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Belleville : la sécurité, maître mot des travaux sur l’autoroute

Les travaux sur l'échangeur de l'A6, débutés en juin, vont durer jusqu'à la fin août. La CCSB a ouvert les portes du chantier le 25 juin.
Belleville : la sécurité, maître mot des travaux sur l’autoroute
©Viviane Gobert - De telles réfections prennent ordinairement quatre mois. Le traitement d'un seul côté de l’échangeur a été programmé pour une durée d'environ deux mois, de mi-juin à fin août. L’autre côté sera traité l’année suivante.

VAL DE SAONERégion de Belleville Publié le ,

L’autre consigne étant moindre gêne pour les usagers. Même si ces derniers remarquent que c’est toujours lorsqu’ils partent en week-end ou en vacances que les travaux ont lieu, ceux-ci sont pensés pour éviter les heures de circulation maximale, comme la sortie des bureaux en soirée. Une visite du chantier de l’échangeur de l’autoroute A6 à Belleville lundi matin était l’occasion de l’expliquer.

L'accueil était assuré au Citeau, la station d’épuration de Belleville, par Charlotte Ginsburger, responsable du service eau et assainissement à la CCSB, qui permettait à Julien Valla, conducteur de travaux qui gère tous les passages supérieurs sur l’autoroute A6 pour l’entreprise Nouvetra (Serfim) d’en présenter les données essentielles.

L’opportunité d’expliquer que la circulation était gérée pour une meilleure fluidité par des feux intelligents, dotés de caméras. Jacques Poncet, Bellevillois mais aussi président de Nouvetra et directeur de Serfim ouvrages d’art et Sébastien Landry, directeur général de Nouvetra, ajoutaient que les travaux de l’échangeur de Belleville entraient dans le contrat cadre qu’a l’entreprise avec la société gestionnaire APRR depuis 2018.

Ce dernier vise à remettre à niveau les passages supérieurs, aussi bien les petites routes communales que les grosses départementales et les échangeurs. Sur les 20 prévisionnels en très mauvais états entre Villefranche-sur-Saône et Auxerre, 13 à 14 ont déjà été rénovés.

Un chantier étalé sur deux ans

Pour les ouvriers de Nouvetra, il s’agissait de tout refaire à partir de la dalle, dont les enrobés, scier les corniches qui sont des éléments d’embellissement endommagés par la pluie, le gel, et surtout le sel de dégivrage, très dégradant sur ces ouvrages datant des années 60.

Leur changement a nécessité l’emploi d’une nacelle roulante conçue spécialement pour l'occasion. De telles réfections prennent ordinairement quatre mois. Le traitement d'un seul côté de l’échangeur a été programmé pour une durée d'environ deux mois, de mi-juin à fin août. L’autre côté sera traité l’année suivante.

Une fermeture totale de l’échangeur a néanmoins été programmée la nuit du mardi 2 au 3 août, de 21 h à 6 h, pour le changement des appuis néoprène qui rendent l’ouvrage plus flexible. Un travail titanesque qui nécessite de lever entièrement le tablier de 3 mm.

Patrick Lafon, responsable du service ouvrage d’art et ouvrages environnementaux à l’APRR, se montrait très content de parler de ces travaux d’exception qui valorisent leur action pour remettre en état l’ensemble du patrimoine qui leur a été confié jusqu’en 2036, date programmée de fin de la concession.

Cela représente 3 000 ouvrages, soit un ouvrage par kilomètre, répondant en cela à un plan pluriannuel d’investissement et une visite des ouvrages suivi d’un classement de vétusté.

Avec toujours une exigence : minimiser la gêne client mais surtout garantir une sécurité maximale tant pour les usagers que pour le personnel, souvent mis en danger par le passage intensif et hypervéloce des véhicules.

Les normes ont changé et les directives sont maintenant européennes. Ainsi les barrières de sécurité nouvelles de l’échangeur exigent 1500 trous à faire dans le tablier, alors que les consignes demandent moins de fermetures d’autoroute.

Tout ceci est rendu possible par l’accord cadre qui fait intervenir en parallèle des entreprises partenaires. Outre Nouvetra pour le génie civil, la dépose et repose des corniches, la réparation et le coulage béton, Roger Martin assure le rabotage et les enrobés, PCB le levage et le verrinage de l’ouvrage, à partir de calculs et plans fournis par Quadric, du groupe Artelia.

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