AccueilLOISIRSCinémaCinéma : "Grâce à Dieu" de François Ozon à voir aux 400 Coups à Villefranche

Cinéma : "Grâce à Dieu" de François Ozon à voir aux 400 Coups à Villefranche

Le film porte sur une affaire de pédophilie dans l'Eglise lyonnaise.
Cinéma :
Mars films. Allô ciné

LOISIRSCinéma Publié le ,

Quand Melvil Poupaud (acteur dans le film) est venu au théâtre de Villefranche avec Benjamin Biolay pour livrer leur "songbook" le 27 novembre 2018, il nous avait confié qu'il avait joué pour un film François Ozon sans nous faire part du synopsis. Nous n'avions pas insisté. (C'est rare…)

Aujourd'hui on connaît l'histoire et la polémique (voir plus loin) qu'il y a eu autour.

Ce long métrage s'intéresse au silence de l'Eglise face aux agressions sexuelles subies par des enfants, et s'inspire de l'affaire du père Preynat, mis en examen en 2016 et placé sous contrôle judiciaire pour des agressions sexuelles remontant jusqu'en 1986. Plus en détail : Alexandre vit à Lyon avec sa femme et ses enfants. Un jour, il découvre par hasard que le prêtre qui a abusé de lui aux scouts officie toujours auprès d'enfants. Il se lance alors dans un combat, très vite rejoint par François et Emmanuel, également victimes du prêtre, pour "libérer leur parole".

"TOUT CE QUE DISENT LES PERSONNAGES QUI VONT ETRE JUGES EST UN VERBATIM DE LEURS DECLARATIONS DANS LA PRESSE OU DES RAPPORTS DE POLICE"

A la question* : "Cela ne pose-t-il pas un problème juridique de sortir un film sur une affaire non jugée ?", François Ozon a répondu : "Tout ce que disent les personnages qui vont être jugés est un verbatim de leurs déclarations dans la presse ou des rapports de police…et bien sûr , il n'y a rien sur leur vie privée. Pour moi, ce sont d'ailleurs des personnages secondaires. A un moment, je me suis demandé si Preynat ne s'appellerait pas plutôt Freynat, et Barbarin, Baratin. Mais aujourd'hui, alors que tout le monde connaît cette histoire, cela aurait été de l'hypocrisie. Même l'avocat de Preynat a construit sa défense sur le fait que son client a toujours tout avoué et que c'est sa hiérarchie qui est coupable de ne pas avoir réagi. Je trouvais qu'il fallait garder les choses telles quelles."

Laurence CHOPART

*extraits d'un entretien avec François Ozon réalisé par Philippe Trouyer et Yann Tobin pour "Positif"

*Au cinéma Les 400 Coups, espace Barmondière à Villefranche.

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