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Crise du Covid-19 : le marché de l'immobilier dans l'Ain a tenu le choc

Volume de transactions en baisse mais prix médian du mètre carré à la hausse : la Chambre des notaires de l'Ain dresse un constat tout en nuances sur le marché de l'immobilier dans l'Ain en 2020. Et reste confiante quant aux perspectives pour 2021.
Crise du Covid-19 : le marché de l'immobilier dans l'Ain a tenu le choc

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"Les impacts de la crise sanitaire sur le marché de l'immobilier dans l'Ain et les tendances 2021". Tel était le thème de l'Observatoire de l'immobilier, conférence organisée par la Chambre des notaires de l'Ain, mardi 19 janvier, au café Le Shelter, à Bourg-en-Bresse. Un événement qui se déroulait, en parallèle, sous forme de webinaire, contexte sanitaire oblige.

Des ventes immobilières en baisse…

Et il semblerait que la catastrophe annoncée n'ait pas vraiment eu lieu. Certes, le volume de ventes a reculé de 4 % entre le 1er octobre 2019 et le 30 septembre 2020. "Cette évolution négative est une première depuis juillet 2015", constate Annabel Montagnon, vice-présidente de la Chambre des notaires de l'Ain.

Une baisse observée sur les appartements neufs (- 6,2 %), les maisons anciennes (- 7,2 %) et les terrains (- 0,5 %). Les appartements anciens tirent leur épingle du jeu et enregistrent une hausse de 2,5 %.

… mais des prix à la hausse dans l'ancien

Les prix, quant à eux, sont plutôt à la hausse. "Ils ne s'effondrent pas comme lors de la crise de 2008", constate Laëtitia Jossier. Les appartements anciens enregistrent une belle hausse de leur prix médian au mètre carré (+ 9,5 %) qui s'élève aujourd'hui à 2110 euros. Hors Pays de Gex, ces chiffres tombent à 1630 euros et + 4,2 %.

A l'inverse, pour les appartements neufs, le prix médian du mètre carré augmente faiblement sur l'ensemble du département (+ 0,2 %) mais enregistre une baisse de 4,4 % dans le Pays de Gex où "le prix de l'ancien rattrape celui du neuf, souligne Annabel Montagnon. C'est le signe d'une saturation du marché."

"A Bourg-en-Bresse, un pavillon coûte entre 180 000 et 250 000 euros"

Les maisons anciennes connaissent, au niveau de l'Ain, une hausse de prix de 4,7 %, avec un prix médian à 215 200 euros. Mais le département recouvre de fortes disparités géographiques puisque ce chiffre s'élève à 540 000 euros pour le Pays de Gex, frontalier de la Suisse, contre 172 000 euros pour la Haute Bresse.

"A Bourg-en-Bresse, un pavillon coûte entre 180 000 et 250 000 euros", explique Stéphane Veille. C'est moins cher qu'en périphérie, sur la commune de Viriat par exemple, mais en hausse de 4,3 %. La préfecture est notamment prisée par les seniors, qui préfèrent revenir en ville à partir d'un certain âge. Les plus de 60 ans représentent ainsi 18,8 % des acquéreurs, contre 11,6 % pour l'Ain en général.

Mais la tranche d'âge la plus représentée, parmi les acquéreurs, est celle des 30-39 ans. Les moins de 30 ans, quant à eux, privilégient la dynamique Plaine de l'Ain Côtière. Autre caractéristique intéressante : leur origine géographique. 69 % des acquéreurs sont aindinois.

L'Ain est aussi une terre d'investissement locatif

Il faut dire que le marché de la résidence principale reste prépondérant dans l'Ain. Cependant, il existe de bonnes affaires à réaliser en termes d'investissement locatif.

Pour Caroline Grosjean, présidente de la chambre des notaires de l'Ain, si le Pays de Gex et la Plaine de l'Ain Côtière sont généralement les secteurs les plus prisés, de bonnes affaires peuvent être réalisées dans des secteurs moins cotés comme Oyonnax où, si les loyers sont bas, les prix d'achat le sont encore davantage proportionnellement. En revanche, mieux vaut ne pas espérer engranger une trop forte plus-value à la revente.

© Capture d'écran Google maps Streetview / Le Pays de Gex fait toujours partie des secteurs les plus prisés.

La confiance dans la pierre ne s'effrite pas

Crise ou pas crise, les Aindinois continuent d'afficher leur confiance dans la pierre, moins volatile que d'autres investissements. Ils profitent des taux d'intérêt toujours historiquement bas. Et si les confinements et le développement du télétravail ont donné envie à de nombreux foyers de se mettre au vert, "la part des acheteurs qui souhaitent vendre pour acheter une maison n'a pas augmenté", note Laetitia Jossier.

Même constat pour Catherine Buchot, directrice du pôle Entrepreneur et patrimoine, sur le secteur de Bourg-en-Bresse du Crédit Agricole Centre-Est, qui ne voit pas de recrudescence des prêts relais qui permettraient de concrétiser ce type de projet.

En revanche, l'assouplissement des règles d'octroi de crédits immobiliers (seuil du taux d'endettement maximal relevé à 35 % au lieu de 33 % et durée du crédit pouvant atteindre 27 ans au lieu de 25) "est une bonne nouvelle, notamment pour les primo-accédants", se réjouit-elle.

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