AccueilACTUALITESCogny : une habitante monte un projet de valorisation des déchets au Sénégal

Cogny : une habitante monte un projet de valorisation des déchets au Sénégal

Enfant du pays, Coline Sang a passé une partie de sa jeunesse au Bénin, avant de revenir en Calade puis de repartir vers d'autres horizons. Actuellement au Sénégal, la jeune femme œuvre à la création d'un projet environnemental.
Coline Sang à Mbacke au Sénégal. Pour participer au crowfunding de son projet --> https://urlz.fr/hA3b
Coline Sang - Coline Sang à Mbacke au Sénégal. Pour participer au crowfunding de son projet --> https://urlz.fr/hA3b

ACTUALITES Publié le , Valérie Blet

Coline a tout juste cinq ans, et son grand frère Jules sept, lorsque leurs parents Christine et Serge Sang décident de quitter Cogny pour le Bénin, dans le cadre d’une expatriation professionnelle. Un séjour de quatre ans, complètement dépaysant, à Cotonou.

La jeune femme est aujourd’hui en 3e année de Sciences politiques et passe un semestre en Afrique de l’Ouest au Sénégal, dans le cadre d’une mission de protection de l’environnement avec l’ONG Les villageois de Ndem. En mal de financement, ils ont lancé une collecte de souscription, ouverte jusqu’au 30 avril, pour soutenir un projet éco-solidaire de revalorisation des déchets plastiques, la création d’emplois pour les femmes et lutter contre l’exode rural.

Pour participer au crowfunding du projet --> https://urlz.fr/hA3b

"Le plastique est un vrai fléau ici, il n’y a qu’à voir les décharges en plein air à chaque entrée de village et les déchets qui sont brûlés, explique Coline Sang. Ce projet régule différentes problématiques va plus loin que les initiatives en faveur de l’agro-écologie où la transformation alimentaire, il s’agit de pousser aussi l’artisanat et de créer de l’emploi. Nous recherchons des financements pour acheter deux machines, une presse et un broyeur et payer la formation des femmes d’un GIE(groupement d’intérêt économique NDLR)".

Le projet est mené de front avec l'entreprise belge Plastic Factory, spécialisée dans la revalorisation des plastiques durs. Sa responsable, Mathilde Rulens, viendrait accompagner l'ONG les villageois de Ndem dans la mise en place de l'unité de transformation des plastiques durs, pour les transformer en articles artisanaux et ainsi pouvoir les vendre. Cette collecte vise à offrir de nouvelles opportunités aux femmes de la région, avec des emplois verts.

Sortir de sa zone de confort

De sa première expérience en Afrique, Coline Sang a gardé un souvenir fort : "Quand je pense à ma scolarité à l’école française de Cotonou, j’ai le souvenir joyeux de la vie quotidienne, aller à l’école, m’amuser avec les copains, aller à la plage, faire des excursions pour visiter la brousse… Je me rappelle aussi du retour difficile lié au décalage de ce que j’avais vécu et de ce qu’avaient vécu mes amis qui n’étaient pas partis, durant ces quatre années".

De ce voyage, elle a gardé le goût de l'aventure et l'esprit d'entreprendre "Plus que les voyages, j’aime surtout l’expérience et sortir de ma zone de confort. Partir loin, ce n’est pas toujours agréable tout de suite, mais c’est tellement enrichissant. Plus que le tourisme, ce que je recherche, c’est vivre à l’étranger en y restant quelques mois, pas juste y aller pour voir".

De retour en France après son séjour au Bénin, Coline Sang décide à 15 ans de quitter ses amis et le lycée Claude Bernard pour partir en immersion aux États-Unis. Installée dans une famille de l’Ohio, l’environnement très républicain en pleine campagne présidentielle avant l’élection de Donald Trump, alors, se révèle bien particulier. De retour en France, Coline, désormais bilingue, obtient un bac économique et social et s’oriente vers des études de Sciences politiques à Paris.

Trouver un modèle résilient pour combattre les défis actuels

Sa 3e année d'étude à Sciences Po est dédiée aux échanges mais du fait des conditions sanitaires, elle fait un premier semestre universitaire à Madrid puis décide de monter un projet international au Sénégal avec l'ONG Les villageois de Ndem. Cette dernièreregroupe au Sénégal une vingtaine de villages autour des communes de Ndem d’une part, de Mbacké Kadior d’autre part, représentant 10 000 habitants environ.
"Je connaissais cette ONG, par ma tante, explique la jeune femme. Je souhaitais vraiment m'investir dans un projet autour de l'environnement, et cela me permettait de retourner en Afrique de l’Ouest, par moi-même cette fois. J’avais aussi besoin de m’échapper de la réalité de la France. Je suis à MbackeKadior, le 2e village de l’assoLes villageois de Ndem. Concrètement, je m’occupe de l’administratif, mais également du collectif éco-jeune solidaire, pour sensibiliser la population sur différentes thématiques. J’organise une activité par mois sur les 3 sites, ici, à Ndem et à Dakar (à quatre heures de route) dans le cadre de la demande des financeurs, des bailleurs et des partenaires internationaux. Je suis toujours en quête de trouver ce qui est juste et un modèle résilient pour combattre les défis actuels".
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