AccueilACTUALITESTerritoiresBeaujolais : le projet TGV abandonné ?

Beaujolais : le projet TGV abandonné ?

D'abord annoncée pour le 24?juin, la présentation du rapport préparé par la commission "Mobilité 21" sera finalement soumise au Premier Ministre mercredi 26 juin.

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Présidée par le député PS Phillippe Duron, cette instance a été chargée de plancher sur le Schéma national des infrastructures de transport (SNIT). Un catalogue issu du Grenelle de l'environnement comportant soixante-dix projets d'infrastructures pour un total de 245 milliards d'euros d'investissements ! Irréaliste en temps de crise et de restrictions budgétaires. Il a donc fallu réaliser un tri drastique et dresser un ordre de priorité.
Si le Beaujolais Val de Saône est très concerné par ce dossier, c'est en raison de la présence dans cette longue liste du projet controversé de nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) Paris–Orléans–Clermont–Lyon. Dans la région, le sujet a mobilisé les défenseurs des paysages et de la qualité de vie, inquiets des conséquences néfastes de ce chantier titanesque. L'option d'un passage par le sud du Beaujolais ne faisant plus de doute, il demeure une incertitude de taille : le projet ira-t-il au bout ?
Malgré le lobbying exacerbé des élus du centre de la France, il semble bien que la réponse à cette question soit "non".

"Pas une priorité"

Si l'officialisation des arbitrages n'interviendra pas avant le milieu de semaine prochaine, le magazine spécialisé "L'Usine nouvelle" a révélé mardi les lignes principales des choix de la commission.
Selon "L'Usine nouvelle", le projet de LGV Paris-Orléans-Clermont-Lyon ne figure pas parmi les priorités. Une réalisation ne pourrait être envisageable avant 2030 au minimum. Autant dire que le doublement de la ligne à grande vitesse entre Paris et Lyon semble enterré.
Du côté des associations de défense locales, on préfère ne pas s'emballer. "Il faut attendre de lire les termes exacts. Et puis c'est le gouvernement qui décide, la commission ne fait que des recommandations", commente avec prudence Marie-France Rochard, porte-parole de la plate-forme des associations beaujolaises. Dans les argumentaires récents développés à l'occasion de la phase de concertation, Mme Rochard a mis en avant aux côtés de la préservation des paysages le non-sens économique supposé du projet. Selon cette résidente du Bois-d'Oingt, l'argument de la saturation prochaine de la ligne TGV actuelle entre Paris et Lyon ne tient pas. Un avis partagé par plusieurs spécialistes des transports.
L'officialisation de cette nouvelle devrait également ravir les élus locaux. Car à quelques mois du lancement de la campagne des municipales, ce sera une question épineuse en moins pour tous ceux qui risquaient de voir leur commune se retrouver sur le futur tracé de la LGV.

Julien Verchère

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