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Ces Beaujolais qui ont choisi de vivre au bout du monde

Etudiante à Lyon, Gaëlle rencontre Grégory, qui deviendra plus tard son époux.

ACTUALITES Publié le ,

Ce dernier est alors en quête d'un travail de designer produit. Il est contacté par une agence américaine d'identité visuelle qui l'embauche. "Nous sommes partis en 1997 pour la région du Middle West à Cincinnati, dans l'Ohio, commente Gaëlle, c'est l'opportunité de carrière pour Grégory qui nous a incités à partir, je l'ai suivi par amour ! Il y avait aussi l'expérience de partir à l'étranger, découvrir une nouvelle culture, prendre un chemin imprévu." Gaëlle a dû patienter deux ans avant d'avoir l'autorisation de travailler et en a profité pour terminer sa maîtrise d'histoire. "Trouver un emploi a toujours été facile. D'abord vendeuse dans un magasin, je suis devenue bibliothécaire de recherche dans une agence de communication." Les principales difficultés à surmonter au début ont été la barrière de la langue bien entendu, mais aussi l'éloignement de la famille et des amis. "Ce n'est plus possible de rentrer le week-end se faire dorloter chez ses parents, note-t-elle, les fêtes, en particulier celles de Noël, deviennent nostalgiques en l'absence de la famille." Gaëlle et sa petite famille reviennent néanmoins dès que cela leur est possible dans le Beaujolais. "Nous essayons de revenir une fois par an, la famille nous manque et notre fils de 5 ans, Nicola, né aux Etats-Unis, adore venir chez ses grands-parents. C'est primordial à son âge d'établir des relations avec sa famille, mais aussi des racines, son identité française... et beaujolaise ! Il connaît bien la rue Nat'. La cuisine aussi nous manque ; nous ne manquons jamais de retourner au marché couvert, de nous balader dans le Beaujolais. Nous sommes plus sensibles à ses paysages depuis que nous sommes partis. J'aime bien aussi aller en bord de Saône, aux jardins familiaux où mes parents ont une parcelle. Mon meilleur souvenir de notre dernier séjour est d'ailleurs le chemin de graviers vers le camping où mon père a appris à Nicola à faire du vélo." Gaëlle, Grégory et Nicola vivent aujourd'hui au nord de Chicago, près du lac Michigan.

Fabrice Petit
Correspondant local de presse

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