en priver. Mais je suis aussi prêt à faire les efforts pour mes coéquipiers." Ça tombe bien, avec Sten Van Gucht ou Thomas Joly, le VCVB ne manquera pas d'atouts.

Tony Fonteneau

Villefranche – Portes des Pierres dorées, 147 km

Lors des deux dernières éditions, le Tour du Beaujolais s'était joué à quelques secondes. Alors forcément, cette année encore, difficile d'imaginer le peloton laisser un groupe de fuyards prendre le large dès la première étape. Mais le tracé, entre Villefranche et Liergues, pourrait tout de même convenir à quelques puncheurs. Pour ça, ils devront d'abord se défaire des trois difficultés de la journée : la côte de la Croix Mazieu, la côte de Saint-Loup et la côte de Sainte-Paule. L'arrivée sur le circuit final devrait rappeler quelques bons souvenirs aux nostalgiques du Grand prix de Liergues.

Fleurie – Saint-Georges-de-Reneins, 50,2 km

La traditionnelle étape du dimanche matin réservée aux sprinteurs. Encore une fois, les têtes pensantes du Tour du Beaujolais ont misé sur un parcours plat et une arrivée dans le bourg de Saint-Georges-de-Reneins qui devrait, sauf surprise, départager les rois de la dernière ligne droite.

Quincié-en-Beaujolais – Saint-Etiennes-des-Oullières, 100 km

Le Beaujolais reste une terre de relief. Et ceux qui ne le savaient pas encore vont le découvrir lors de cette ultime étape qui sacrera le vainqueur du Tour du Beaujolais millésime 2021. Au programme, les côtes de Chiroubles et du Fût d'Avenas pour bien se faire mal aux pattes et peut être tenter sa chance rapidement, histoire de déjà faire quelques différences. Puis le col de la Croix Marchampt et ses 6 km d'ascension qui pourraient permettre de faire un sacré écrémage. Le peloton entamera ensuite les deux boucles finales avec, au menu notamment, la côte de Saint-Etienne-la-Varenne. Ça promet !




Tony FONTENEAU
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous au Patriote Beaujolais

Le Patriote Beaujolais

  • ›   Pour plus de contenu papier & web
  • ›   l’accès aux annonces légales
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide