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Carte blanche aux étudiants : avoir 20 ans en 2020

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Carte blanche aux étudiants : avoir 20 ans en 2020

Le Patriote laisse la parole à ceux qui feront le Beaujolais de demain. Cette semaine, Baptiste s'exprime sur le thème : "avoir 20 en 2020".

"Oui, c'est dur d'avoir 20 ans en 2020, notre génération est comme "sacrifiée". Être libre de partir et de voyager aux quatre coins du monde, c'est ce qui me manque le plus.

Je relativise cependant en pensant "et pour ceux qui avaient 20 ans en 1940 ?". Nous sommes "en guerre", mais nous restons passifs. Le couvre-feu et le confinement ont été instaurés pour nous protéger d'un virus, et non d'une guerre civile ou autre.

Pour moi, cette crise aura forcément une répercussion désastreuse sur le marché de l'emploi dans les années futures, surtout pour les jeunes de mon âge. Certains étudiants n'ont pas passé les épreuves de leur diplôme. D'autres jeunes ont passé leurs examens en contrôle continu. Ces diplômes auront-ils la même valeur aux yeux des recruteurs ? Et puis, que va devenir notre économie ? Tout devient vague avec ce virus.

"Plus de temps en famille"

Il est impossible de se projeter, à un âge où tout reste à faire. Au mieux les projets sont reportés, au pire ils sont annulés. J'ai vécu cette année comme une épreuve. En BTS en alternance, on rentre dans le monde du travail avec, en parallèle, les cours à l'école.

Trouver l'équilibre en temps normal est déjà assez compliqué. En ajoutant les cours à distance, le télétravail ou le chômage partiel, c'est un vrai challenge. Par ailleurs, les cours à distance ont fait prendre du retard à de nombreux étudiants et il faut maintenant redoubler d'efforts afin de rester à niveau.

Point positif : le confinement m'a permis de passer du temps avec ma famille, de faire des travaux et des activités chez moi que je n'aurais pas eu le temps de faire en temps normal, dans cette société où tout va si vite.

"En 2020, rester optimiste"

D'un autre côté, cela nous a éloignés de nos grands-parents, de ceux qui sont loin ou qui sont fragiles. Personnellement, j'aime passer du temps avec mes grands-parents.

Le confinement et sa suite m'ont amputé d'une partie du temps précieux qu'il me reste avec eux. Ne pas pouvoir les serrer dans mes bras, c'est très dur pour moi.

Je reste tout de même positif. Tout va s'améliorer petit à petit et nous retrouverons bientôt notre vie d'avant. Ce virus ne sera plus qu'un mauvais souvenir. En 2020, il faut être optimiste !"

Baptiste Radix, 20 ans, étudiant en BTS NRDC (négociation et digitalisation de la relation client) à la business school au campus du Martelet.




Tony FONTENEAU
Journaliste

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