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Bernard Perrut : "Oui, je serai candidat aux municipales"

le - - Politique

Bernard Perrut : "Oui, je serai candidat aux municipales"
(D.R.)

L'annonce n'a rien de surprenant, mais elle était cependant très attendue.

Bernard Perrut sera bien candidat aux élections municipales qui auront lieu les 23 et 30 mars 2014. Le député-maire UMP l'a officialisé ce mardi au Patriote à l'occasion d'un long entretien dans son bureau de l'hôtel de ville.
"J'ai la volonté de conduire la liste de rassemblement de la Droite et du Centre et de toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans l’action et les projets que je porte avec mon équipe", a-t-il déclaré, estimant que "six ans, pour un maire c'est court". Avec cette formule dont chaque mot a été pesé, exit l'hypothèse de voir surgir une liste centriste, un accord ayant visiblement été trouvé. "La composition de la liste, ce n'est pas le sujet du jour. Chacun aura sa place, nous ne sommes pas dans une histoire de partis", coupe Bernard Perrut.
La date de cette annonce de candidature n'est pas le fruit du hasard. Six mois jour pour jour avant le second tour, le député-maire montre sa volonté de ne pas laisser aux autres partis et candidats potentiels l'opportunité d'occuper seuls le terrain.
Bernard Perrut met en avant son bilan pour motiver son choix. "Tous les engagements ont été tenus et même au-delà, sans pour autant augmenter les impôts, dans le cadre d'une gestion rigoureuse, et malgré tout en investissant plus de 60 millions d'euros. Par ailleurs, il reste encore des projets que je souhaite conduire, par exemple à l'hôpital", argumente-t-il. "Et puis je suis attaché à cette ville où je suis né, où j'ai toujours vécu."

"Je ne me dérobe pas"

Sans s'attarder sur la gouvernance de la future communauté d'agglomération, M. Perrut affiche toutefois son intention de peser sur la stratégie à mener. S'il était réélu, il affirme qu'il travaillerait au rapprochement avec le pôle métropolitain lyonnais, duquel la CAVIL est aujourd'hui étrangement absente. "Sans doute n'étions-nous pas assez forts pour y prendre toute notre place. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. J'entends engager des coopérations en matière d'économie, d'innovation et de formation, culture et tourisme, transports. Ce serait l'occasion de donner un rayonnement supplémentaire à la nouvelle agglomération de Villefranche, dans le respect des équilibres entre urbain et rural."
L'image du capitaine de navire expérimenté, seul capable de tenir la barre dans une mer agitée, Bernard Perrut la cultive jusqu'au bout. "Dans cette période difficile, je ne me dérobe pas. Je pense pouvoir continuer à apporter mon expérience", déclare-t-il.
Quitte à passer par dessus bord la question du cumul du mandat, une épine qui ne manquera pas de surgir régulièrement durant la campagne. "Si loi il y a, sera-t-elle en application en 2017?? Je n'en suis pas certain. Je suis aussi attaché au mandat de maire qu'à celui de député. Pour moi, les deux ne font qu'un. Ce texte est une absurdité, qui risque d'empêcher les gens enracinés dans un territoire d'avoir une action", critique M. Perrut, régulièrement classé parmi les deux cents élus nationaux qui cumulent le plus de fonctions. "Et s'il fallait vraiment faire un choix… Un maire n'est pas un homme seul. Une municipalité, c'est une équipe, avec des talents qui émergeront."

Une pique pour Ronzière

Bernard Perrut officiellement candidat, place à la campagne… mais pas tout de suite. "Le temps demeure à l'action. Je ne suis pas dans la gesticulation comme d'autres, à poser des questions devant la porte des écoles. Je connais les préoccupations des Caladois", délivre Bernard Perrut. A peine voilée, la pique s'adresse à Pascal Ronzière, avec lequel le divorce paraît totalement consommé. "Pour qu'il y ait divorce, il faut qu'il y ait eu mariage auparavant", ironise Bernard Perrut. Sur le strict plan électoral, le maire actuel semble davantage craindre le Front national. "Il faut parler aux électeurs de ce parti. De toute façon, quand on se trouve face à dix personnes, si trois votent FN, on ne sait pas lesquelles. Je repars contre le Front national, il n'y a pas d'alliance possible à Villefranche."

Julien Verchère




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