AccueilACTUALITESEconomieCandia va fermer son site d'Arnas en janvier

Candia va fermer son site d'Arnas en janvier

Novembre 2012, la nouvelle fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la région.

ACTUALITESEconomie Publié le ,

Le site de production de Marguerite (ex-coopérative laitière de Villefranche) va être fermé. L'annonce en est faite par la société Candia, qui a racheté l'unité de production beaujolaise seulement deux ans auparavant. Candia est elle-même membre du gigantesque groupe coopératif Sodiaal (4,1?milliards de litres de lait collectés chaque année, 4,4?milliards d'euros de chiffre d'affaires et des marques comme Entremont, Régilait ou Yoplait).
Un an plus tard, si le devenir du site n'a pas changé, on en sait davantage sur le calendrier organisant la cessation d'activité d'un site historique dans la région, créé en 1936. Depuis la semaine dernière, l'atelier de conditionnement de crème fraîche a cessé de fonctionner.
A la fin du mois de novembre, c'est une autre spécialité appréciée des consommateurs qui va disparaître : les fameux fromages en faisselle ne seront plus produits et distribués dans les rayons de la grande distribution. "Les clients sont avertis de la fin prochaine, et la production de fromages en faisselle baisse régulièrement depuis quelques mois", souligne un salarié.

"Les salariés veulent rebondir"

Enfin, sans doute à la mi-janvier, la ligne de production de lait frais microfiltré (un fleuron de l'innovation "made in Arnas") sera à son tour mise à l'arrêt. Ultime étape du démantèlement de l'entreprise. C'est à ce moment-là que les premières lettres de licenciement arriveront dans les boîtes aux lettres. A Villefranche, si la fermeture a été vécue par beaucoup comme un crève-cœur, les salariés n'ont pas attendu ce moment pour tourner la page. "A l'annonce de la nouvelle par Candia, les gens ne se sont pas bercés d'illusions. La plupart ont essayé de rebondir rapidement, ce qui a favorisé la collaboration avec les cabinets qui s'occupent du reclassement du personnel", juge ce même salarié.
Parmi les vingt-cinq employés touchés par cette fermeture, certains ont d'ailleurs déjà trouvé un nouvel emploi, d'autres se trouvent en formation ou à l'essai dans des entreprises locales. Une dizaine de cas personnels seraient en passe d'être résolus. "A quoi tient le fait que le deuil s'est assez vite fait ? Avec le rachat il y a deux ans par un grand groupe comme Candia et les incertitudes liées, c'est un peu comme si la "coopé" avait déjà perdu son identité. Nous n'avons jamais eu l'impression de "rentrer dans la grande famille Candia" comme on nous l'avait promis", analyse-t-il.
La suite n'est qu'une affaire financière à régler. A l'échelle du groupe, les négociations entre les représentants des salariés et la direction du groupe Candia semblent avancer. La prime supra-légale aurait été revue à la hausse, offrant des conditions de départ meilleures qu'il y a quelques mois. Un terrain d'entente serait en voie d'être trouvé. Il sera alors temps de refermer définitivement les portes sur près de quatre-vingts ans d'histoire.

Julien Verchère

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?