Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

Coupe de France : ce FCVB là est entré dans l'histoire

le - - FCVB

Coupe de France : ce FCVB là est entré dans l'histoire
Franck Chapolard

Pour la toute première fois, les Caladois ont franchi le cap des 16es de finale en disposant des Herbiers (2-0) au terme d'une rencontre maîtrisée.

Mardi 22 janvier, 16e de finale de la Coupe de France. A Villefranche au stade Armand-Chouffet. 2500 spectateurs environ. Le FC Villefranche Beaujolais bat Les Herbiers. Buts pour Villefranche, M'Madi (65e) et Labeau (93e). Carton jaune pour Villefranche, Belkorchia (75e). Arbitre : William Lavis. Composition du FCVB : Philippon, Lacour (c), Belkorchia, Gonzalez, Pagerie, Benedick (Mambu, 72e), M'Madi (N'Diaye, 86e), Sergio, Burel, Toko (Labeau, 78e), Lemb. Entraîneur : Alain Pochat.

Neuf ans que les supporters caladois parlaient de ce fameux 16e de finale perdu face à Saint-Etienne. De cette froide soirée d'hiver qui, malgré la défaite, était entrée dans l'histoire du FCVB. Désormais, les mordus de ballon rond pourront se souvenir de ce mardi 22 janvier 2019 qui, lui aussi, s'est fait une place dans la légende. Ils reparleront, des étoiles plein les yeux, de cette explosion de joie sur le but de Brighton Labeau, point final de cette soirée parfaite qui a offert, pour la toute première fois, un ticket pour les 8es au FCVB en terme d'une rencontre maîtrisée face aux Herbiers.

Pourtant, c'est presque un frisson d'inquiétude qui a parcouru le stade Armand-Chouffet durant les dix premières minutes de la rencontre. Face à des Herbretais finalistes de la dernière édition et bien décidés à s'offrir une nouvelle épopée, les hommes du sorcier basque Alain Pochat semblaient presque intimidés par l'enjeu. Et le frisson aurait pû se transformer en vrai râle de panique lorsque que Charrier faisait trembler la barre d'Antoine Philippon sur une frappe bien sentie des 20 mètres (12e).

Mais il était écrit que cette soirée devait rentrer dans les annales. De mieux en mieux dans leurs crampons au fil de la rencontre, les Caladois reprenaient le contrôle. Et ça se faisait sentir sur les cages du portier vendéen Louchet. Lemb (24e) puis Toko (24e), bien servi par un Benedick intenable, faisaient rugir le peuple de Chouffet. Les Herbiers reculaient et laissaient le contrôle du milieu de terrain au duo Sergio-Burel, toujours aussi précieux.

Au retour des vestiaires, la pression s'accentuait et sur un centre tendu de Lemb, Benedick, vraiment partout, touchait la barre alors que le portier herbretais était battu (48e). Trois minutes plus tard, sur un cafouillage aérien, l'ancien strasbourgeois, encore lui, ratait le cadre. Rageant ! La délivrance allait finalement venir à la 63e lorsque Toko, bien trouvé dans l'axe par le métronome Sergio, fixait la défense et décalait intelligemment M'Madi, véritable électron libre du soir sur le front de l'attaque, qui concluait à ras de terre (1-0).

Ne restait plus qu'à tenir. Face à une formation des Herbiers désordonnée, la baraque caladoise ne flanchait pas. Mieux, c'est même Labeau, rentré en cours de match et subtilement lancé par Sergio, qui profitait des espaces laissés pour faire exploser le stade Armand-Chouffet. 2-0, la qualif' était là au terme d'une rencontre maîtrisée. Historique !

Le joueur du match

Il y a des rencontres où il est difficile de sortir un nom tant la prestation a été insipide. Là, c'est tout le contraire. Derrière, le trident Belkorchia, Lacour et Gonzalez n'a laissé que des miettes aux Vendéens. Au milieu, le duo Burel-Sergio a maîtrisé les débats. Et devant, c'est un quatuor Lemb, Toko, M'Madi, Benedick en LA majeur qui a mis au supplice le VHF. Mais mention spécial à Alain Pochat, le coach caladois qui a permis au club de prendre une autre dimension. Pas de doute, son nom aura une belle place dans les livres d'histoire made in FCVB.

Tony Fonteneau

Les réactions

Alain Pochat (entraîneur du FCVB) : "J'espère que cette qualification emmènera plus de monde au stade. Ce n'était pas évident d'aborder ce premier match de coupe à domicile. Le gros point d'interrogation était de savoir comment les joueurs appréhendaient cette rencontre. Il fallait vivre pleinement ce match, être hermétique aux éléments extérieurs. On a maîtrisé ce match. Je suis très fier de ça. J'ai senti l'équipe consistante de bout en bout, dans le contenu. C'est du travail au quotidien, ça nous permet de vivre un tour de coupe supplémentaire. Si on peut recevoir, c'est encore. Il faut savourer. Ce n'est pas facile d'arriver là. Tous les tours sont difficiles. Tous les clubs de National sont passés à la trappe. C'est ça la coupe."

Antoine Philippon (gardien du FCVB) : "C'est magnifique. On a fait le match qu'il fallait. Dans tout. On a vraiment été solide. On aurait mérité d'être devant à la mi-temps. En seconde période, on se devait d'être plus tranchants devant, dans le dernier geste. On a eu de la maîtrise. C'est historique pour le club. C'est un truc de fou ! On savait qu'ils étaient forts en transition et en contre-attaques. On s'est créé beaucoup d'occasions. On mérite notre qualification. Le premier but d'Ali (M'Madi) nous a libéré et le second de Brighton est magnifique. En 8es, on espère recevoir, ce serait top. J'inviterai mon pote Soner Ertek pour qu'il nous porte bonheur!"

Yann Benedick (milieu offensif) : "Je suis très heureux pour l'équipe. On a bien géré le match. On rentre dans l'histoire du club. Derrière ça, on a envie de savourer en attendant le tirage. Ensuite de continuer l'aventure. Est-ce que ce sera contre un gros ou un moins gros ? Quand on vit de telles soirées, franchement on veut vite connaître la suite."

Rémi Sergio (milieu) : "C'est historique pour le club. Pour revenir sur le match, le score est bien payé pour eux. Si nous avions mis deux ou trois buts de plus, cela n'aurait pas été volé. On a dominé notre sujet. C'est une juste récompense. Maintenant on a envie de tirer un gros pour pouvoir rivaliser. Mais si on tombe sur un petit poucet, ça peut nous permettre de vivre un quart-de-finale de coupe de France, c'est pas donné tous les ans. Personnellement, c'est du 50/50. On attendre ça patiemment".

Quentin Lacour (capitaine et défenseur central) : "C'est une belle fête ce soir. Le public a vraiment joué son rôle. On a senti un vrai engouement. Pour marquer dans les dernières minutes ça nous a aidé. J'espère que ceux qui étaient là ce soir reviendront en championnat pour nous soutenir."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ




Tony FONTENEAU
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Patriote Beaujolais Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer