AccueilACTUALITESBronchiolite : les urgences pédiatriques de l'hôpital Nord-Ouest saturées

Bronchiolite : les urgences pédiatriques de l'hôpital Nord-Ouest saturées

Comme l'ensemble du pays, le territoire du Beaujolais doit faire face à une épidémie de bronchiolite précoce et plus virulente encore que les années précédentes, plongeant l'Hôpital Nord-Ouest sous tension. Et le pic n'est pas encore atteint…
Les urgences pédiatriques de l'hôpital Nord-Ouest.
© David DUVERNAY - Les urgences pédiatriques de l'hôpital Nord-Ouest.

ACTUALITES Publié le ,

Depuis mardi 29 novembre, le plan blanc (niveau 2) est déclenché à l'Hôpital Nord-Ouest (HNO) de Villefranche. L'établissement de santé fait face depuis plusieurs jours à une activité très élevée dans ses services d'urgences, "La tendance était à l'augmentation pour les activités d'urgences adultes, avec près de 150 passages aux urgences par jour, a expliqué Nelly Déchery, la directrice de la communication de l'hôpital. La reprise de la circulation du virus du Covid y est pour quelque chose. Jeudi 1er décembre, 29 patients étaient hospitalisés pour le Covid, "alors que nous n'en dénombrions plus ces dernières semaines. Trois patients sont notamment en réanimation".

Les urgences pédiatriques sont plus particulièrement impactées. Le nombre d’enfants touchés nécessitant un accueil aux urgences et une hospitalisation est très supérieur à celui des années précédentes. Au sein de l'établissement, on n'hésite pas d'ailleurs à parler de saturation, avec pas moins de 160 admissions par jour.

"En moyenne, à cette période, nous comptons habituellement entre 120 et 130 admissions par jour" selon Marie-Caroline Delafay, la cheffe du service pédiatrie.

Marie-Caroline Delafay, cheffe du service de pédiatrie. © David DUVERNAY

Ces passages aux urgences sont principalement liés à l'épidémie de bronchiolite (70 patients hospitalisés en soin continu en fin de semaine dernière), "c'est du jamais vu depuis dix ans, assure la cheffe du service. Il y a un effet rebond des deux années de confinement. C'est une épidémie d'une grande ampleur au niveau national. Mais nous avons d'autres patients présentant des pathologies graves et qui nécessitent une hospitalisation en soin continu, donc nous dépassons largement nos capacités d'hospitalisation sur nos quatre services de pédiatrie."

Réorganisation et renforts interne

Face à cette situation exceptionnelle car intense et précoce (lire par ailleurs), le service de pédiatrie s'est réorganisé, essentiellement en interne, alors que l'on dénombre pas moins d'une trentaine de praticiens pédiatres, répartie sur cinq unités d'hospitalisations pour les enfants.

"On s'est mobilisé pour redéployer nos activités, notamment pour la prise en charge des enfants présentant une pathologie aiguë. On a aussi opté pour des renforts paramédicaux. L'équipe d'hospitalisation de jour a été redéployée pour la nuit et le week-end. On a fait appel aux jeunes retraités et aux infirmières en formation ou appartenant à d'autres services de médecine et qui ont des compétences en pédiatrie", détaille Marie-Caroline Delafay.

Les services ont également été réaménagés. Des box de consultation ont été transformés en chambres doubles, "l'idée étant de ne pas laisser les enfants dans les couloirs", précisent Marie-Caroline Delafay et Nelly Déchery. L'hôpital a aussi emprunté des berceaux appartenant à des crèches du territoire de l'agglomération de Villefranche, des lits de pédiatrie de l'établissement de Tarare.

"Nous avons pu obtenir des scopes pour la surveillance cardio-respiratoire auprès du CHU de Saint-Étienne qui a changé l'ensemble de son parc. Nous avions la chance d'avoir une belle dotation en matériel respiratoire au sein de notre service de pédiatrie", nuance la cheffe de service.

La situation actuelle au vendredi 2 décembre était donc compliquée et selon les professionnels, elle risque d'empirer ces prochains jours. Les courbes de l'INVS (Institut de veille sanitaire) indiquent le pic de bronchiolite n'était pas encore atteint en ce début de semaine.

"Habituellement, il est atteint vers la semaine 49 voire 50. C'était le cas l'an dernier et les hivers précédents. On espère l'atteindre dans les dix prochains jours. En 2021, concernant la bronchioloite pour les enfants de moins de 2 ans, 5 500 patients au maximum, avaient été recensés nationalement. Actuellement, nous sommes à 9 000 passages en France, et le pic n'est pas atteint. C'est une épidémie annuelle, mais elle est d'une ampleur supérieure".

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