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Beaujolais/Rivolet : du Mont Blanc au Yukon, l'incroyable défi de Geoffrey Bessy

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Beaujolais/Rivolet : du Mont Blanc au Yukon, l'incroyable défi de Geoffrey Bessy
Quentin Maheas/La clef production

Originaire de Rivolet, Geoffrey Bessy vient de boucler une performance sportive pas banale : rallier la Méditerranée en partant du Mont Blanc. Et ça n'est qu'un début.

Geoffrey Bessy n'est pas du genre à passer ses journées à buller devant la télé en laissant l'horloge tourner dans l'étroitesse d'un appartement. Lui, ce qui le fait planer, ce sont les grands espaces. "J'adore être dehors, explique le trentenaire, originaire de Rivolet qui a, aujourd'hui, posé ses valises en Haute-Savoie. Les périples à la "Into the wild", ça s'est mon truc."

Photo : Quentin Maheas/La clef production.

Mais, si l'aventure est devenue son quotidien, c'est plutôt dans l'atmosphère très codifiée des courses cyclistes que le jeune Beaujolais a d'abord découvert la pratique sportive. "J'ai roulé jusqu'en élites avec le Vélo club Villefranche Beaujolais et le Team Vulco de Vaulx-en-Velin." Il faut dire que lorsqu'on s'appelle Bessy, tâter de la petite reine sonne presque comme une évidence. "Je suis de la même famille que Cyril et Frédéric (NDLR : deux anciens pros)."

Le Yukon sur 3200km

Sauf qu'après des kilomètres d'asphalte, Geoffrey a eu envie d'autre chose. "A 25 ans, j'ai découvert l'escalade, le ski de fond, le ski de randonnée… Des disciplines qui correspondaient bien à mon caractère. Et qui m'ont donné le goût des défis." Alors, depuis, le Beaujolais arpente les Alpes, en solitaire et en mode… spartiate. "Moins j'ai de matériel et mieux je me sens."

Mais, toujours désireux d'aller plus loin, il a imaginé une aventure hors du commun. "J'ai quitté mon job il y a quelques mois avec pour projet de partir dans le Yukon (NDLR : au nord-ouest du Canada). Mon objectif était de traverser le fleuve, depuis la source jusqu'à l'embouchure, en Alaska."

Photo : Quentin Maheas/La clef production.

Un périple de… 3200 km rien que ça. "Pour ça, j'avais prévu de skier des faces du glacier Llewellyn pendant un mois pour ensuite récupérer mon canoë et pagayer jusqu'en Alaska." Le tout en 120 jours environ, sans aucune aide extérieure et dans des conditions souvent extrêmes. "Ça n'a jamais été fait."

Un peu fou ? Pas pour Geoffrey. "Pour moi, l'idée est venue au fil de temps, en regardant des reportages, des films, en me documentant… Parcourir un endroit aussi sauvage, découvrir des paysages et des animaux qui me sont complètement inconnus, ça faisait sens pour moi."

Du Mont Blanc à la Méditerranée en 19 jours

Mais, le Covid, briseur de rêve, est passé par là. "Je devais me lancer fin avril début mai. Je n'ai pas pu à cause des restrictions." Pas démoralisé pour autant, Geoffrey a alors imaginé un autre défi, "pour passer le temps". Partir du sommet du Mont Blanc et rallier la Méditerranée en ski, hydrospeed et canoë (920 km de long). "L'idée était de calquer mon projet canadien, en France."

Alors, le 1er juin, le Rivolien s'est élancé de la face nord du toit de l'Europe, spatule aux pieds. Mais avant de rejoindre la Grande bleue, il a dû enchaîner avec quatre jours d'hydrospeed au départ de Chamonix, dans les eaux tumultueuses de l'Arve (4 degrés !), jusqu'à Genève. "Ça n'a pas été la partie la plus simple. Comme j'ai tout fait en autonomie, j'avais bricolé une planche pour pouvoir transporter mon matériel."

Au sommet du mont Blanc.

Le périple s'est achevé le 19 juin, sous le soleil de la Méditerranée, à Port-Saint-Louis, après 14 jours à naviguer sur le Rhône sauvage, en canoë. "Ça a été compliqué par moment, indique l'aventurier qui a perdu six kilos en 19 jours. Avoir le vent de face pendant des heures et pagayer pour ne presque pas avancer, c'était parfois démoralisant. Mais j'ai aussi vécu des choses incroyables. Les paysages, les bivouacs à la belle étoile dans des endroits super isolés... Je me sentais presque dans un autre pays."

En canoë sur le Rhône sauvage.

Un film en projet

De retour en Haute-Savoie depuis deux semaines, Geoffrey Bessy a désormais les yeux rivés vers… le Yukon. "Je n'ai pas abandonné mon projet. J'espère partir en 2022." Mais, pour vivre à fond l'aventure, il s'est mis en quête de sponsors. "Mon idée, c'est aussi de réaliser un film pendant mon périple." Une trace palpable qu'il pourra, à son retour, montrer à sa famille, pas toujours d'accord avec ses choix. "Ils ne comprennent pas tous ce projet Yukon. Partir dans des endroits reculés, où il faut parfois attendre 5 heures pour trouver des secours, c'est difficile à accepter pour eux."

Tony Fonteneau

Pour suivre les aventures de Geoffrey Bessy, rendez-vous sur Instagram (@geoffreybessy).




Tony FONTENEAU
Journaliste

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