AccueilACTUALITESCoronavirus : le nombre de patients à la polyclinique d'Arnas est en baisse

Coronavirus : le nombre de patients à la polyclinique d'Arnas est en baisse

Si la polyclinique d'Arnas accueille moins de patients touchés par le Coronavirus, l'établissement va conserver pour de longs mois encore toute l'organisation mise en place pour l'accueil de personnes suspectées ou diagnostiquées Covid-19.
Coronavirus : le nombre de patients à la polyclinique d'Arnas est en baisse

ACTUALITES Publié le ,

Depuis le 16 mars et conformément aux dispositions gouvernementales, toute une organisation a été mise en place pour faire face à la crise (voir notre édition du 9 avril et notre site internet). Les urgences fonctionnent 24 h/24 avec un circuit dédié aux patients suspects de Covid. "Selon les critères de gravité, soit ils sont hospitalisés, soit ils repartent chez eux, souligne Sylvie Filley-Bernard, médecin anesthésiste et présidente de la Commission médicale d'établissement à la polyclinique du Beaujolais. Nous ne ne sommes pas missionnés pour faire de la réanimation dans le cadre de cette pandémie. S'il y a nécessité d'une réanimation, les patients sont dirigés prioritairement vers l'hôpital Nord-ouest ou réorientés par le 15".

"LA SITUATION TEND A SE STABILISER A LA BAISSE"

Depuis le 23 mars, le nombre de passages "Covid-19" est de 131 patients (chiffre au 23 avril) qui ont donné lieu à 37 hospitalisations. Soit un taux de 27,8 % d'hospitalisation dans le service de médecine dédié au Covid-19.

"Nous avons eu des cas graves, aujourd'hui la situation tend à se stabiliser à la baisse, il y a encore du flux, mais il est moins important", nous a confié Sylvie Filley-Bernard. "Nous restons vigilants, prévient Stéphane Chassagne, chirurgien urologue et vice-président de la CME. Le Covid ne va pas disparaître du jour au lendemain".

Pour les deux médecins, le déconfinement à partir du 11 mai, c'est la crainte de la réactivation du virus dans la population.

"GARDER DES MOYENS POUR FAIRE FACE A UNE EVENTUELLE SECONDE VAGUE DE COVID-19"

"L'exercice difficile qui nous ai demandé aujourd'hui est de tendre progressivement vers une reprise d'activité comme avant la crise tout un gardant les moyens pour faire face à une éventuelle seconde vague de Covid-19, indique le médecin anesthésiste. Il s'agit aussi pour nous d'intégrer le fait que tous les patients pris en charge à la polyclinique peuvent être atteints du Covid. Cela induit dans nos protocoles de prises en charge une surveillance plus poussée. Il faudra donc affiner au préalable l'examen médical avec à l'appui un questionnaire, et éventuellement une analyse biologique, un test PCR et demande de scanner thoracique, etc."

Les médecins veulent prendre le maximum de précautions : "Si on opère d'une chirurgie lourde un patient atteint du Covid-19, son état peut s'aggraver, comme la pathologie pour laquelle le patient se fait opérer", précise Stéphane Chassagne.

Il s'agit de bien orienter le patient à l'intérieur de l'établissement pour éviter le risque de contamination, du personnel et des autres patients.

DES RENDEZ-VOUS DE NOUVEAU PROGRAMMES

Parallèlement, les médecins recontactent actuellement leurs patients dont les rendez-vous ont été annulés pendant ces semaines de confinement pour à nouveau reprogrammer un rendez-vous en fonction de l'évaluation médicale.

"Nous avons arrêté toute notre activité de chirurgie programmée et de médecine de consultation non urgente sans perte de chance pour le patient, rappelle Sylvie Filley-Bernard. La liste des patients en attente de soins s'allonge. "Nous pouvons opérer que lorsque le patient est atteint d'une pathologie urgente."

Pour une reprise à la normale (notamment pour la chirurgie programmée) seule l'ARS est habilitée à donner le feu vert.

DES MEDECINS BENEVOLES

Le tour de garde et l'accueil des urgences "Covid" (24 h/24) sont assurés par les chirurgiens toutes spécialités confondues et les médecins de la polyclinique sur la base du bénévolat et du volontariat. Y compris pour le service de médecine où ont été hospitalisés les patients "Covid".

"Tout ce qui a été mis en place pendant cette période a été fait de façon bénévole et volontaire", conclut la présidente de la CME.

Laurence CHOPART

Photo : Sylvie Filley-Bernard et Stéphane Chassagne.

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?