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Beaujolais nouveau : la région en fête !

Un parrain engagé pour les Sarmentelles Périco Légasse, défenseur du bien manger et du bien boire, se dit "fier de venir défendre un produit appartenant à l'Histoire de France". Après Bernard Pivot en 2013, c'est le journaliste et critique gastronomique Périco Légasse qui jouera le rôle de parrain des Sarmentelles.

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Un parrain engagé pour les Sarmentelles

Périco Légasse, défenseur du bien manger et du bien boire, se dit "fier de venir défendre un produit appartenant à l'Histoire de France".
Après Bernard Pivot en 2013, c'est le journaliste et critique gastronomique Périco Légasse qui jouera le rôle de parrain des Sarmentelles. Le 19 novembre prochain, il prendra place à la table d'honneur dressée sous le grand chapiteau. Puis, dans le flot d'un cortège illuminé et joyeux, il ralliera la place centrale de la ville pour le clou de la soirée, cette mise en perce qui fait le bonheur des chaînes de télévision du monde entier. Car si de nombreuses manifestations entourent l'arrivée du beaujolais nouveau, c'est bien à Beaujeu que tout commence pour le vin primeur le plus célèbre de la planète. "Beaujeu, c'est la cérémonie référence. C'est le cœur du Beaujolais, une terre où ont vécu des personnages qui ont marqué l'Histoire de France", rappelle avec enthousiasme Périco Légasse. "Ces Sarmentelles, c'est une fête qu'il faut respecter et je suis très fier d'y aller !"
Rédacteur en chef à la rubrique vin et gastronomie de l'hebdomadaire Marianne, très présent sur les plateaux télés, Périco Légasse est une figure emblématique de la lutte pour la défense des produits, ce patrimoine du bon goût à la française. A de nombreuses reprises, il a défendu publiquement les vins de la région. Il est d'ailleurs l'un des membres du comité de défense du Beaujolais créé en 2009 par Bernard Pivot pour contribuer à redorer l'image du vignoble.

Enjeu patrimonial

"Je défends l'image du beaujolais en général, du beaujolais nouveau bien évidemment. On lui a jeté l'anathème, à Lyon en premier lieu, mais aussi à Paris. On a accusé les vignerons de lui donner des goûts avec des levures aromatiques, parfois avec raison. Par ailleurs, certains ont sans doute un peu trop appuyé sur le succès commercial. Mais il y a aujourd'hui urgence à réhabiliter le beaujolais nouveau", estime Périco Légasse, pour qui c'est un élément rare de la production française qu'il faut sauvegarder. "C'est un rituel un peu sacré, comme une naissance. En Europe, tous les vignobles disposant de cépages adaptés ont historiquement honoré cette tradition du vin nouveau, en Espagne ou en Italie par exemple. Mais le seul "primeur" à avoir dépassé les frontières locales, c'est le beaujolais, qui en a fait un événement mondial", raconte le critique gastronomique, pour qui l'enjeu patrimonial est grand. "Sur le plan œnologique, le vin nouveau constitue un élément très important. C'est formidable et très rare de pouvoir goûter un vin aussi tôt, il y a un côté originel. C'est une photo, une image, un produit brut de décoffrage qui raconte d'autant plus de choses. C'est tout le génie du cépage gamay." Un message que Périco Légasse ne manquera pas de porter haut et fort dans quelques jours à Beaujeu. Un parrain de cœur et de caractère, à l'image du Beaujolais et des Sarmentelles.

Julien Verchère

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