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Beaujolais vert : il jette des bouteilles de bière sur les gendarmes

L'individu violent a été condamné par le tribunal correctionnel de Villefranche pour une série de faits répréhensibles.
Beaujolais vert : il jette des bouteilles de bière sur les gendarmes
Julien VERCHÈRE / photo d'illustration

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M. B. était jugé vendredi 3 mai pour violences et outrages sur agents des forces de l'ordre. Le 30 avril 2019, le prévenu se trouvait à Tarare quand les gendarmes ont été informés d'une violente altercation entre celui-ci et sa belle-sœur.

Après avoir tenté de calmer le conflit, l'un des gendarmes a aperçu le jeune homme ramasser par terre ce qui s'apparente à "une cigarette de cannabis". Les forces de l'ordre sont alors revenues le voir mais lui a nié. Durant l'audience, M. B. a réaffirmé qu'il ne fume plus de cannabis depuis qu'il a eu un enfant. "Faites des analyses", proteste-t-il à la barre. Pourtant, durant l'intervention, il s'enfuit et sur son passage bouscule violemment une gendarme, la blessant légèrement au niveau des côtes. Au tribunal, il a réfuté la violence de l'acte : "Je ne l'ai pas bousculé, je l'ai écarté pour pouvoir passer".

"ÇA M'A MIS EN PÉTARD..."

Les forces de l'ordre l'ont suivi jusqu'à chez sa compagne. Une fois arrivée à son domicile, la maîtresse des lieux certifie que M. B. n'est pas ici, qu'il est au travail et ne leur ouvre pas la porte. Après avoir eu l'autorisation de rentrer par la force, ils l'annoncent à leurs interlocuteurs mais le prévenu, mécontent de la situation, insulte les gendarmes. Et lorsque la porte est ouverte, il leur jette des bouteilles de bière. "Ça m'a mis en pétard parce que je leur ai dit que j'allais sortir."

Il n'a pas ouvert car sa femme était "en travail" selon ses dires. Enceinte, elle était sur le point d'accoucher et M. B. "ne voulait pas avoir affaire aux gendarmes". Quand les militaires réussissent finalement à rentrer, ils menottent le jeune homme.

Les gendarmes outragées ont demandé chacun 1000 euros pour le préjudice subi. Pour la défense, la somme est démesurée. Elle soutient que son client est sur la voie de la réinsertion, avec un travail, la venue de son deuxième enfant et l'ambition de se marier avec sa compagne.

L'homme a finalement été condamné à quinze jours d'emprisonnement pour ses actes violents : outrages et violences sur des personnes dépositaires de l'autorité publique ainsi que rébellion. Concernant l'usage de substances illicites, la prévention n'a pas été retenue. Les gendarmes recevront eux 100 euros, 150 euros pour celle blessée durant l'intervention.

Inès PALLOT

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