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Cyclisme Tour d'Italie : Hubert Dupont avec panache

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Cyclisme Tour d'Italie : Hubert Dupont avec panache
Dans la dernière semaine d'un Giro au rythme effréné, le coureur ansois de l'équipe AG2R a tenté quelques coups pour gommer une première partie de course peu ensoleillée pour sa formation.

Dans trois jours, à Milan, le Giro s'éteindra de nouveau.

Ce sera la fin. A moins d'un cataclysme, Contador sera couronné. A moins d'un chamboulement improbable, Hubert Dupont ne finira pas ce Giro dans le top 20. Dans une équipe AG2R peu épargnée par les coups du sort, le coureur ansois, qui était 55e au général au matin de la 18e?étape cette semaine, n'en a pas moins tiré quelques enseignements. Petit retour en arrière. C'était lundi dernier, jour de repos sur le Giro. Il reste encore une bonne semaine de course. Avant d'aller au massage, comme il le fait depuis le départ du Tour d'Italie, Hubert Dupont envoie quelques nouvelles. La veille, on l'aura vu à son aise, tenter un coup, lors de la 15e étape du Tour d'Italie, disputée entre Marostica et Madonna di Campiglio (164 km). Il l'avait cochée à son agenda avant le départ. Et si c'est Mikel Landa (Astana), qui dans l'ultime kilomètre est sorti vainqueur, Dupont avant lui s'est montré offensif et audacieux, pour n'être repris qu'à 12 km de l'arrivée et finir 25e à 6''17. Un jour d'éclaircie dans ce Giro pour le coureur ansois qui raconte ici ses pérégrinations. Avec lucidité.

L'échappée (presque) belle de la 15e étape

"J'avais envie de me faire plaisir sur cette étape. Si tu n'essaies rien, si tu ne tentes rien, tu ne peux pas savoir. C'est de loin ma plus belle journée sur ce Giro. J'avais besoin de vivre une telle étape pour me faire plaisir, pour me prouver que j'avais le niveau pour être sur ce Tour, me dire que je n'étais pas à côté de mes pompes. L'abandon de Domenico m'a déstabilisé. C'était le fil rouge de mon Giro. En le perdant, c'était une grande partie de mes objectifs qui se sont envolés. Il a fallu se concentrer ensuite sur des étapes qui me correspondaient mieux avec des cols, à l'usure."

On ne choisit pas toujours

"Dans ce Giro, j'ai beaucoup subi les événements, hormis sur cette 15e étape. J'aurais voulu être plus acteur de la course mais on ne choisit pas toujours. J'espérais beaucoup de la 8e?étape (188 km entre Fiuggi et Campitello Matese, victoire de l'Espagnol Intxausti, Dupont terminant 51e de l'étape à 9''53). Ce jour-là, je voulais vraiment bien faire parce que le final avec un col qui m'allait bien (ndrl : arrivée en altitude à Campitello Matese soit 13 km à 6,9?% avec un passage à 12?%) mais j'ai crevé au mauvais moment et je n'ai pas pu participer à l'échappée qui s'est formée. On ne choisit pas toujours… Après l'abandon de Domenico (Pozzovivo), mon rôle a surtout consisté à prendre les échappées sur les étapes qui me correspondaient le plus. J'avais aussi à l'esprit d'aider Carlos (Bétancur) qui était beaucoup mieux pendant la deuxième semaine du Giro, avec les meilleurs. Pour la dernière semaine de course, on aura eu le mardi une étape de très haute montagne assez redoutable (175 km entre Pinzolo et Aprica), sans doute la plus difficile. On aura eu cinq montées dans la journée. Jusqu'à présent le rythme de ce Tour d'Italie est très soutenu et je pense qu'il en sera ainsi jusqu'au bout, j'espère encore attraper quelques bonnes échappées d'ici la fin du Giro."

Contador est au-dessus

"Contador est vraiment très fort. Il n'y a qu'Aru et les Astana qui lui mènent la vie dure. Ils essaient de le déstabiliser sans parvenir à le décrocher. De toute façon, quand on domine les autres sur les contre-la-montre comme le fait Contador, c'est assez révélateur de la forme d'un leader. Sur le papier, Contador est au-dessus. Il est dans les clous de ses très bonnes années quand il remportait les grands tours. Dans ce Giro on sent qu'il a beaucoup de marge. Attention je ne dis pas que c'est facile pour lui, surtout tant que la ligne d'arrivée à Milan, le dernier jour, n'est pas franchie. Lui aussi n'est pas à l'abri d'un jour sans…De notre côté, on se bat pour exister dans ce Giro. Carlos (Betancur) a montré qu'il revenait bien et ça met du baume au cœur à toute l'équipe. On n'a jamais pris le départ des étapes sans objectif, malgré la perte de notre leader Domenico (Pozzovivo). Au contraire, tous les matins, on avait envie de tenter des coups, mais encore une fois on ne décide pas de tout dans une course pareille…"

Ralph Neplaz

Correspondant local de presse




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